Chansonnier cordiforme

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Chansonnier cordiforme
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Le frontispice, représente la Fortune sur sa roue, au-dessus de laquelle est la planète Vénus et un cupidon qui décoche une flèche venant transpercer le sein d’une dame, coiffée d'un hennin noir à long voile blanc, vêtue d'une robe noire, qui laisse passer une longue jupe rouge brochée d'or. Chansonnier cordiforme (Paris, BnF, Ms. Rothschild 2973)
Artiste
Peintre savoyard anonymes du XVe siècle
Date
vers 1470–1475
Technique
Enluminure sur parchemin
Dimensions (H × L)
22 × 16 cm
Format
72 folios reliés
Localisation

Le Chansonnier cordiforme ou Chansonnier de Jean de Montchenu (Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms. Rothschild 2973) est un manuscrit exécuté dans les années 1470–1475 pour un prêtre, Jean de Montchenu (nommé archevêque d'Agen en 1477).

Il contient 43 chansons amoureuses, dont 14 unica, issues des répertoires français et italien, de compositeurs célèbres, notamment Guillaume Dufay, Gilles Binchois, Johannes Ockeghem, Antoine Busnois et des pièces anonymes en lien avec la cour bourguignonne. Richement orné par des peintres de la cour de Savoie, il s'agit de l'un des plus beaux chansonniers de l'époque, unique par sa forme de cœur en position fermée et de deux cœurs accolés en position ouverte.

Description[modifier | modifier le code]

En bas de page de frontispice sont placées les armes de Jean de Montchenu : Aux 1er et 4e de gueules, à la bande d'argent, chargée d'une aigle impériale ; aux 2e et 3e d'or à trois pals d'azur. L'écu est de forme italienne et timbré d'un chapeau ecclésiastique, appartenant à un élégant protonotaire.

Écrit sur un parchemin très mince, ce volume relié contient 72 folios de format 22 par 16 cm. Les pages sont blanches à partir de la page 64vo . Il est l'un des plus beaux chansonniers de son temps[1] et se distingue par sa forme de cœur en position fermée (pièce unique semble-t-il[2]), alors qu'il prend la forme de deux cœurs accolés en position ouverte, magnifique symbole de l'amour chanté à chaque page[3]. Ne figurent que trois autres cas : un livre d'heures à l'usage d'Amiens (BnF latin 10536), du XVe siècle, ainsi que deux recueils poétiques italiens du siècle suivant (conservés à Pesaro, Biblioteca Oliveriana, ms. 1144 et ms. 1145)[4],[5] un des rares consacrés au répertoire de la Lira da braccio.

Un chroniqueur décrit Jean de Montchenu comme « un individu particulièrement perfide, d'honteuse conduite, impudique, haïssable, dissolu et plein de tous les vices »[6]. Il a été excommunié en 1496, un an avant sa mort[3]. Sur la page de frontispice apparaissent ses armes. L’aspect et la couleur du chapeau est celui, non d’un évêque, mais d’un protonotaire. Ce détail permet de situer l’exécution du manuscrit entre 1460, date de l'entrée en fonction de protonotaire, et 1477, date de sa nomination en tant qu'archevêque d'Agen[2]. En outre, le répertoire musical et la comparaison avec d’autres chansonniers contemporains, permettent d’affiner cette datation proche de l'année 1475[4].

O Rosa Bella de John Bedyngham, voix de dessus. Chansonnier cordiforme (Paris, BnF, Ms. Rothschild 2973 f°8v).

Le volume contient 43 pièces notées à trois parties – à l'exception du numéro 5, présenté à deux voix. C'est un échantillonnage équilibré et représentatif de la production musicale de l’époque. En outre, la présence de chansons parodiques, un genre très en vogue dans les années 1460–1470, font de ce chansonnier un recueil unique[4]. Parmi les 13 chansons italiennes et 30 chansons françaises se trouvent différentes formes. La partie italienne peut être scindée en deux groupes : les numéros 2, 8, 9, 10a/b, 11, 13, rattachés à un style typiquement italien, toutes anonymes et les autres, plus proches du caractère français[3]. Pour la partie française : 22 rondeaux, 5 bergerettes, 2 textes libres et une ballade anonyme. À elles seules, les 30 œuvres de la partie française constituent une anthologie quasi-parfaite de la lyrique franco-bourguignonne[3], avec les plus grands compositeurs de la génération antérieure tels Binchois, Dufay († 1474), l'anglais Bedyngham et la nouvelle génération montante, avec Ockeghem, Busnois, Morton, Frye, Vincenet, Regis, Barbingant, Caron et le plus jeune, Hayne van Ghizeghem.

