Championnat de Belgique de football D2 1964-1965

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Division 2
1964-1965
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) URBSFA
Édition 48e
Lieu(x) Drapeau de la Belgique Belgique
Date du
au
Participants 16
Matchs joués 240 matches
Statut des participants Amateur
Hiérarchie
Hiérarchie 2e niveau
Niveau supérieur Division 1 1964-1965
Niveau inférieur Division 3 1964-1965

Palmarès
Tenant du titre Union St-Gilloise SR
Promu(s) en début de saison 2:
K. St-Niklaasse SK
THOR Waterschei
Relégué(s) en début de saison 2:
K. FC Malinois
K. FC Turnhout
Vainqueur R. Racing White
Promu(s) 2:
R. Racing White
K. FC Malinois
Relégué(s) 2:
K. SC Eendracht Aalst
K. Boom FC
Buts 757 buts
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Belgique Albert Verschelde
AS Oostende
Drapeau : Belgique Kamiel Van Damme
FC Malinois

Navigation

Le Championnat de Belgique de football de Division 2 1964-1965 est la 48e édition du championnat de deuxième niveau national en Belgique. Il oppose 16 équipes, qui s'affrontent deux fois chacune en matches aller-retour. Au terme de la saison, le champion et son dauphin sont promus en Division 1, alors que les deux derniers classés sont relégués en Division 3.

Douze mois après l'Union, c'est de nouveau un club bruxellois qui enlève le titre de D2. Deux ans après avoir été constitué par fusion, le Royal Racing White gagne le droit de monter parmi l'élite. Le Club Malinois relégué la saison précédente remonte directement en devançant les promus de St-Nicolas et un trio composée de Waterschei (aussi néopromu) de l'AS Ostende et de l'Olympic.

À l'autre extrémité du tableau, Alost et Boom font la culbute en D3.

Cette saison est marquée par des événements extra-sportifs. Une affaire de corruption sème le trouble et se termine par la condamnation de l'Eendracht Alost (voir ci-dessous).

Alost puni[modifier | modifier le code]

Dans le courant de cette saison « 64-65 », une plainte émanant du Sporting de Charleroi débouche sur la condamnation de l'Eendracht Alost. Les faits débutent à cinq journées de la fin du championnat. Alost est à ce moment en avant-dernière position avec un point de retard sur l'UR Namur. Lors d'un déplacement capital à Charleroi, les « Oignons » mènent au repos (0-3) au Mambourg. Mais durant la seconde période, les joueurs flandriens s'effondrent et la partie se termine sur le score de 3 partout.

Peu après, un scandale éclate et la fédération belge entame son enquête. Comme souvent les zones nébuleuses ne manquent pas, mais la vérité de devrait pas être loin du résumé suivant: « Pendant le repos de « Charleroi-Alost », , Jean Piccinin, joueur-entraîneur du Sporting Charleroi (qui évolue comme défenseur), aurait confessé à ses équipiers avoir été « acheté ». Il aurait reçu (ou se serait vu proposer) 10.000 FB, par l'intermédiaire de Maurice Jamin (un ancien gardien de but du Sporting Charleroi passé depuis à Anderlecht). À cette époque, Jamin aurait eu grand besoin d'argent et aurait dit à Gaston Van der Elst (un ancien de l'Eendracht Alost également passé à Anderlecht) que « pour 35.000 FB, il pouvait arranger les choses ». C'est un ancien président du « matricule 90 », Jules Matthys qui aurait fourni les fonds. M. Jamin aurait confondu et dénoncé G. Van der Elst[1].

Sanctions[modifier | modifier le code]

L'URBSFA inflige une suspension de trois ans à Gaston Van der Elst. En plus, l'Eendracht Alost est condamnée à descendre d'une division. Comme le club a terminé 15e et descend en Division 3, il est renvoyé en Promotion. Jules Matthys ayant pris sa part de responsabilité devant les instances fédérales, la punition de G. Van der Elst est finalement réduite à 15 mois effectifs.

Clubs participants[modifier | modifier le code]

Seize clubs prennent part à cette édition, soit le même nombre que lors de la compétition précédente.

Les matricules renseignés en gras existent encore lors de la saison « 2012-2013 ».

