Chantillac

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Chantillac
Chantillac
La mairie de Chantillac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté de communes des 4B Sud-Charente
Maire
Mandat
Jean-Marie Veyssiere
2020-2026
Code postal 16360
Code commune 16079
Démographie
Gentilé Chantillacais
Population
municipale
342 hab. (2018 en augmentation de 13,62 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 24″ nord, 0° 15′ 16″ ouest
Altitude Min. 65 m
Max. 151 m
Superficie 18,05 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Charente-Sud
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chantillac
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Chantillac

Chantillac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chantillacais et les Chantillacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chantillac est une commune du Sud Charente, limitrophe avec la Charente-Maritime, située à 18 km au sud-ouest de Barbezieux.

Située à l'extrémité sud du canton de Baignes, elle est à 7 km au sud de son chef-lieu. Elle est à 3 km au nord-ouest de Chevanceaux et 48 km d'Angoulême. Elle est aussi à 8 km de Montlieu-la-Garde, 12 km de Montendre, 13 km de Montguyon, 17 km de Brossac, 20 km de Jonzac, 24 km de Chalais, 42 km de Cognac et 59 km de Bordeaux[2].

La route principale est la route nationale 10 entre Bordeaux et Angoulême, qui limite la commune à l'est et passe à 2 km du bourg. la D 142, route de Chevanceaux à Jonzac, et la D 133 en direction de Bors traversent la commune d'est en ouest[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Composé de plusieurs hameaux (chez Marthe, chez Chagnaud, le Busquin, les Petits Prés), le bourg de Chantillac se groupe autour de la mairie et de l'ancienne gare. L'église, à 300 m au nord-est, est située chez Charpentier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La vallée du Lariat vue du carrefour des D 142 et D 14.

Une grande partie ouest de la commune est située dans le Campanien, calcaire crayeux du Crétacé supérieur qui occupe le sud des Charentes. La partie orientale est occupée par un terrain composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets datant du Tertiaire. Ces sols sont souvent boisés en pins maritimes et constituent la lisière de la Double saintongeaise[4],[5],[6].

Le relief de la commune est plus prononcé sur la moitié orientale, boisée, que sur la moitié occidentale, qui consiste en une plaine ouverte (la champagne, appelée aussi localement Champagne des Bourrelles[7]). Le point culminant est à une altitude de 151 m, situé à l'est de la commune, sur la route de Bors. Le point le plus bas est à 65 m, situé sur la limite occidentale au pont de Mérignac. Le bourg, construit sur les hauteurs, s'échelonne entre 100 et 145 m d'altitude, au château d'eau[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le bassin versant de la Charente. La ligne de partage des eaux avec celui de la Dordogne est sur la limite orientale de la commune, qui est aussi la route nationale 10.

La Pimparade[3] (ou Pimpérade[7]) qui naît en limite avec Chevanceaux traverse le sud de la commune d'est en ouest. C'est un affluent de la Seugne qui passe à Jonzac et un sous-affluent de la Charente.

Le ruisseau d'Ariac naît dans la commune et en fait la limite nord (ainsi que du département). Plus en aval, il s'appelle le Lariat et se jette dans le Pharaon (ou Pharon) qui descend de Baignes et qui se jette dans la Seugne.

On trouve aussi quelques petits étangs, dont ceux de Meslard, dans la partie communale de la forêt de la Double[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chantillac est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36,1 %), terres arables (33 %), forêts (18,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,7 %), cultures permanentes (2,3 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté par les formes anciennes Cantiliaco avant 1075, Chantillac en 1098-1109, Cantilac en 1109-1121, Chantiliaco en 1083-1098[14].

L'origine du nom d'Ansac remonterait à un personnage gallo-romain Cantilius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Cantilius »[15],[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Robert Gaucher, fils de Ramnulf l'Écolier de Montchaude et Foucher, son frère, donnent à l'abbé Itier, prieur de Baignes, un alleu situé au lieu appelé la chapelle de Saint-Sulpice près de l'église Saint-Jean de Chantillac[17].