Les incorrections du texte italien laissent à penser que la transcription des paroles et de la musique est l'œuvre d'un artiste flamand ou français, attaché à quelque cour d'Italie. L'ordre d'apparition en premier permet de penser que les chansons italiennes ont été recueillies par Jean de Montchenu au cours de son temps à la cour papale vers 1460[2].

Le volume est, selon les spécialistes, une réalisation des peintres savoyards, décorateurs d'autres manuscrits de la cour de Savoie[3].

Après avoir été la possession de Montchenu, le précieux manuscrit suit un parcours qui commence avec un ex-libris de Giuseppe Orazio Pucci, chevalier de Malte (1782–1838), en passant par l'ancienne collection Chédeau, notaire de Saumur (Cat. 1865, no 587), un autre collectionneur, le baron Jérôme Pichon (1812–1896, Cat. de la vente de 1869, no 636 ; et de 1897, no 900) et enfin, le legs du baron Henri de Rothschild (1872–1947) à la Bibliothèque nationale en 1949.

Les principales sources de concordances sont le Codex Squarcialupi[7] et le Codex Chantilly[8], ainsi que les manuscrits Panciatichiano 26 de Florence[9] et Additional 29987 de la British Library à Londres[10].

Contenu[modifier | modifier le code]

Il existe six unica dans la partie italienne et huit dans la partie française.

