Chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame

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Les Chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame sont un ordre religieux catholique fondé en 1597 par la bienheureuse Alix Le Clerc avec l'appui de saint Pierre Fourier, en adaptant à une communauté féminine la règle des Chanoines réguliers de saint Augustin.

La congrégation originale est intitulée Notre-Dame. Elle a d'abord été protégée par des dames du chapitre de Poussay, avant de s'installer à Mattaincourt dans les Vosges, auprès de Pierre Fourier qui en était curé.

Histoire de la congrégation[modifier | modifier le code]

En 1597, Alix Le Clerc, avec l'appui de Pierre Fourier, fonda à Mattaincourt (Lorraine) cette communauté religieuse vouée à l'éducation des jeunes filles : par leur quatrième vœu les sœurs s'engageaient à cet égard. Au XVIIe siècle, les chanoinesses établirent plusieurs écoles en France même :

La reconnaissance officielle par l’Église vient en 1628. Il s’ensuit de multiples fondations de couvents des chanoinesses à travers la France et le Saint-Empire romain germanique aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils bénéficient d’une large autonomie.

En France, les maisons les plus connues sont Notre-Dame des Oiseaux de Verneuil-sur-Seine, aujourd'hui mixte, ainsi que les Oiseaux de Paris dans le 16e arrondissement. Verneuil a fondé en 1935 Notre-Dame du Langbian à Dalat en Indochine française. En France encore : l'Institution N.D. de l'Espérance à Saint Etienne dans la Loire, aujourd'hui mixte.




La congrégation n'est reconnue comme véritable ordre apostolique que trois siècles après sa fondation, lors du concile de Vatican II[1].

Hors de France[modifier | modifier le code]

Le premier monastère du Saint-Empire fut celui de Münster (1642). Là, l’ordre prit le nom de Congregatio Beatæ Mariæ Virginis (acronyme BMV). Dix ans plus tard, Anne-Salomé von Sayn-Reifferscheid, abbesse d’Essen, fit don aux sœurs d'un béguinage à Essen (Alten Hagen), pour y établir une école de jeunes filles toujours en activité[2].

En 1927, les couvents d'Allemagne décidèrent de se constituer en fédération. D’autres couvent s'y rallièrent par la suite, entre autres

  • le couvent d’Essen (fondé en 1652) .
  • Le couvent Notre-Dame d'Offenbourg (fondé en 1823).
  • Le couvent Saint-Michel de Paderborn (fondé en 1658).
  • couvent de Goldenstein à Elsbethen près de Salzbourg (Autriche) (fondé en 1877).
  • Le couvent Miasszonyknk Nöi Kanonokrend de Pécs (Hongrie) (fondé en 1851; dispersé en 2006).
  • Le couvent Notre-Dame de Bratislava (Slovaquie) (fondé en 1747).

Autres congrégations[modifier | modifier le code]

  • Le couvent des Dames anglaises, chanoinesses à Bruges suivent la règle de saint Augustin, mais sont des chanoinesses de Sainte-Ursule [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sœur Hélène Derréal, Une source pour l'étude du renouveau religieux au XVIIe siècle : la correspondance de saint Pierre Fourier. In Les Réformes en Lorraine (1520-1620), sous la direction de Louis Châtellier. Presses universitaires de Nancy, 1986. (ISBN 2-86480-240-6). p. 120
  2. Homepage der B.M.V.-Schule in Essen
  3. (en) Vu sur le site du Couvent anglais en février 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]