Chantal Deltenre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Chantal Deltenre
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
AthVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Chantal Deltenre, née le 4 juin 1956, est une ethnologue et écrivaine belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Ath dans le Hainaut, Chantal Deltenre étudie le journalisme et l'éducation permanente à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) à Tournai. Critique de théâtre et chargée de mission au Ministère de la Communauté française de Belgique, elle publie en 1978 un premier essai sur le théâtre ouvrier : Le théâtre Action en Belgique (Cahiers JEB). Elle travaille ensuite aux Éditions Dupuis puis pour les premières télévisions européennes par satellite, Sky Channel et MTV. A la fin des années 1980, elle quitte Bruxelles pour Paris où elle s'inscrit à la faculté d'ethnologie de l'université Paris 7 puis à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Sous la direction successive des ethnologues Pascal Dibie et Gérard Althabe, elle réalise ses premières enquêtes de terrain en Roumanie, dans le village de Snagov où elle rencontre les démolis, victimes du Plan de systématisation du territoire, obligés de quitter et souvent détruire leur maison pour être relogés dans des immeubles à appartements.

Au début des années 1990, elle co-écrit la série des Carnets de route de Tintin avec son mari, le poète Daniel De Bruycker, ainsi que Martine Noblet et Maximilien Dauber. A la suite de plusieurs séjours en Egypte, elle publie avec Max Dauber, le Voyage en Égypte (Editions Barthélémy), chroniques du petit village égyptien de Gurna en face de Louxor.

En 1995, elle rencontre l'écrivain et psychanalyste Henry Bauchau, dont elle devient la patiente, puis l'assistante. Elle aide l'écrivain pour l'édition de ses journaux chez Actes Sud ainsi que pour la préparation d'un récit autour de Blanche Reverchon Jouve, épouse de Pierre Jean Jouve, analyste de Bauchau dans les années 1950. Les textes seront publiés par une autre assistante de l'auteur dans un livre intitulé Pierre et Blanche, paru chez Actes Sud en 2012.

En 1999, elle fonde, avec Frédéric de Goldschmidt, l'association "Ethnologues en herbe" destinée à introduire l'enseignement des sciences sociales, en particulier de l'ethnologie, à l'école (www.ethnoclic.net) et reste aujourd'hui encore engagée dans ce combat. Elle participe également à la préparation et à l'écriture de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à l'UNESCO en 2004 et 2005 et travaille comme expert de l'Organisation Internationale de la Francophonie dans le domaine numérique. Elle lance le projet Patrimoines en mouvement destiné à rassembler des musées de société de plusieurs pays francophones et favoriser l'accès à leurs collections et à leurs usages pédagogiques.

En 2003, elle publie aux Éditions Maelström à Bruxelles son premier roman La plus que mère qui obtient le prix Jean Muno et le prix des bibliothèques du Hainaut. En 2005, La Cérémonie des poupées, est nominé au prix Rossel des Jeunes. En 2010, La Maison de l'âme, où elle raconte son enquête ethnographique en Roumanie, reçoit le prix Victor-Rossel des jeunes et le prix des Lycéens de la Communauté française de Belgique. En 2016, elle publie la Forêt-mémoire autour des héritages culturels et familiaux. Parallèlement aux romans, elle publie chez Nevicata à Bruxelles, des livres de voyages : Miscellanées de l'Inde en 2016, Miscellanées du Voyage (avec Daniel De Bruycker en 2014), Miscellanées du Japon (avec Maximilien Dauber en 2012). Sur son blog, écrire en marchant, elle publie textes courts et photos sur sa pratique de l'écriture au fil de la marche.

Chantal Deltenre anime aussi des résidences d'écriture et d'ethnologie pour des villes (Le Trait en 2016, à la demande du Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande) ou pour des musées (Musée Albert Khan) et elle réalise des enquêtes ethnographiques (Centre pénitentiaire de Nouméa en 2015, collecte de témoignages d'immigrés dans les Hauts-de-Seine entre les années 1950 et 1970 pour les Archives nationales, etc.).

Elle est mère de deux enfants, Hélène et Léa-Lydie De Bruycker.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La forêt-mémoire, roman, Éditions Maelström, Bruxelles, mai 2016
  • La Maison de l’âme, roman, Éditions Maelström, Bruxelles, juin 2010, prix Rossel des Jeunes, décembre 2010
  • La Cérémonie des poupées, roman, Éditions Maelström, Bruxelles, 2005, nomination prix Rossel des Jeunes.
  • La Plus que mère, roman, Éditions Maelström, Bruxelles, 2003, prix Jean-Muno et prix des bibliothèques du Hainaut

Albums pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Les Carnets de route de Tintin, Éditions Casterman, 1991 (en collaboration avec Martine Noblet, Max Dauber et Daniel De Bruycker)

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Les 100 mots du Trait, abécédaire de la ville réalisé avec les habitants" (résidence d'écriture et d'ethnologie)
  • Miscellanées, l'Inde, Nevicata, 2016
  • Miscellanées, Voyage, Nevicata 2014
  • Miscellanées, Japon, Nevicata 2012, Livre de Poche, 2013
  • L’Atelier d’ethnographie, livret de l’association Ethnologues en herbe pour l’éducation à la diversité culturelle, 2009
  • Journal de guerre de Sevdie Ahmeti, résistante Kosovar, Éditions du CCFD, 2002 (traduction de l’anglais, préface Bernard Kouchner)
  • Voyage en Égypte, Éditions Barthélémy, Avignon, 1993 (avec le photographe Max Dauber)
  • Les Industries culturelles, Pointillés- Cahiers du CRISP, Bruxelles, 1982
  • Le Théâtre-Action en Belgique, Cahiers JEB, Bruxelles, 1978

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]