Détail du Chansonnier cordiforme
no  fo  Œuvre Forme Compositeur Commentaire
Chansons italiennes
1 1ro  Hora gridar 'oimè’
2 1vo  Ben lo sa Dio Se sum verginea pura ballata Avec « Per la mya cara » (no 9), cette pièce est typique du style des improvisations de monodies accompagnées italiennes du XVe siècle, qui prépare la future frottola.
3 2vo -3 Dona gentile he belle come l'oro, Che supra le altri porti corona rondeau Guillaume Dufay Guillaume Dufay est présent à deux reprises à la cour de Savoie : vers 1430 et 1450. Ce rondeau, techniquement sophistiqué, est considéré comme l'un des derniers du musicien et probablement daté de vers 1450[2].
4 3vo -4 Zentil madona de non me babandonare, O preciosa gemma, o flor de margarita John Bedyngham La chanson apparaît par ailleurs en contrafactum, avec un texte français (« Fortuna helas ») et le texte anglais suivant : « Fortune alas, what have I gylt »[3] pour toucher le public dans sa langue.
5 5vo -6 Chiara fontana de' belli costumi Dentro la quale se vede ogni vertù 2 voix, la seule du recueil qui paraphrase son début avec le célèbre rondeau anonyme, « J'ay prins amours a ma devise pour conquerir joyeuseté »[3],[11].
6 6vo -8 O pelegrina luce Le poème est attribué au vénitien Leonardo Giustiniani et avec une autre version au no 12. La musique est une paraphrase de la mélodie suivante, O rosa bella[12].
7 8vo -10 O Rosa Bella, o dolce anima mea, Non me lassar morir ballata John Bedyngham Il s'agit de l'une des chansons du XVe siècle parmi les plus copiées (par exemple, trois fois en intabulation dans le Buxheimer Orgelbuch, nos 33, 103 et 104) et soulève de nombreux problèmes historiques. La mélodie, considérée longtemps comme étant de John Dunstable, est aujourd'hui attribuée à John Bedyngham[3],[13], auteur du numéro 4, Zentil madona. Le poème est probablement de Leonardo Giustiniani (comme le précédent numéro) et mis en musique auparavant par Johannes Ciconia († 1412). Selon MB 54, cette ballata est datée d'environ 1420.
8 10vo -11 La gratia de voe, donzela honesta, Gentil, guarida Mi face membrare de chela Le copiste a pris le texte en castillan pour de l'italien[2].
9 11vo -12 Per la mya cara, o dolce amore, Tu sey pyù bella dona a ce che dir non say cf. no 2.
10a 12vo -13 Mort et mercy gentile A quela altera ch'el tempo passa Bien que divisée en deux (cf. 10b), il s'agit d'une paraphrase d'une chanson du musicien espagnol Johannes Cornago, « Morte, Merce, gentile aquila altera »[3].
11 13vo -14 Finir voglo la vita mia Con pianti he dolori, Da poi ch'el mio segnore m'a tradita
10b 14vo -15 Amor con l'arco tesso del core Me assera che rumpere non se po
12 15vo -17 O pelegrina, o luce, O chiara stella Le poème est attribué à Leonardo Giustiniani (cf. numéro 6).
13 17vo -18 O meschin' enamorati, Io me meto ja con uni
Chansons françaises
14 19vo -20 Comme ung homme desconforté Qui de long temps a transporté rondeau
15 20vo -21 S'il vous plaist que vostre je soye, Pensez que bien vous ameray rondeau Johannes Regis
16 21vo -23 L'aultre jour par ung matin, Esbatre m'en aloye ballade D'un style populaire dans le genre ancien de pastourelle, dans la dernière strophe, la pièce fait explicitement référence à Robin d'Adam de la Halle et « au pays de Savoie ».
17 23vo -24 J'ay pris amours a ma devise Pour conquerir joyeuseté rondeau
18 24vo -25 L'autredantan l'autrier passa Et en passant me tresperça rondeau Johannes Ockeghem
19 25vo -26 De tous bien plaine est ma maistresse ; Chascun luy doibt tribu de honneur rondeau Hayne van Ghizeghem Avec une trentaine de sources, c'est l'œuvre la plus copiée de sa génération. En outre Fallows[2] recense 54 pièces ultérieures fondées sur le matériel de Hayne.
20 26vo -28 J'ay moins de biens que s'il n'en estoit point ; Ainsi le veult ma dame et ma maistresse bergerette Antoine Busnois
21 28vo -29 Vostre bruit et vostre grant fame Me fait vous amer plus que fame rondeau Guillaume Dufay
22 29vo -30 Cent mille escus quant je vouldroye Et paradis quant je morroye rondeau Firminus Caron Attribué à Busnois dans deux sources, il apparaît deux autres fois avec celle de Caron[2], compositeur également de messes, aujourd'hui encore d'identification incertaine. Eustorg de Beaulieu (Chrestienne Resjouissance 1546) a transformé cette chanson en cantique spirituel : « Cent mille escus en la corroye »[4].
