Chantenay-Saint-Imbert

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Chantenay-Saint-Imbert
Chantenay-Saint-Imbert
L'église de Chantenay-Saint-Imbert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Intercommunalité Communauté de communes du Nivernais bourbonnais
Maire
Mandat
Joël Dubois
2020-2026
Code postal 58240
Code commune 58057
Démographie
Gentilé Chantenois, Chantenoise
Population
municipale
1 152 hab. (2019 en diminution de 6,49 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 01″ nord, 3° 11′ 05″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 262 m
Superficie 41,69 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Moulins
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Pierre-le-Moûtier
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chantenay-Saint-Imbert
Liens
Site web www.mairie-chantenay-saint-imbert.fr

Chantenay-Saint-Imbert est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chantenay-Saint-Imbert est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Moulins, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69 %), zones agricoles hétérogènes (13,6 %), terres arables (8,3 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (1,3 %), eaux continentales[Note 3] (1,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village a été un important site romain si l'on en juge par les vestiges nombreux qui ont été exhumés lors de travaux divers : pour enterrer les lignes téléphoniques, comme pour creuser des fondations de maisons. De nombreux débris de poteries, des sarcophages ont été trouvés, qui montrent que Chantenay a été constamment habité.

Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de La Ferté-Langeron ; cette dernière, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), a porté provisoirement le nom abrégé de « La Ferté »[8].

Au Moyen Age, c'était La Ferté-Chauderon (ou La Ferté-Chaudron), 1re baronnie du Nivernais, qui comptait aussi Langeron[9]. La famille seigneuriale Chauderon (ou de La Ferté-Chaud(e)ron), dont les chefs se nomment souvent Arnoul du XIe au XIIIe siècle, s'est fondue dans la Maison de Châtel-Perron (Guillaume de Châtelperron épouse vers 1269 Isabelle Chauderon (~1255-1301), fille d'Arnoul V Chauderon (1230-1278) et d'Isabeau de Roanne[10],[11]) ; puis dans celle des Dauphins (d'Auvergne) de Jaligny (leur fille Isabelle de Châtelperron marie Robert Ier Dauphin de Jaligny en 1329 ; extinction de cette branche à la mort de leur petit-fils Guichard II Dauphin à Azincourt en 1415).

La Ferté-Chaudron passe ensuite aux Mello de (Château-Chinon)-St-Parize[12] (Jean/Jehan de Mello, fl. dans la 2e moitié du XIVe siècle et † ap. 1406, était le fils de Renaud II et d'une Châtelperron, dame de St-Parize, fille d'Arnoul/Arnaud de Châtel-Perron), puis est acquise par les Cochet de/du Mont(s) (Mont-en-Bazois ?), qui cèdent vers 1440 aux Andrault de Langeron, ces derniers restant jusqu'à la Révolution les maîtres de la baronnie de La Ferté, incluse dans leur comté de Langeron que Louis XIV érigea en 1656.

En 1888, Chantenay, qui portait le même nom qu'un village proche de Nantes (ce dernier ayant été depuis rattaché à cette ville) est devenu Chantenay-Saint-Imbert. Saint-Imbert est un écart situé sur la route nationale 7, à un kilomètre du bourg de Chantenay, situé lui-même sur la petite hauteur.

Chantenay-Saint-Imbert connaîtra un développement industriel du début des années 1900 à 1964 par l'intermédiaire des frères Moreau, fabricants de cycles (Esper, Dixi, Morvan, Niverne, Outremer et safer) et producteurs d'accessoires divers et variés pour cycles et vélocipèdes (cadres, freins...) exportant leur production jusqu'aux États-Unis[13]. Avant la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise Moreau est renommée et travaillera pour 1 600 marques. Porteuse d'emplois (jusqu’à 10 % de la population de la commune y travaillera), la marque déclinera avec la démocratisation de l'automobile[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean Aubois PS Retraité
mars 2014 2020 Alix Meunier   Agriculteur
mai 2020 En cours Joël Dubois SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2019, la commune comptait 1 152 habitants[Note 4], en diminution de 6,49 % par rapport à 2013 (Nièvre : −5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2381 2011 1761 2461 4231 4391 3751 5071 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7101 7901 9612 0932 0542 0352 1001 9821 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9741 9921 8011 5831 4791 4851 5101 4641 354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 3061 2391 2471 1061 2011 1901 2511 2671 232
2018 2019 - - - - - - -
1 1491 152-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17]. |recens-p.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • L'église Saint-Martin ; malgré l’absence d’archive, on date la construction de l’église aux environs du XIe siècle. C’est une église romane à nef unique caractéristique de l’époque. En 2003, elle est classée site clunisien.
  • Le château de La Ferté-Chauderon[18]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Le village est composé de nombreux hameaux, qui avaient chacun café, épicerie, voire garage automobile et célébraient leur Fête de village. La Saint-Leu, au mois de septembre, est la fête au bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Moulins », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : La Ferté-Langeron », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  9. « Château de La Ferté-Langeron », sur Châteaux de France.
  10. « Arnoul V Chauderon », sur Geneanet, arbre de Jacques Chanis.
  11. « Arnoul V de La Ferté-Chauderon », sur Geneanet, arbre de Marie-Eve et Emmanuelle Dhuicque.
  12. « Seigneurs de Mello, p. 6-7 », sur Racines & Histoire.
  13. a et b Les vélos Moreau, renommée rayonnante de Chantenay-Saint-Imbert - Jean-François Perret, Le Journal du Centre, 17 janvier 2016
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. « La Ferté-Chauderon, Extrait de Dictionnaire des Châteaux de France, Bourgogne et Nivernais, p. 88, par Françoise Vignier », sur Cadole : Châteaux de Bourgogne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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