Clubs participant à la saison 1964-1965 du championnat de Division 2
# Nom[note 1] Mat. Ville Stades En D2 depuis Total
en D2
Saison
précéd.
1 Koninklijke Football Club Malinois 25 Malines achter de Kazerne en diminution 1964-1965 (1re) 19 saisons Division 1 16e
2 Koninklijke Football Club Turnhout 148 Turnhout Villapark en diminution 1964-1965 (1re) 26 saisons Division 1 14e
3 Royal Club Sportif Verviétois 8 Verviers stade de Bielmont en diminution 1961-1962 (4e) 25 saisons 10e
4 Royal Charleroi Sporting Club 22 Charleroi stade du Mambourg en diminution 1957-1958 (8e) 19 saisons 7e
5 Royal Racing White 47 Woluwe-St-L. Fallon en diminution 1947-1948 (17e) 28 saisons 9e
6 Athletische sportvereniging Oostende Kon. Maatschappij 53 Ostende Albert Park en augmentation 1961-1962 (4e) 29 saisons 5e
7 Koninklijke Boom Football Club 58 Boom Oscar Van Kesbeeck en augmentation 1963-1964 (2e) 26 saisons 4e
8 Koninklijke Sportclub Eendracht Aalst 90 Alost Pierre Cornelis en diminution 1962-1963 (3e) 13 saisons 8e
9 Koninklijke Football Club Herentals 97 Herentals St-Janneke en augmentation 1961-1962 (4e) 15 saisons 11e
10 Union Royale Namur 156 Namur des Champs-Élysées en augmentation 1960-1961 (5e) 10 saisons 14e
11 Royal Olympic Club Charleroi 246 Montignies s/S. de La Neuville en diminution 1963-1964 (2e) 4 saisons 3e
12 Royal Crossing Club de Molenbeek 451 Molenbeek Sippelberg en augmentation 1962-1963 (3e) 3 saisons 13e
13 Patro Eisden 3434 Eisden ?? en diminution 1961-1962 (4e) 8 saisons 6e
14 Koninklijke Sportvereniging Waregem 4451 Waregem Regenboog en augmentation 1963-1964 (2e) 2 saisons 12e
15 Koninklijke Sint-Niklaasse Sportkring 221 St-Nicolas/W. Puyenbeke en augmentation 1964-1965 (1re) 18 saisons 1er Div. 3 Série B
16 Koninklijke Waterschei Sportvereniging THOR Genk [note 2] 553 Genk André Dumont en augmentation 1964-1965 (1re) 14 saisons 1er Div. 3 Série A

Localisation[modifier | modifier le code]


Championnat[modifier | modifier le code]

  • Le nom des clubs est celui employé à l'époque
Légende
  •      Champion et promu en Division 1 la saison suivante
  •      Promu en Division 1 la saison suivante
  •      clubs relégués en Division 3 la saison suivante
Abréviations

en diminution : Relégué de Division 1
en augmentation : Promu de Division 3

Classement final[modifier | modifier le code]

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 R. RACING WHITE 41 30 17 7 6 47 18 +29
2 K. FC Malinois en diminution 40 30 17 6 7 68 33 +35
3 K. Sint-Niklaase SK en augmentation 35 30 14 7 9 48 43 +5
4 R. Olympic CC 32 30 14 4 12 48 45 +3
5 K. Waterschei SV THOR Genk en augmentation 32 30 13 6 11 49 42 +7
6 AS Oostende KM 32 30 12 8 10 58 39 +19
7 R. Crossing FC Molenbeek 31 30 13 5 12 48 40 +8
8 K. SV Waregem 31 30 12 7 11 51 45 +6
9 K. FC Turnhout en diminution 31 30 11 9 10 40 40 0
10 UR Namur 28 30 13 2 15 58 68 -10
11 Patro Eisden 28 30 11 6 13 47 58 -11
12 R. Charleroi SC 28 30 10 8 12 41 55 -14
13 R. CS Verviétois 27 30 9 9 12 47 56 -9
14 K. FC Herentals 26 30 11 4 15 48 65 -17
15 K. SC Eendracht Aalst 20 30 6 8 16 33 55 -22
16 K. Boom FC 18 30 6 6 18 26 55 -29

Leader du classement journée par journée[modifier | modifier le code]

La « ligne du temps » ci-dessous renseigne le premier du classement « à la fin des journées effectives » et « ce chronologiquement par rapport au plus grand nombre de parties jouées ». Concrètement cela signifie l'équipe totalisant le plus de points quant au moins une formation a disputé le nombre de journées en question, que ce leader ait ou pas joué ce nombre de matches. Cela essentiellement en cas de remises partielles ou de rencontres décalées.