23 30vo -31 Le souvenir de vous me tue, Mon seul bien, quant je vous voy rondeau Robert Morton
24 31vo -32 L'omme banny de sa plaisance, Vuyde de joye et de leesse rondeau Barbingant
25 32vo -33 N'aray je jamais mieulx que j'ay ? Suis je la on je demor ay ? rondeau Robert Morton
26 33vo -34 Le serviteur hault guerdonné, Assouvy et bien fortuné rondeau Guillaume Dufay
27 34vo -36 Fortune par ta cruauté, Pour deul ou pour adversité rondeau Vincenet
28 36vo -38 Est il mercy de quoy l'on peust finer ? Est il pitié qu'on peust en vous trouver rondeau Antoine Busnois
29 38vo -40 Comme femme desconfortée Sur toutes aultres esgaree rondeau Gilles Binchois unicum en raison d'un contraténor différent de toutes les autres sources. Il s'agit d'une paraphrase de « Comme ung homme desconforté »[3] (no 14). la musique se retrouve dans un manuscrit à la BnF, franç. 1597, art. 30, et figure, avec une mélodie d'Agricola, dans des recueils datés de 1503 et de 1536. Le premier vers est cité dans la Balade faicte de plusieurs chansons (Jardin de plaisance, éd. Olivier Arnoullet, fol. lv c).
30 40vo -42 Tout a par moy, affin qu'on ne me voye, Si desplaisant que plus je ne porroye rondeau Walter Frye Figure en intabulation dans le Buxheimer Orgelbuch, no 252.
31 42vo -44 Ma bouche rit et ma pensee pleure ; Mon œul s'esjoye et mon cueur mauldit l'eure bergerette Johannes Ockeghem Paraphrasé sur la chanson « Ma bouche plaint ».
32 44vo -46 Mon seul plaisir, ma doulce joye rondeau John Bedyngham Texte de Charles d'Orléans. La musique est peut-être écrite à l'origine sur un autre texte anglais[14].
33 46vo -48 Ma bouche plaint les pleurs de ma pensee Et la douleur que Amours m'a pourchassee
34 48vo -49 Vray Dieu d'amours qui vrais amans resjoye Je vous requier qu'il me soit pardonné rondeau
35 49vo -50 Helas ! Je n'ay pas osé dire A Dieu ainsi que je debvoye
36 50vo -52 Or ay je perdu mes amours ; Or ay je perdu tonte joye rondeau
37 52vo -54 A Dieu vous dis, l'espoir de ma jonesse ; A Dieu, a Dieu, le tresor de liesse rondeau
38 54vo -56 Terriblement suis fortunee bergerette
39 56vo -57 De mon povoir vous veil complaire, Aussi vous desclarer mon deul rondeau
40 57vo -59 Helas ! n'aray je jamais mieulx ? Seray je tousjours en tristesse ? bergerette Fallows discute l'attribution possible à Guillaume Dufay, de cette bergerette qui ressemble en tous points à celles formellement identifiées de l'auteur. N'apparaissant que dans une autre source. Le texte est apparenté au « N'aray je jamais mieulx que j'ay » du no 25.
41 59vo -60 Quant du dire a Dieu me souvient Et que departir me convient bergerette La musique évoque celle de Binchois des années 1430. Bien que le texte des seconde et troisième strophes soient cités, il manque en revanche la musique[15].
42 60vo -62 Je ne veis onques la pareille De vous, ma gratieuse dame rondeau Gilles Binchois ? Une des quelques chansons qui peuvent être reliées à un événement particulier. Il s'agit du Banquet du faisan donné en , par Philippe le Bon. Une autre source accorde à Dufay la pièce, renforcée selon Fallows, par l'extraordinaire changement de texture au début de la section B, ligne 3[15].
43 62vo -64 Faites moy sçavoir de la belle Tout ce qui s'en pourra escrire rondeau Figure en intabulation dans le Buxheimer Orgelbuch, no 125, transcrit aux environs de 1460.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Le Chansonnier cordiforme - The Consort Musicke : Emma Kirkby (soprano), Margaret Philpot (alto), John York Skinner (contreténor), John Elwes (ténor), David Thomas (basse), Lewis Jones (flûte), Frances Kelly (harpe), Christopher Page (luth), Trevor Jones (fiddle), Alison Crum (fiddle), Anthony Rooley (dir. et luth basse) (février-, LP L'Oiseau-Lyre D186D4 / 3CD Decca 480 1819) (Fiche sur medieval.org), (OCLC 7398123 et 701103832)
  • Le Chansonnier cordiforme [17 pièces] - Ensemble Leones : Els Janssens-Vanmunster (voix), Raitis Grigalis (voix), Mathias Spoerry (voix), Elizabeth Rumsey (viole d'archet), Baptiste Romain (vielle, lira da braccio), Marc Lewon (dir. et viol d'archet, gittern, plectrum lute) (, Naxos 8.573325) (Fiche sur medieval.org)
