Chapelle Saint-Donat de Montfort

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Chapelle Saint-Donat
de Montfort
Façade sud de la chapelle en 2007.
Façade sud de la chapelle en 2007.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Diocèse de Digne
Début de la construction XIe siècle
Style dominant Art roman provençal
Protection Logo monument historique Classé MH (1959)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Ville Montfort (Alpes-de-Haute-Provence)
Coordonnées 44° 03′ 31″ nord, 5° 56′ 27″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chapelle Saint-Donat de Montfort

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Chapelle Saint-Donat de Montfort

La chapelle Saint-Donat est une chapelle caractéristique du premier art roman provençal, située à Montfort dans le département français des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Localisation[modifier | modifier le code]

La chapelle se situe à environ trois kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest de Monfort sur la route qui monte de la rive droite de la Durance (à hauteur du village des Mées) vers Mallefougasse et la montagne de Lure.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église fait partie de l'ermitage où saint Donat aurait vécu[1],[2] jusqu’à sa mort, en 535. Un pèlerinage naît sur sa tombe[2].

Le prieuré est donné en 1018 par Guillaume II de Provence à l’abbaye Saint-André du Mont-Andaon[2] ; il passe au XIVe siècle dans le temporel de l'abbaye de Ganagobie jusqu'en 1787[3].

Elle faisait partie d’un ensemble de quatre églises et chapelles :

  • une chapelle en bordure de plateau (disparue);
  • une chapelle à flanc de coteau;
  • l’église du couvent des Crottes dite Saint-Donat-le-Haut, comprenant la grotte qui abrita saint Donat, qui était formée de trois nefs égales[4] ; cette grotte ou aven contient encore quelques traces d’une autre construction[5];
  • plus bas, l’église majeure, dite Saint-Donat-le-Majeur, qui est la seule qui subsiste.

Une récente datation situe la construction de Saint-Donat-le-Majeur entre les années 1030 et les années 1060[6].

Utilisée comme habitation puis comme bergerie[7], l'église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 février 1959[8] et a été restaurée à partir des années 1970[9].

Architecture[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Donat, dans un excellent état de conservation, est à la fois une des églises les plus anciennes du département des Alpes-de-Haute-Provence et l’une des plus belles dans sa rusticité et sa simplicité[10].

Architecture extérieure[modifier | modifier le code]

Saint-Donat-le-Bas est construite sur un plan basilical, avec une nef haute et des collatéraux. Le clocher-mur implanté sur le transept[11].

La chapelle est édifiée en moellon, l'utilisation de la pierre de taille se limitant à l'encadrement des baies et aux chaînages d'angle. Elle constitue un exemple de construction du premier art roman méridional[1].

Elle possède un chevet constitué d'une abside et de deux absidioles semi-circulaires percées chacune d'une étroite fenêtre. L'abside centrale prend appui sur un mur pignon surmonté d'un clocheton à baie campanaire unique. Les absidioles prennent appui sur les murs du transept.

Comme il est de coutume dans l’art roman alpin, le mur nord n’est percé d’aucune baie ; le mur sud, lui, en compte cinq.

La façade occidentale est percée de deux fenêtres géminées logées sous un arc de décharge

La maçonnerie est percée de nombreux trous de boulin (trous destinés à ancrer les échafaudages) tant au niveau du chevet et du transept que des façades méridionale et occidentale.

L'église vue de la vallée
Le chevet
Chapelle Saint-Donat de Montfort - La toiture
La toiture


Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

L’église, qui fait 22,85 m de long, comporte un véritable transept et des collatéraux, éléments assez rares en Haute-Provence[7].

La nef qui mesure 9,2 m de large et 10,2 m de hauteur sous voûte, est bordée de bas-côtés étroits (1,4 et 1,6 m de large) voûtés en quart de cercle, ce qui permet d’absorber une partie de la poussée de la voûte de la nef.

Le transept n’est pas perpendiculaire à la nef[12] et son sol est en pente du nord vers le sud.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • L'Abbé Andrieu, Note sur l'Ancien Monastère de Saint-Donnat, Bulletin de la Société Scientifique et Littéraire des Basses-Alpes, tome 1, 1880-1883, pp 450-454

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guy Barruol et Jean-Maurice Rouquette, Promenades en Provence romane, Zodiaque, 2002, p.102
  2. a b et c Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », (ISBN 978-2-7449-0817-0), p. 149
  3. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 291.
  4. Raymond Collier, op. cit., p 50
  5. Raymond Collier, op. cit., p 407-408
  6. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 21
  7. a et b Raymond Collier, op. cit., p 48
  8. Notice no PA00080434, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Raymond Collier, op. cit., p 46
  10. Raymond Collier, op. cit., p 48 et 49
  11. Irène Magnaudeix et alii, Pays de Haute-Provence : de Lure au Luberon. Manosque, pays de Forcalquier, de la montagne de Lure au Luberon, guide de découverte par les chemins, ADRI/Les Alpes de Lumière, 1999, (ISBN 2-906924-25-3), (ISBN 2-906162-47-7), p. 162
  12. Parc naturel du Luberon, op. cit. p 20

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine architectural de Haute-Provence : 10 années de sauvegarde des monuments dans les Alpes-de-Haute-Provence (1970-1980), vol. 72, Forcalquier, Alpes-de-Lumières, , 104 p. (ISSN 0182-4643), p. 42-45.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]