La présence d'un puits dans l'église et d'une source donne à penser qu'elle aurait été édifiée sur un lieu de culte païen. On s'y rendait en pélerinage le 29 août, jour anniversaire de la Décollation de saint Jean-Baptiste et fête patronale de la commune[7].

C'est une vicairie perpétuelle donnée entre 1085 et 1098 par Raoul, évêque de Saintes à l'abbaye de Baignes. L'église devint commune à la paroisse et au prieuré qui fut fondé peu après, quand disparut le prieuré Saint-Sulpice[18].

Avant la Révolution, la paroisse de Chantillac comprenait deux fiefs seigneuriaux : la Guérinière et la seigneurie de Saint-Simon. La Guérinière, au sud du bourg, s'appelait aussi la Mothe de Chantillac, et avait été démembrée en 1585 de la baronnie de Chaux (dont il relevait pour l'hommage et la justice, ce qui causa de nombreux différends et procès). Le petit fief de Saint-Simon était situé autour de la Barde, juste à côté. Il appartint successivement aux familles de Nourigier, Dexmier et de Massougnes[7].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la voie ferrée de Châteauneuf à Montguyon a desservi la commune qui y possédait une gare, et assurait ainsi les liaisons vers Barbezieux, Angoulême et Bordeaux.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jacques Praud    
2008 En cours Jean-Luc Marraud SE Exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2018, la commune comptait 342 habitants[Note 2], en augmentation de 13,62 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
801764661721812803789810775
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
761717668667640610580548539
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
613559518508517507436439434
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
451410332319277279296330342
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Chantillac en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
1,4 
12,3 
75 à 89 ans
22,0 
18,8 
60 à 74 ans
17,0 
29,0 
45 à 59 ans
24,1 
14,5 
30 à 44 ans
18,4 
15,2 
15 à 29 ans
6,4 
10,1 
0 à 14 ans
10,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

La gare

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[25].

Industrie[modifier | modifier le code]

Il existe une scierie et une entreprise de transport.

Une usine de fabrication de matériaux de construction, produits réfractaires et chamotte est située à l'ancienne gare et le site industriel était desservi par un embranchement ferroviaire. Le four industriel vertical a été construit en 1930. L'argile contient 60 à 70 % d'alumine et après 24 heures de cuisson se trouve transformée en chamotte[26].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste a été construite au XIIe siècle puis reprise au XIVe siècle. Une porte murée porte le date de 1684 puis elle a été restaurée en 1838, 1881 et de 1886 à 1888. Elle possède un puits à l'entrée du bras gauche du transept[18].

La croix monumentale

La croix monumentale date du XIVe ou XVe siècle. Elle est en pierre de taille et les sculptures représentent sainte Catherine et saint Jean-Baptiste. Elle était située dans l'ancien cimetière. Elle est classée monument historique depuis 1990[27],[28].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Il reste trois moulins[29].

Le manoir du XVIIIe siècle situé à la Guérinière aurait déjà existé en 1585[30].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Voie verte[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable

L'ancienne voie ferrée de Châteauneuf à Montguyon a été aménagée en voie verte en 2004. Elle passe par Barbezieux, Baignes, Chevanceaux et dans la forêt de la Double, et s'arrête à Clérac, peu après Montguyon, où le rail reprend jusqu'à Saint-Mariens. Au nord de Barbezieux, elle a été prolongée jusqu'à Saint-Médard qui en marque l'extrémité goudronnée en 2015[3]. La liaison jusqu'à Châteauneuf est à l'étude[31],[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper, distances comptées depuis les mairies
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le )
  7. a b c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 114-115
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 106,164,520
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 143.
  16. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  17. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 67
  18. a et b « Église paroissiale », notice no IA00041213, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Evolution et structure de la population à Chantillac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le )
  25. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le )
  26. « Usine de matériaux », notice no IA00066154, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Croix monumentale », notice no PA00104281, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Croix monumentale (notice) », notice no IA00041214, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Moulins », notice no IA00041212, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « La Guérinière », notice no IA00041216, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. AF3V, « Voie verte de la Galope Chopine », (consulté le )
  32. AF3V, « Voie verte de Haute-Saintonge », (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]