    Comprend 17 œuvres : numéros 2, 3, 5, 6, 8, 9, 14, 16, 19, 25, 27, 29, 31, 33, 37, 38, 40, ainsi que deux pièces contemporaines extraites du chansonnier de Ségovie (nos 156 et 158) par le napolitain Johannes Tinctoris.
  • Les musiques de la Cour de Savoie - La Chapelle des Ducs de Savoie : Christophe Carré (contreténor) ; Nicolas Savoy, Michel Mulhauser, Simon Jordan, Hiroto Hishikawa (ténors) ; Marie Bournisien (harpe gothique) ; Edmond Voeffray (orgue de la basilique de Notre-Dame de Valère sur Sion, c.1430) ; Vincent Arlettaz (dir. et flûte à bec) (, , , Revue musicale de Suisse romande RMSR20081) (OCLC 494881223)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Ferrand (dir.), Guide de la musique de la renaissance, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1235 p. (ISBN 978-2-213-60638-5 et 2-213-60638-2, OCLC 779690643, notice BnF no FRBNF42553838), p. 80.
  2. a b c d e f et g Fallows 2014.
  3. a b c d e f g h i et j Honegger 1992, p. 335.
  4. a b c et d Présentation du manuscrit sur Chansonnier cordiforme de Montchenu sur Gallica
  5. Manuscrit Pesaro
  6. « vir sceleratissimus, et inter omnes turpissimus, inverecundus, detestabilis, dissolutus, et omnium vitiorum Plenus. » Cité par Fallows 2014
  7. (Squarcialupi Codex) (1, Agnel son biancho e vo belando, be; 3v-4\2, Nel meço a sey paghon ne vid'un biancho; 5v-6\1, O tu chara sciença mie musica; 7v-8, Sotto l'imperio del possente prinçe; 8v-9, Aquila altera, ferma in su la vetta - Uccel di Dio, insengna di giustitia - Creatura gentile, animal dengno; 9v-10\1, Un bel sparver çentil de penna biancha; 9v-10\2, Nel bel giardino che l'Adice cinge; 10v-11\1, Non al su' amante più Diana piaque; 10v-11\2, Posando sopr'un acqua, in sonnio vidi; 11v-12\1, O ciecho mondo di lusinghe pieno; 11v-12\2, Di novo è giunto un chavalier errante; 12v-13\2, Prima virtut'è constringer la lingua; 12v-13\1, Osellecto selvaggio per stagione; 13v, Ogelletto silvagio per stagione; 14v-15\2, Tanto che sete, aquistati nel giusto; 14v-15\1, O dolce apresso un bel perlaro fiume; 15v-16\2, Lo lume vostro dolce 'l mio singnore; 15v-16\1, I' senti' zà como l'arco d'Amore; 16v-17\1, Fenice fu' e vissi pura e morbida; 17v-18\2, O in Italia felice Luguria; 17v-18\1, Io mi son un che per le frasch'andando; 19v-20\2, Sï chome al canto della bella Yguana; 20v-21\1, Vestïssi la cornachia d'altrui penne; 101v-102, La doulse cere d'un fier animal; 102v-103, I bei senbianti con busiardi efetti; 103v-104\1, La sacrosanta carità d'amore; 103, Sempre se trova in alta donna amore; 103v-104\2, Per subito comando; 104v-105\2, Per figura del cielo; 105v-106\1, Alba columba con sua verde rama; 106v-107\2, Quando la terra parturisse, in verde; 107v-108\1, Le aurate chiome nodose ed avolte; 108v, Donna liçadra de çafir vestita; 109v-110, Imperial sedendo fra più stelle; 109, Amor, che nel pensier mio viv'e regna; 109v-110, Imperial sedendo fra più stelle; 110v, Madonna bench'i' miri in altra parte; 111v, Miracolosa toa sembianza apare; 112v, Sempre, dona, t'amai de pura voglia; 112, Chi tempo ha e per viltà tempo aspetta; 113v-114\2, Quel digno de memoria se pò dire; 113, Se premio de virtù è sol onore; 114v, El no me giova né val donna fuzire; 115, Perché canzato è 'l mondo da l'antico; 116, Non corer troppo e tien la mano al freno; 118v, Ama chi t'ama e sempre a bona fé 119v-120\1, Qual lege move la volubel rota; 119v-120\2, Gioia di nuovi odori; 120v, Per un verde boschetto; 133v, Gram piant' a gli ochi, greve dolgli' al core; 133, Gentil aspetto in cu' la mente mia; 134v\1, Non do la colp'a te del duol ch'i' porto; 134, Non n'avrà ma' pietà questa mie donna; 138\1, Questa fanciull', Amor, fallami pia; 142v\1, Poi che da te mi convien partir via; 142v\2, S'i' ti son stat' e volgli' eser fedele; 143v, Quanto più caro fai; 144v\1, De[h], non fuggir da me tua vaga vista; 150v\1, Donna, che d'amor senta, non si mova; 150\2, La dolce vista, che da gli occhi move; 152v-153, Conviens'a fede fé, conviens'amore; 157, Chi pregio vuol in virtù pong'amore; 158, Donna, s'i' t'[h]o fallito; 164v\1, Ama, donna, chi t'amm' a pura fede; 166, Per seguir la sperança che m'ancide; 167\2, Vita non è più miser né più ria; 169v\2, In somm' alteça t'[h]a posta natura; 169\1, Già perch'i' penso nella tuo partita; 170v\1, Sia maladetta l'or' e 'l dï ch'io venni)