  • En cas d'égalité de points et de victoires, le leader donné est l'équipe ayant la meilleure différence de buts, même si pour rappel ce critère n'est pas pris en compte pour départager les formations en cas de montée ou descente.
Racing White Daring de MolenbeekKV MalinesRacing White Daring de MolenbeekKV MalinesSint-Niklaasse SKKV MalinesSint-Niklaasse SKRoyal Charleroi Sporting ClubKV MalinesRacing White Daring de MolenbeekKV Malines

Tableau des résultats[modifier | modifier le code]

Tableau de résultats
Résultats (▼dom., ►ext.) AAL BOO CHA CRO HER MAL NAM OLY OST PAT RWH STN TUR VER WAR WAT
K. SC Eendracht Aalst 0-1 0-1 2-4 2-4 2-1 3-1 2-1 0-0 0-0 0-1 3-1 1-1 1-1 3-4 0-3
K. Boom FC 1-0 2-2 2-0 0-1 2-5 1-2 0-0 1-3 1-1 1-0 0-1 2-2 1-0 1-2 1-2
R. Charlerois SC 3-3 2-1 2-0 2-2 1-6 3-1 1-2 3-1 2-0 0-0 3-1 2-1 2-2 2-3 0-0
R. Crossing FC Molenbeek 4-0 4-0 2-0 3-0 2-3 4-1 2-1 1-0 2-1 0-2 2-1 0-1 2-0 3-0 3-3
K. FC Herentals 1-3 1-1 6-1 2-1 2-1 2-1 2-1 2-0 1-2 2-2 0-1 2-3 0-2 0-0 0-4
R. FC Malinois 3-0 0-1 3-2 3-1 5-1 4-3 0-0 2-0 2-0 1-2 7-2 2-0 6-0 1-0 3-1
UR Namur 2-1 2-1 0-0 2-0 4-2 2-0 5-2 2-2 3-0 0-2 2-1 4-0 4-3 5-2 2-0
R. Olympic CC 2-0 4-0 2-1 3-0 1-2 1-4 2-0 2-5 1-1 1-0 0-1 4-0 3-1 4-1 2-2
AS Oostende KM 1-2 4-0 1-2 0-0 5-1 1-1 4-1 7-0 6-1 0-2 3-1 1-1 5-0 1-0 2-1
Patro Eisden 3-0 2-0 4-0 1-4 4-2 1-1 6-3 1-4 0-3 1-0 1-2 2-0 2-4 1-1 2-0
R. Racing White 3-0 3-0 4-0 2-2 2-0 0-1 4-0 1-2 0-0 6-2 0-0 2-1 1-1 2-0 2-1
K. St-Niklaasse SK 1-1 2-0 2-0 2-0 1-2 0-0 3-2 1-0 5-0 4-3 0-1 3-2 2-2 0-4 3-1
K. FC Turnhout 2-2 1-0 1-1 2-0 3-0 1-1 4-1 0-1 1-1 1-2 1-0 1-1 2-0 1-0 4-2
R. CS Verviétois 1-1 2-2 3-1 1-1 4-3 1-0 3-0 2-3 4-0 1-2 0-1 1-1 1-2 3-2 2-0
K. SV Waregem 3-1 5-2 0-1 1-1 3-0 1-1 3-2 2-0 1-1 4-1 0-0 2-5 1-1 4-0 2-1
K. Waterschei SV THOR 1-0 2-1 2-1 3-0 3-5 3-1 6-1 1-0 2-1 0-0 1-2 0-0 1-0 2-2 1-0
  •      Victoire à domicile
  •      Match nul
  •      Victoire à l'extérieur

