Chantal Arens

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Chantal Arens
Image dans Infobox.
Chantal Arens à la Cour de cassation en 2019.
Fonctions
Première présidente de la Cour de cassation
depuis le
Première présidente de la cour d'appel de Paris
-
Présidente du tribunal de grande instance de Paris
-
Présidente
Tribunal judiciaire de Nanterre
-
Présidente
Tribunal de grande instance d'Evreux (d)
-
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Chantal Marie Anne ArensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions
signature de Chantal Arens
signature

Chantal Arens, née le à Laxou (Meurthe-et-Moselle), est une magistrate française, première présidente de la Cour de cassation depuis le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Chantal Arens est titulaire d'un diplôme d'études approfondies en droit public (option droit communautaire) et du certificat d'aptitude à la profession d'avocat[2]. Elle est issue de l'École nationale de la magistrature (ENM).

Carrière[modifier | modifier le code]

À sa sortie de l'ENM en 1979, Chantal Arens est nommée juge d'instance à Saint-Avold et Metz jusqu'en 1984[2]. Entre 1984 et 1989, elle est vice-présidente des tribunaux de grande instance de Thionville, Chartres puis Versailles[2]. Chantal Arens est ensuite détachée en qualité de chef du bureau du droit communautaire au ministère des Postes et des Télécommunications jusqu'en 1993. Seule exception à son parcours de magistrate du siège, elle prend la tête de la section de la délinquance astucieuse au sein du pôle financier du parquet de Paris en 1993[3], avant d'être nommée inspectrice des services judiciaires en 1999.

Par la suite, Chantal Arens est successivement présidente des tribunaux de grande instance d'Évreux, de 2002 à 2007, puis de Nanterre, de 2008 à 2010[2]. Elle est ensuite nommée présidente du tribunal de grande instance de Paris le [4], en remplacement de Jacques Degrandi, avant d'être finalement nommée première présidente de la cour d'appel de Paris le [3],[5]. Ces deux derniers postes correspondent aux deux plus importantes juridictions du pays[4],[6].

En , le Conseil supérieur de la magistrature la choisit pour succéder à Bertrand Louvel en tant que présidente de la Cour de cassation. Elle est la deuxième femme à exercer cette fonction, après Simone Rozès. Le décret de nomination est signé le 22 juillet[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Chantal Arens, Muriel Chagny et Jean-Louis Fourgoux, Le droit français de la concurrence, trente ans après : L'ordonnance du 1er décembre 1986 : rétrospectives et perspectives, Issy-les-Moulineaux, LGDJ, , 317 p. (ISBN 978-2-275-05753-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret du 22 juillet 2019 portant nomination de la première présidente de la Cour de cassation - Mme ARENS (Chantal)
  2. a b c et d «Chantal Arens Premier président de la cour d'appel de Paris», Service de documentation, des études et du rapport (SDER) de la Cour de cassation, 2016, [lire en ligne] [PDF]
  3. a et b Julie Brafman, « Chantal Arens, une magistrate réformiste à la tête de la Cour de cassation », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. a et b Jean-Baptiste Jacquin, « Chantal Arens, une femme première magistrate de France », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. AFP, « La présidente du TGI de Paris retenue pour présider la cour d'appel de Paris », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  6. Paule Gonzalès, « Chantal Arens devient la première magistrate de France », Le Figaro,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]