  8. 17, Fuions de ci, fuions, povre compaingne; 19v, De Narcissus, home tres ourgilleus; 20v, Phiton, Phiton, beste tres venimeuse; 33v, En atendant souffrir m'estuet grief payne; 39v, En nul estat n'a si grant fermeté 39, En remirant vo douce pourtraiture; 49, De Fortune me doy pleindre et loer; 53v, De ce que foul pensé souvent remaynt; 54, Quant Theseus, Hercules et Jason - Ne quier veoir la biaute d'Absalon; 55, Plasanche, or tost a eux vous assamblés; 55v, A l'arme, a l'arme, sans sejour et sans demour
  9. 1, Donna, s'i' t'[h]o fallito; 1v, Già perch'i' penso nella tuo partita; 5, Poi che da te mi convien partir via; 6v, Sia maladetta l'or' e 'l dï ch'io venni; 8v, Ama, donna, chi t'amm' a pura fede; 8, S'i' ti son stat' e volgli' eser fedele; 10v, Vita non è più miser né più ria; 11v, Chi pregio vuol in virtù pong'amore; 21v, Per seguir la sperança che m'ancide; 22v, Questa fanciull', Amor, fallami pia; 24, Non do la colp'a te del duol ch'i' porto; 26, Gram piant' a gli ochi, greve dolgli' al core; 26v-27\1, Quanto più caro fai; 27v-28\1, Gentil aspetto in cu' la mente mia; 30v, Non n'avrà ma' pietà questa mie donna; 32, De[h], non fuggir da me tua vaga vista; 32v, Conviens'a fede fé, conviens'amore; 47v-48\2, I(i)o son un pellegrin che vo cercando; 48v-49\1, Agnel son biancho e vo belando, be; 51v-52, O tu chara sciença mie musica; 55, Nel meço a sey paghon ne vid'un biancho; 61, Tanto che sete, aquistati nel giusto; 62v, O dolce apresso un bel perlaro fiume; 63v, Nel bel giardino che l'Adice cinge; 64, O in Italia felice Luguria; 64v, Io mi son un che per le frasch'andando; 65, O ciecho mondo di lusinghe pieno; 65v-66, Posando sopr'un acqua, in sonnio vidi; 66v-67\1, Prima virtut'è constringer la lingua; 66, Per un verde boschetto; 67v, Lo lume vostro dolce 'l mio singnore; 68v-69, Osellecto selvaggio per stagione; 68, Di novo è giunto un chavalier errante; 69, [Je] languis d'amere mort; 71v-72, Sotto l'imperio del possente prinçe; 71, Non al su' amante più Diana piaque; 72v-73, Ogelletto silvagio per stagione; 73v-74\1, Un bel sparver çentil de penna biancha; 73v-74\2, Jour a jour la vie; 86v-87\2, De ce que foul pensé souvent remaynt; 91v-92, Aquila altera, ferma in su la vetta - Uccel di Dio, insengna di giustitia - Creatura gentile, animal dengno; 94v-95, Sï chome al canto della bella Yguana; 97, En amer a douce vie; 99v, De toutes flours n'avoit et de tous fruis; 108v-109, La doulse cere d'un fier animal.
  10. 1v-2, O dolce apresso un bel perlaro fiume; 2v-3, Di novo è giunto un chavalier errante; 3v-4, O dolce apresso un bel perlaro fiume; 6v-7, O tu chara sciença mie musica; 7v, Sï chome al canto della bella Yguana; 11v-12, Alba columba con sua verde rama; 12v-13, Prima virtut'è constringer la lingua; 13v-14, Quando la terra parturisse, in verde; 14v-15, La doulse cere d'un fier animal; 15v-16, Osellecto selvaggio per stagione; 19v-20, Qual lege move la volubel rota; 20v-21, Quando la terra parturisse, in verde; 22v-23, Non n'avrà ma' pietà questa mie donna; 23, Donna, s'i' t'[h]o fallito; 24, I(i)o son un pellegrin che vo cercando; 28v-29, Gram piant' a gli ochi, greve dolgli' al core; 36, Poi che da te mi convien partir via; 48v-49, Quanto più caro fai; 58v, Già perch'i' penso nella tuo partita; 76v-77, Or sus, vous dormés trop, ma dame joliete; 79, La dolce vista, che da gli occhi move; 80v-81, Per un verde boschetto.
  11. Dijon, Bibliothèque Municipale, Ms. 517, fo 7 et (en)Chansonnier de Copenhague.
  12. Fallows 1980, p. 13.
  13. Françoise Ferrand (dir.), Guide de la Musique du Moyen âge, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la Musique », , 850 p. (ISBN 2-213-03063-4, OCLC 300177982, notice BnF no FRBNF37097426), « Bedyngham, John », p. 623.
  14. Honegger 1992, p. 336.
  15. a et b Fallows 1980, p. 22.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]