Résumé[modifier | modifier le code]

Le Racing White (7) réalise la meilleure entame en compagnie de St-Nicolas/Waas (8). Mais ces deux formations doivent compter avec le FC Malinois (8) et le FC Turnhout (8) qui descendent de l'élite. Le Sporting Charleroi et l'AS Ostende se placent juste derrière le trio de tête avec 7 points. L'Olympic de Charleroi, candidat déclaré à la montée, loupe ses deux premiers rendez-vous devant son public à la Neuville et doit se suffire d'un 6 sur 10, avec néanmoins une victoire (1-0) contre le Racing White. Le moins bon départ est celui du revenant THOR Waterschei qui partage (2-2) avec Verviers puis s'incline quatre fois de suite.

Le Sporting Charleroi occupe la tête à la fin de la 6e journée, mais ensuite ce sont les Waeslandiens de St-Nicolas qui prennent le commandement et s'isolent en profitant que la compétition est l'objet de nombreux partages. Les équipes restent cependant proches les une des autres. Les écarts se resserrent encore lorsque les Zèbres dictent leur loi (3-1) au leader à l'occasion de la 10e journée. Les huit premiers sont encore regroupés sur 3 points. Waterschei, malgré un deuxième succès, traîne toujours en fin de classement avec 5 unités, soit une de moins que Boom. Le « Briquetiers » qui avaient joué les premiers rôle la saison précédente ne son plus à la fête. La même remarque vaut pour Alost qui végète à la 13e place avec 7 points .

Calendrier perturbé[modifier | modifier le code]

St-Nicolas/Waas se reprend lors de la 11e journée en remportant nettement une des grosses affiches du jour contre Ostende (5-0). Malines reste deuxième en allant s'imposer au Racing White (0-1). Les « Dogues » de l'Olympic reviennent sur le podium en gagnant le d"erby contre les « Zèbres » (2-1). Après cette journée, le calendrier de la fin du premier tour se retrouve décousu par les caprices de la météo. La 12e journée est tronquée de trois rencontres alors qu'une seule est disputée dans le cadre de la 15e. Jusqu'au terme de la saison, les clubs ne seront plus tout à fait alignés en termes de rencontres disputées.

Le jour , donc jour de la fête de Saint-Nicolas n'est pas vraiment un jour de plaisir pour le matricule 221 qui se fait corriger 7-2 au Club Malinois. Mais les « Sang & Or » ne conservent pas le leadership, car la semaine suivante, ils s'inclinent (3-1) à Waterschei, laissant les Waeslandiens (vainqueurs 2-0 du Crossing) repasser devant. Le mois de décembre se termine avec la confirmation de la hiérarchie. Alors que le Sint-Niklaasse SK évite les pièges et dompte Turnhout (4-0), Malines va à la faute contre Boom (0-1) et l'Olympic trébuche (2-1) au Crossing Molenbeek. C'est l'AS Ostende qui se hisse au 2e rang avant la Trêve des confiseurs.

Classement le
P Clubs J P V P Clubs J P V P Clubs J P V P Clubs J P V
1. St-Niklaasse SK 15 23 10 X 5. Olympic Charleroi 13 16 7 X 9. Crossing Molenbeek 13 12 6 X 13. CS Verviétois 14 11 3
2. AS Oostende 14 19 8 X 6. Sporting Charleroi 13 16 5 X 10. Patro Eisden 14 12 5 X 14. SV Waregem 14 10 2
3. FC Malinois 14 17 7 X 7. Racing White 13 15 5 X 11. THOR Waterschei 14 11 5 X 15. Boom FC 14 9 4
4. FC Turnhout 15 17 6 X 8. UR Namur 13 12 6 X 12. FC Herentals 15 12 4 X 16. Eendracht Aalst 14 8 2

La première journée complète du second tour voit Ostende et Malines se neutraliser (1-1). St-Nicolas en profite pour asseoir son leadership en battant l'Olympic (1-0). Un bonne affaire complété par la défaite du Sporting Charleroi face à Waregem (2-3). Du peloton de tête, Seul Turnhout fait de la résistance en s'imposant contre le Crossing (2-0).

