Chantenay-Saint-Imbert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Nièvre
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Nièvre.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Chantenay-Saint-Imbert
La gare de Chantenay-Saint-Imbert.
La gare de Chantenay-Saint-Imbert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Saint-Pierre-le-Moûtier
Intercommunalité Communauté de communes du Nivernais bourbonnais
Maire
Mandat
Alix Meunier
2014-2020
Code postal 58240
Code commune 58057
Démographie
Population
municipale
1 232 hab. (2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 01″ Nord, 3° 11′ 05″ Est
Altitude Min. 182 m – Max. 262 m
Superficie 41,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chantenay-Saint-Imbert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chantenay-Saint-Imbert
Liens
Site web www.mairie-chantenay-saint-imbert.fr

Chantenay-Saint-Imbert est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Pierre-le-Moûtier Azy-le-Vif Rose des vents
Livry N Toury-sur-Jour
O    Chantenay-Saint-Imbert    E
S
Saint-Léopardin-d'Augy

(Allier)

Aubigny (Allier) Tresnay

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village a été un important site romain si l'on en juge par les vestiges nombreux qui ont été exhumés lors de travaux divers : pour enterrer les lignes téléphoniques, comme pour creuser des fondations de maisons. De nombreux débris de poteries, des sarcophages ont été trouvés, qui montrent que Chantenay a été constamment habitée.

Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de La Ferté-Langeron ; cette dernière, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), a porté provisoirement le nom abrégé de La Ferté[1].

En 1888, Chantenay, qui portait le même nom que le village proche de Nantes (ce dernier ayant été depuis rattaché à cette ville) est devenu Chantenay-Saint-Imbert. Saint-Imbert est un écart situé sur la route nationale 7, à un kilomètre du bourg de Chantenay, situé lui-même sur la petite hauteur.

Il est à noter également que Chantenay-Saint-Imbert passera par un développement industriel des environ de 1900 à 1964 par l'intermédiaire des frères Moreau constructeurs fabricants de cycles (Esper, Dixi, Morvan, Niverne, Outremer et safer) et fabricants d'accessoires divers et variés pour cycles et vélocipèdes (cadres, freins...) exportant leur production jusqu'aux États-Unis. Porteuse d’emplois, la marque a finalement décliné avec la démocratisation de l’automobile. Ce nom là, c’était celui d’un “maître” dans le monde du deux roues. Lorsqu’on disait “Moreau”, c’était un gage de qualité. De professionnalisme. Sa publicité vantait l’étendue de son savoirfaire dans l’univers du vélo : pièces détachées, cadres simples et version grand luxe. À Chantenay-Saint-Imbert, Moreau, c’était aussi une manne sociale. Une belle source d’emplois assurant du travail jusqu’à 10 % de la population de la commune, dans un bâtiment de 3.200 m² installé à l’entrée du village, sur la route de Dornes.

Fils de sabotier. Qu’est-ce qui a poussé Antoine Moreau, fils d’un modeste artisan sabotier, à se lancer dans la fabrication de bicyclettes ? Lui qui n’avait aucune prédisposition pour le bricolage ni pour la mécanique, selon ses propres confidences dans les colonnes du Journal du Centre , en mars 1953. Faut-il chercher dans son enfance ? Peut-être. Car il avait 9 ans, lorsque son père, après avoir reçu le catalogue d’une maison de cycle de Paris, acheta un vélo. À l’époque, dans une famille, c’était un événement marquant.

Antoine Moreau l’ingénieux. Les machines outils ? En grande majorité, elles sont nées du génie d’Antoine Moreau. Par exemple, le bec de chalumeau à moyenne pression pour la soudure. Ou encore un ancien outil de forgeron reconverti pour le cintrage du tube des guidons. Et même, à partir d’un châssis de vieille machine à coudre, un étonnant banc de montage des roues de vélos.

Avant de quitter l’usine pour passer au magasin de vente, la conception d’une bicylette Moreau exigeait plus de 2.400 opérations effectuées sur quarantesix postes de travail.

Couleurs, émaux et vernis. La renommée internationale des cycles Moreau tient aussi au large éventail des gammes de couleurs éclatantes et d’émaux d’une solidité à toute épreuve (pas moins de 2 couches d'apprêt spéciale). Cette phase de fabrication, Antoine Moreau la contrôle personnellement. Avant d’arriver à cette perfection, elle exige sept étapes délicates. Et au bout de ce processus, dans les années 50, Moreau y ajoute un vernis transparent, conçu aux ÉtatsUnis, destiné à protéger émaux et couleurs.

Pas prophète en son pays. Avant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise Moreau a une belle renommée. Elle travaille pour 1.600 marques dont les écussons sont dessinés sur les cadres des bicyclettes. Mais dans la Nièvre, peu de ventes. Sans doute en raison du prix un peu plus élevé que ceux des autres marques. Les principaux clients se situent dans le sud et dans le nord de la France. Clap de fin. La belle aventure des cycles Moreau a pris du plomb dans l’aile avec la démocratisation de la voiture. Sur cette page économique et sociale du Sud-Nivernais, les dernières lignes s’écrivaient...

Jean-François Perret in l'echo

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean Aubois PS Retraité
mars 2014 en cours Alix Meunier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 232 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 238 1 201 1 176 1 246 1 423 1 439 1 375 1 507 1 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 710 1 790 1 961 2 093 2 054 2 035 2 100 1 982 1 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 974 1 992 1 801 1 583 1 479 1 485 1 510 1 464 1 354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 306 1 239 1 247 1 106 1 201 1 190 1 267 1 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village est composé de nombreux hameaux, qui avaient chacun café, épicerie, voire garage automobile et célébraient leur Fête de Village. La Saint-Leu, au mois de septembre, est la fête au bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

*Antoine Moreau , fabrication de cycles et construction d'accessoires pour cycles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Ferté-Langeron », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 4 août 2012)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :