Chapelier Fou (musicien)

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Chapelier fou
Description de cette image, également commentée ci-après
Chapelier Fou aux Trinitaires en 2009.
Informations générales
Nom de naissance Louis Warynski
Naissance (36 ans)
Genre musical Musique électronique
Labels Ici, d'ailleurs...
Site officiel chapelierfou.com

Louis Warynski, dit Chapelier fou, né à Metz le , est un artiste de musique électronique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Warynski naît en janvier 1984[1]. Il entre au conservatoire de Metz à 6 ans. Multi-instrumentiste, il pratique le violon et d'autres instruments dont le clavecin[2],[3]. Après son baccalauréat, Warynski étudie la musicologie et obtient une maîtrise universitaire[4]. Il découvre l'informatique, sample des phrases du Chapelier fou sur des disques d'Alice au pays des merveilles, et adopte ensuite ce nom de scène[1].

En 2008, Chapelier fou joue au Printemps de Bourges dans le cadre des « découvertes électro »[5]. En 2009, le label indépendant nancéien Ici, d'ailleurs... édite son premier EP six titres, Darling, Darling, Darling. Sa prestation aux Eurockéennes de Belfort permet au musicien de recevoir le prix Fabrice Ragris, récompensant les jeunes talents[6]. En novembre paraît Scandale !, un second EP composé de sept titres. En 2010, Warynski est à l'affiche des Francofolies de la Rochelle et se produit notamment au Canada et au Sziget Festival de Budapest[7]. Ici, d'ailleurs... édite son premier album, intitulé 613[8].

En 2011, Chapelier fou réalise une série de performances au Centre Pompidou-Metz et se produit au studio du musée[9],[10]. Al Abama, un nouvel EP cinq titres, est édité en juillet[11]. En 2012, il participe au festival de musique Celtic Connections (en), qui se tient à Glasgow. Il se produit également en Australie et en Nouvelle-Zélande dans le cadre du festival WOMAD[1],[12]. Son 2e album, Invisible, est sorti en mars 2012. Le musicien se produit dans plusieurs pays d'Europe, puis à Paris dans le cadre du festival Nuit blanche, avant de repartir en tournée en Australie[12].

Style musical[modifier | modifier le code]

Les compositions de Chapelier fou sont le plus souvent instrumentales. Il mêle des instruments acoustiques, comme la guitare et le violon, avec des instruments électroniques, synthétiseurs et sampler[11]. Il a débuté en échantillonnant des morceaux de musique classique et de musiques du monde et s'est ensuite intéressé aux instruments acoustiques afin d'obtenir des performances plus spontanées[13].

Lors des concerts, Chapelier fou échantillonne les sons en direct[12],[14],[15]. Il s'est souvent produit dans des installations militaires désaffectées des environs de Metz. Il est devenu l'un des musiciens français jouant le plus à l'étranger[12].

Depuis 2014, il se produit principalement en groupe, accompagné de Maxime François (alto, synthétiseurs), Maxime Tisserand (clarinettes, machines) et parfois Camille Momper (violoncelle).

Discographie[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Scandale ! (Ici, d'ailleurs...)
  • 2011 : Al Abama (Ici, d'ailleurs...)
  • 2014 : Protest (Ici, d'ailleurs...)
  • 2015 : Fuses (Ici, d'ailleurs...)

Albums[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Thomas Baumgartner, « L'Atelier du son : Chapelier Fou et Jeff Perkins », France Culture,
  2. « Chapelier Fou : Musicien classique et électro français », Evene
  3. Benjamin Chapon, « Chapelier Fou, ce génie en a sous son grand chapeau », 20 minutes,
  4. V.H., « Affiche printanière », l'Humanité,
  5. Bertrand Dicale, « Printemps de Bourges (V) : Chapelier Fou, une brocante électro », Lefigaro.fr,
  6. Gilles Médioni, « Chapelier fou : Darling, Darling, Darling », L'Express,
  7. Valérie Lehoux, « Cascadeur vs Chapelier Fou, le son ou l'image ? », Télérama,
  8. Marie Plantin, « Qui se cache derrière le Chapelier fou et le nombre 613 ? », Première,
  9. [vidéo] « Ambiance électro au Centre Pompidou-Metz avec Chapelier Fou », France Télévisions,
  10. [abonnement requis] « Chapelier fou : iconoclaste au pays des merveilles », Le Républicain lorrain,
  11. a et b Francis Dordor, « Chapelier Fou, vraiment fou », Les Inrockuptibles,
  12. a b c et d François-Xavier Gomez, « Chapelier Fou, échos en boucles », Libération,
  13. Eric Baillon, « Chapelier Fou : alchimiste hors pair », L'Aisne nouvelle,
  14. Nicolas Dambre, « Les bidouillages de Chapelier Fou », Radio France internationale,
  15. Jean-Michel Léglise, « Un Chapelier pas si fou, fou, fou ! », La Plume Culturelle,

Lien externe[modifier | modifier le code]