Remontées spectaculaires[modifier | modifier le code]

Le mois de janvier ne se termine pas aussi joyeusement plus le leader qui ne gagne plus. Accroché (0-0) à Waterschei, St-Nicolas s'incline deux fois à domicile, contre Herentals (1-2) puis contre le Racing White (0-1). Le club bruxellois fait son parcours en toute discrétion et n'est que 5e mais qui compte trois matches de retard sur les Waeslandiens. Au établissant le classement selon les points perdus, les « Étoilés » sont premiers ! Comme la semaine suivant leur succès au Puyenbeke, ils sont battus par l'Olympic (1-2), nombreux sont ceux qui ne leur accordent pas une attention particulière. Pourtant le « matricule 47 » s'apprête à réaliser une remontée spectaculaire et il n'est pas le seul. En bas de tableau, Alost (12) et Boom (14) sont séparés par l'UR Namur (13) mais celle compte deux matches de moins.

De nouveau défait à Alost (3-1), St-Nicolas sent le souffle de Malines et d'Ostende...

Top 6 le
P Clubs J P V
1. St-Niklaasse SK 20 26 11
2. FC Malinois 19 25 10
3. AS Oostende 19 25 9
4. FC Turnhout 20 22 8
5. Racing White 17 21 8
6. Olympic Charleroi 17 20 9

Le mois suivant confirme lez ralentissement consenti par les équipes de tête. St-Nicolas mord la poussière (2-1) à l'UR Namur qui est en lutte pour le maintien. Le Football Club Malinois hérite de la première place car il a conquis une victoire de plus. Les « Sang & Or » sont ravis mais étonnés, eux qui avaient aussi perdu au stade des Champs-Élysées et à Herentals. Mais les regards sont désormais tournés vers le Racing White qui, avec deux matches de retard, est revenu à un point du duo de meneurs. Les deux cercles carolos soufflent « le chaud et le froid. » Si le Sporting fait encore illusion à 6 points, l'Olympic est désormais « largué » à 10 longueurs suite après un partage et trois défaites. Pire, encore battu (1-4) par le FC Malinois lors de leur rencontre suivante, les « Dogues » ne disposent plus que de 4 points d'avance sur Alost, premier descendant. La bagarre pour la survie est d'ailleurs très intense avec Waregem, Eisden, Herentals, Namur, Boom et Alost groupés sur 3 unités.

Top 7 le
P Clubs J P V
1. FC Malinois 24 31 13
2. St-Niklaasse SK 24 31 12
3. Racing White 21 30 12
4. AS Oostende 24 29 10
5. FC Turnhoute 24 26 10
6. Crossing Molenbeek 23 25 12
7. Sporting Charleroi 24 25 8

Passation de pouvoir[modifier | modifier le code]

La passation de pouvoir pressentie se déroule le quand le Racing White va s'imposer (1-2) derrière les casernes malinoises. Le même jour, St-Nicolas s'incline à Ostende (3-1). C'est également durant ce week-end là que les « Dogues » se réveillent à l'occasion du derby chez les Zèbres (1-2). Début avril, deux journées complètes sont disputées avant que, jusqu'au ne soient jouées, « pèle-mêle », des rencontres remises des journées 12 à 21.

Les deux journées intégrales font hésiter les chroniqueurs de l'époque. Tout frais leader, le Racing White semble peiné à assumer son nouveau statut. Accroché dans le derby bruxellois (2-2) contre le Crossing Molenbeek, il s'incline (1-0) au Patro Eisden. Le FC Malinois d'abord contraint au partage (0-0) à St-Nicolas reprend la tête en battant Waterschei (3-1). Évidemment les « Sang & Or » ont toujours deux matches de plus que les « Étoilés ».

Alost à la faute ?[modifier | modifier le code]

Dans le bas du classement, Boom (qui compte trois matches de retard) reste collé avec 16 unités alors que ses rivaux ont progressé quelque peu. Une rencontre du a étonné par son intensité. Elle va susciter le débat puis le scandale. Il s'agit de « Sporting Charleroi-Eendracht Alost ». Au repos, les Oignons mènent confortablement (0-3) mais ensuite, les Zèbres se rebiffent et la partie se solde sur un nul (3-3). Peu après, des révélations font état que le cercle flandrien aurait (ou aurait tenté) de corrompre des joueurs carolos ! Empêtré dans la lutte de bas de tableau, Alost se retrouve au centre d'une enquête diligentée par la fédération.

