Changtang

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Changtang
羌塘
བྱང་ཐང
Image illustrative de l’article Changtang
Nomades Changpas

Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine, Drapeau de l'Inde Inde
Coordonnées 33° nord, 85° est
Géolocalisation sur la carte : Inde
(Voir situation sur carte : Inde)
Changtang 羌塘 བྱང་ཐང
Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet
(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Changtang 羌塘 བྱང་ཐང
Géolocalisation sur la carte : Chine
(Voir situation sur carte : Chine)
Changtang 羌塘 བྱང་ཐང
Géolocalisation sur la carte : Asie
(Voir situation sur carte : Asie)
Changtang 羌塘 བྱང་ཐང

Le Changtang ou Changthang (tibétain : བྱང་ཐང, Wylie : byang thang, pinyin tibétain : Qangtang, THL : jang tang ; translittération chinoise : chinois : 羌塘 ; pinyin : qiāngtáng, autre appellation : 藏北高原, zàngběi gāoyuán, « haut plateau du nord du Tibet ») est un vaste plateau de haute altitude situé au Tibet septentrional et occidental. Parsemé de lacs, il s'étend depuis le Ladakh à l'ouest jusqu'à la province du Qinghai à l'est sur une distance d'environ 1 600 kilomètres. Il fait entièrement partie du plateau tibétain et est principalement habitée aujourd'hui par les nomades Changpas (19 000 habitants en 2002) exercant une pression importante sur l'écosystème. Les deux principales zones urbaines sont le bourg de Rudok, siège du xian de Rutog et le Comté de Domar (en) (多玛乡), siège du xian de Shuanghu.

La réserve naturelle du Changtang[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle du Changtang sur la carte de la Chine

Une grande partie des 600 000 km2[réf. nécessaire] du Changtang est occupée aujourd'hui par les 334 000 km2 [1]de l'aire protégée nationale du Changthang établie en 1993 comme réserve naturelle et élevée au rang d'aire protégée en 2000[2]. C'est la seconde plus grande réserve terrestre au monde[3]. Il s'agit d'une aire protégée de catégorie VI[réf. nécessaire] selon la classification de la Commission mondiale des aires protégées de l'UICN, à savoir le degré le moins élevé de protection définissant des aires gérées principalement à des fins d'utilisation durable des écosystèmes naturels.

Les populations nomades (19 000 personnes) et souvent leur sédentarisation, ainsi que leurs animaux d'élevages (moutons, yacks) à 1,5 million de têtes, exercent une pression sur cet environnement[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Michel Peissel, Le Troisième pôle - Voyage au fin fond du Tibet dans l'inconnu et dans le froid sur le plus haut plateau de la planète, voix parlée : Olivier Peissel, DVD documentaire, 2005 (relation d'un périple de 2400 km au Changtang) (diffusion sur France 5 en 2002)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schaller, George B., Wildlife of the Tibetan steppe, University of Chicago Press, (ISBN 0-226-73652-0 et 978-0-226-73652-5, OCLC 37437655, lire en ligne)
  2. (en) « Changthang National Protected Area », sur Centre international pour le développement intégré de la montagne (en)
  3. (en) « Chang Tang Tibet », sur Wildlife Conservation Society
  4. Giroir 2007, p. 25.
  5. [1] Le Figaro, consulté le 21 décembre 2018.