Chapelle Foujita

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Chapelle Foujita
Chapelle Foujita Reims 2015 intérieur.jpg

Intérieur de la « chapelle Foujita ».

Présentation
Type
Style
Architecte
Construction
1965-1966
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Rue du Champ-de-MarsVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Coordonnées
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En 1964, le peintre Léonard Foujita, converti au catholicisme, décide avec René Lalou (son parrain, qui dirigeait la maison de vin de Champagne Mumm) de construire une chapelle à Reims. C'est la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, surnommée « chapelle Foujita ».

Historique[modifier | modifier le code]

Le rêve de Foujita est de construire un ensemble religieux autonome qui permet d'englober toutes les expressions artistiques occidentales traditionnelles.

René Lalou, président des champagnes Mumm, et parrain du baptême du peintre a appuyé le projet. Maurice Clauzier, rémois, a été choisi comme architecte pour coopérer avec Foujita. Les deux artistes communiquent par échanges épistolaires. Le peintre souhaite que la chapelle soit de style roman car c'est le style architectural le plus pur et le plus simple. Le titre « Notre Dame de la paix » fait référence à l'encyclique Pacem in Terris rédigée par le pape Jean XXIII. Publiée en 1963 en pleine guerre froide, cette célèbre encyclique, adressée à tous et non pas seulement aux catholiques est rédigée comme un message de paix.

De son vrai nom chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, la chapelle, de style néo-roman est située à proximité du centre historique de Reims dans la rue du Champ de Mars. Sa construction, sous la direction de l'architecte Maurice Clauzier, commence en 1965 et se termine en mai 1966, elle se fait sur un terrain offert par le Champagne G.H. Mumm.

De nombreux artistes se sont intéressés à l'art sacré au début du XXe siècle.

À la fin des années 1930, le père Couturier (1897-1954), père dominicain, ancien élève de Maurice Denis, a participé aux ateliers d'art sacré. Il avait noué des liens d'amitié avec plusieurs artistes célèbres et a contribué au renouveau de l'art religieux en France. Sous son impulsion, des artistes renommés (Pierre Bonnard, Fernand Léger, Henri Matisse, Georges Rouault, Marc Chagall et Germaine Richier) ont participé au chantier de l'Église Notre Dame de toutes les grâces à Assy en Haute-Savoie. Henri Matisse, après la seconde guerre mondiale, avait décoré la chapelle des dominicains à Vence. Le Corbusier avait réalisé la chapelle Notre Dame du Haut à Ronchamp en Haute-Saône de 1951 à 1954. Jean Cocteau avait réalisé la décoration de la chapelle Saint Pierre de Villefranche-sur-Mer en 1950.

Descriptif de la chapelle[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'édifice est largement recouvert par des fresques peintes par Léonard Foujita et représentant différents passages de l'Histoire sainte, dont la plupart reprennent des scènes de la vie du Christ. La peinture à fresque implique l'absence de reprise ou la moindre hésitation. Chaque composition commencée doit se terminer dans la journée.Il met au point lui-même les pigments. Foujita a été marqué par les œuvres de Diego Rivera, créateur du muralisme mexicain, qui a vécu à Paris entre 1909 et 1921. Il l'avait rencontré dans la capitale parisienne par l'intermédiaire de leur ami commun Modigliani. Diego Rivera a réalisé le portrait de Foujita avec Kawashima Rüchiro en 1914. Le peintre japonais l'avait revu lors de son séjour au Mexique.

Les vitraux ont également été peints par Foujita et réalisés par le maître-verrier Charles Marq. Les motifs reprennent des scènes de la vie en Champagne et des vues de la campagne.

En août 1966, Foujita a terminé ses travaux. Il a 80 ans quand il réalise ce chantier[1].

La chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Elle est bénie le 1er octobre 1966 puis solennellement remise à la ville de Reims le 18 octobre suivant[3]. En 1999, elle a reçu 5 199 visiteurs[réf. nécessaire]. Depuis le 3 octobre 2003, elle abrite les cendres de Foujita ainsi que la tombe de sa dernière épouse, Marie-Ange, décédée en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Foujita : Le maître du trait - Anne Le diberder (Auteur), Ikuo Kikuchi (Auteur), Hiromi Hanzawa (Auteur), Michel Berson (Préface) - Éditeur : Philippe Picquier (30 octobre 2008) - (ISBN 978-2809700602)
  2. « Notice no PA00078928 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. sur le site de la ville

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]