Les rencontres d'alignement ne provoquent pas de réels bouleversements mais apportent néanmoins une jolie surprise. S'il évite le piège du Crossing qu'il rencontre une seconde fois en peu de temps (victoire 0-2), le Racing White est battu chez la lanterne rouge, Boom (1-0). Un beau mais inutile succès des « Briquetiers » mathématiquement condamnés. De son côté, Namur (25) se sauve en renvoyant l'Olympic (5-2). Alost (20) est également fixé sur son sort. Herentals (24) dispose de trois victoires de mieux. A l'amorce des deux dernières journées, il n'y a plus qu'un point entre les « Étoilés » (37) et Malines (36). St-Nicolas (34) se doute qu'il sera trop court.

L'avant-dernière décision tombe lors de la 30e journée disputée une semaine avant la 29e ! Le Racing White s'impose à Ostende et Malines étrille Herentals, pendant que St-Nicolas partage (1-1) à Turnhout. Les Waeslandiens, pour rappel promu, ont craqué en fin de parcours après avoir été de beaux leaders. Par ailleurs, Waterschei et l'Olympic tous deux auteurs d'une spectaculaire remontée en fin de second tour s'affrontent. Les Limbourgeois s'imposent (1-0) et s'assurent une 5e place inespérée lors de leur départ assez mièvre. Les « Dogues » échouent au pied du podium. Les montants en « D1 » sont connus, reste à désigner le champion. C'est chose faite lors de la dernière journée prestée. Le Racing White bat Turnhout (2-1) pour ceindre la couronne. Une dernière rencontre (remise lors de la 30e et...avant-dernière) est jouée une semaine plus tard. Le Crossing bat Boom (4-0) pour finalement terminer 7e.

Plusieurs semaines après la fin de la compétition, le « dossier Alost » trouve son épilogue. Des suspensions sont prononcées et le « matricule 90 », reconnu coupable de corruption, est rétrogradé d'une division. Comme il termine en position de descendant, il est renvoyé en Promotion.

Meilleur buteur[modifier | modifier le code]

C'est la 2e fois qu'A. Verschelde termine meilleur buteur de la Division 2 belge.

Récapitulatif de la saison[modifier | modifier le code]

Répartition des clubs partitipants par province
Drapeau de la Région flamande Région flamande (10) Province de Brabant (2)[noteDuModele 1] Drapeau de la Région wallonne Région wallonne (4)
Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers 4 Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale 2 Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut 2
Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale 2 Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand 0 Drapeau de la province de Liège Province de Liège 1
Drapeau de la province de Flandre-Orientale Province de Flandre-Orientale 2 Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon 0 Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg 0
Drapeau de la Province de Limbourg Province de Limbourg 2   Drapeau de la province de Namur Province de Namur 1
  1. Au niveau footballistique, la province de Brabant est toujours unitaire malgré sa partition territoriale en 1995.


Admission et relégation[modifier | modifier le code]

Champion, le Racing White et son dauphin le FC Malinois sont admis dans la plus haute division. Si le Malinwa en a été relégué il y a un an, c'est un retour de bien plus longue date pour le « matricule 47 ». C'est en effet en 1947 que celui qui s'appellait encore le White Star AC avait quitté l'élite qui portait alors le nom de Division d'Honneur.

L'Eendracht Aalst et Boom FC descendent D3, d'où sont promus le FC Sérésien et Willebroek.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom des clubs est celui employé à l'époque.
  2. L'abréviation « THOR » accolée au nom du club de Waterschei signifie: « Tot Herstel Onze Rechten » (littéralement: Jusqu'au rétablissement de nos droits). Il s'agissait aux origines d'une contestation du monde ouvrier envers le patronat, lorsque le cercle fut créé majoritairement par des ouvriers-mineurs.
  3. Ce titre "1964-1965" de Division 2 est le premier conquis par la « matricule 47 » sous l'appellation de R. Racing White.


Sources et Liens externes[modifier | modifier le code]