Chapelle Saint-Michel d'Ingouville

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Chapelle Saint-Michel d'Ingouville
Image illustrative de l'article Chapelle Saint-Michel d'Ingouville
Présentation
Culte Catholique romain
Type Chapelle (ancienne église paroissiale)
Rattachement Diocèse du Havre
Début de la construction Fin XVe siècle (vers 1480)
Fin des travaux Début XVIe siècle (vraisemblablement 1516)
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo monument classe.svg Classée MH (1944)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Le Havre
Coordonnées 49° 29′ 57″ N 0° 06′ 29″ E / 49.499073, 0.107921 ()49° 29′ 57″ Nord 0° 06′ 29″ Est / 49.499073, 0.107921 ()  [2]

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La chapelle de Saint-Michel d'Ingouville (ancienne église paroissiale), est un petit édifice de style flamboyant datant du XVe siècle et début XVIe siècle se trouvant sur la côté d'Ingouville, au nord du centre-ville du Havre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le bourg d'Ingouville possède déjà un édifice de culte d'architecture romane[3] (première mention en 1248[4]). Mais cet édifice subit les attaques du temps et vers 1480 le seigneur Jean Mallet de Graville, grâce à ces richesses, fait construire une nouvelle église, cette fois-ci dans le style du gothique flamboyant. Le chantier se termine en 1516, un an avant l'acte de fondation du Havre. L'église devient l'église métropole du Havre jusqu'à la Révolution ; ainsi pendant plus de deux siècles, l'église et la future cathédrale Notre-Dame dépendent de Saint-Michel d'Ingouville[3]. L'église Saint-Michel d'Ingouville est pillée par les protestants le [5]. En 1758, lors du bombardement par les Anglais, un dépôt d'armes menaçait de détruire l'église[5]. En 1790, les révolutionnaires menaçaient de détruire l'église, mais finalement il fut question de vendre le bâtiment[5]. En 1839, un an après que l'église a perdu son titre d'église paroissiale au profit de l'église Saint-Michel (ancienne église des Pénitents)[4], le bâtiment est à nouveau menacé de destruction : le conseil paroissial demande à la mairie l'autorisation de détruire l'église (Saint-Michel d'Ingouville) pour agrandir l'église Saint-Michel ; mais la municipalité refuse[5]. En 1838, lorsque l'église perdit sa paroisse, elle fut renommée et mise sous le vocable de « Notre-Dame de Bonsecours », mais les Havrais appellent toujours cette ex-église « Saint-Michel ». Au cours du XIXe siècle, elle tombe à l'abandon et en 1876 elle est encore sous demande de destruction ; mais l'archevêque de Rouen, le cardinal de Bonnechose sauve l'édifice, et le le cardinal Dubois (archevêque de Rouen) (ré)affecte le bâtiment au culte[5]. Lors du bombardement de par les Britanniques, la partie est de l'église est gravement endommagée[5]. La chapelle est entièrement restaurée et en le député-maire Pierre Courant remet les clés de la chapelle à Monseigneur Martin, archevêque de Rouen.

Extérieur[modifier | modifier le code]

L'église est entourée d'épais murs, en pierre de taille calcaire et décorée avec du silex, selon la tradition cauchoise[3]. Le mur est soutenu par des contreforts. Le mur méridional est percé de cinq baies vitrés avec meneaux flamboyants[3], alors que le mur septentrional n'a pas de fenêtre. La façade occidentale n'a rien de particulier ; la façade occidentale est aussi celle du clocher qui se termine par une flèche de charpente, et cette façade possède aussi deux contreforts qui soutiennent la tour. Sur de vieilles photos, on peut apercevoir que la façade occidentale était percée d'un œil-de-bœuf. L'église possède un chevet plat. Dans le jardin public, devant la chapelle, il y a un buste du père Cochet.

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Intérieur[modifier | modifier le code]

L'église n'est pratiquement composée que d'une nef. La nef est couverte par une voûte en berceau en arc brisé, en bois. Au fond dans l'abside carrée, le mur est percé d'une grande baie flamboyante. Sur le mur nord, un retable classique y est disposé, c'est en fait le retable de de l'ancien maître-autel de l'église, qui était positionné dans l'abside. Devant l'entrée, il y a un pilier qui supporte la tour ; en dessous de la tour, il y a une petite voûte en ogive, avec deux cordes qui actionnent les deux cloches ; en effet, les cloches de la chapelle n'ont pas été mécanisées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no IA00130359 », base Mérimée, ministère français de la Culture, et Le Havre.fr (site de la mairie).
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  3. a, b, c et d Gilbert Décultot, Le Havre, ses églises, 1992, p.111
  4. a et b « Notice no IA00130359 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a, b, c, d, e et f Gilbert Décultot, Le Havre, ses églises, 1992, p.112

Notes[modifier | modifier le code]

Une messe est dite dans la chapelle le dimanche à 10 h 30 conformément au « rite extraordinaire » (messe en latin, en vigueur avant le dernier Concile) par un prêtre de la Fraternité Saint Pierre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article  : source utilisée pour la rédaction de cet article.

  • (fr) Gilbert Décultot, Le Havre, ses églises,‎ 1992, 304 p. (OCLC 27975643) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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