Chamery

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Chamery
Chamery
Vue du village de Chamery,
dans la montagne de Reims.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Reims
Maire
Mandat
Jean-Marie Allouchery
2020-2026
Code postal 51500
Code commune 51112
Démographie
Gentilé Chamayot
Population
municipale
426 hab. (2018 en augmentation de 8,4 % par rapport à 2013)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 21″ nord, 3° 57′ 20″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 268 m
Superficie 5,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fismes-Montagne de Reims
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Chamery

Chamery est une commune française située dans le département de la Marne, en région Grand Est.

Elle est traversée par la route touristique du Champagne de la montagne de Reims et fait partie du parc naturel régional de la Montagne de Reims.

Le nom des habitants est Chamayots et Chamayotes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chamery
Écueil Villers-aux-Nœuds
Écueil Chamery Sermiers
Nanteuil-la-Forêt Courtagnon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rouillat prend sa source sur la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chamery est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (44,7 %), terres arables (27,8 %), forêts (22,6 %), zones urbanisées (5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village tire son origine du nom d'un gallo-romain Camarius, plus le suffixe -acum. En 1067 on trouve le nom sous la forme Camerai, puis au XIIe siècle Chammeré, en 1209 Chemery, en 1303 Chameri, en 1384 Chammery-en-la-Montaingne-de-Reins, en 1443 Chanmery, pour arriver à son orthographe contemporaine à partir du XVIIe siècle.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Chamery fut érigé en paroisse en 1419[8].

Jusque 1788 les curés furent nommés par l’abbaye Saint-Martin d'Épernay, puis par l'abbaye Saint-Denis de Reims qui reprit la nomination pour une courte période, la Révolution française mettant un terme à ces prérogatives. Après le Concordat les évêques seuls nommèrent les curés.

Sous l'Ancien Régime de nombreux seigneurs ecclésiastiques se partageaient la seigneurie de Chamery. Le principal seigneur fut l'archevêque de Reims, suivi des abbayes de Saint-Remy de Reims, de Saint-Nicaise de Reims, du chapitre de la cathédrale de Reims, le prieur-curé était seigneur en partie lui aussi et enfin une toute petite seigneurie laïque qui appartint au XVIIIe siècle à la famille Lepoivre (vicomte de Chamery[9], au XVIIe siècle aux Godet et dans les siècles précédents à des familles de la noblesse champenoise de Châlons-en-Champagne[8].

La mairie est occupée par un maire en 1790 pour la première fois en la personne de Michel Maillart-Denizet, ce dernier remplace désormais les syndics institués par Louis XIV en 1702 pour être à la tête des communautés villageoises. Le dernier syndic de Chamery fut Ponce Lacuisse. Pendant la période révolutionnaire, Chamery fut chef-lieu de canton. Au XIXe siècle, on équipe la commune de fontaines d’eau potable, en 1907 c’est un lavoir qui est créé au bord de l’ancienne Gloye (mare communale) aujourd’hui disparue. En 1927 c’est le confort de l’électricité qui illumine le village[10].

Première Guerre mondiale

Croix de guerre 1914-1918 française.jpg Le village a subi des destructions pendant la guerre[11] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [12]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chamery.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Reims du département de la Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Verzy[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Chamery est désormais rattachée au canton de Fismes-Montagne de Reims.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune avait adhéré à la communauté de communes Champagne Vesle qui avait été créée fin 2000.

Cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le la communauté urbaine du Grand Reims, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Chamery depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Désiré Hima    
1959 1971 Pierre Perseval    
1971 1989 André Hima    
1989 1995 Jean Perseval DVD  
1995 2014[15] Philippe Feneuil UMP Viticulteur[16],[17]
Député de la Marne (2e circ) (2004 → 2007)
Conseiller régional (2004 → ?)
Président du syndicat général des vignerons de la Champagne (SGVC) (1994 → 2004)
2014[18] En cours
(au 22 janvier 2020[19])
Jean-Marie Allouchery    

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Le fleurissement : commencé dès 1995, la commune obtient sa première fleur au concours des villes et villages fleuris en 1998, puis l’année suivante en 1999 sa seconde fleur. C’est en 2001 que la commune est récompensée par une troisième fleur. En 2004 le village de Chamery se voit attribuer la quatrième fleur par un jury national[réf. nécessaire].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Chamayots et les Chamayotes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 426 habitants[Note 3], en augmentation de 8,4 % par rapport à 2013 (Marne : −0,45 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620574617630641625623606581
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
537529532471473469527527507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503487437433383363349332321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
345362365394383400392391384
2017 2018 - - - - - - -
416426-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés par le regroupement scolaire de Chamery/Sermiers[réf. nécessaire]. Pour le secondaire, ils fréquentent le collège Raymond-Sirot de Gueux[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Pour la santé on peut faire appel aux cabinets médicaux de Rilly-la-Montagne, Pargny-lès-Reims ou Gueux, sur ces mêmes lieux se trouvent des pharmacies.

Vie associative[modifier | modifier le code]

L'association majeure de Chamery est « la jeunesse de Chamery ». La cohésion de ce village se fait grâce aux jeunes qui, en fin d'année, se rendent chez les habitants nourrissant ainsi le dialogue intergénérationnel[réf. nécessaire].

Cultes[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le culte catholique, le village dépend de la paroisse du Mont-Saint-Lié (presbytère à Ville-dommange). Chamery conserva un presbytère et un curé en résidence jusque 1986, date du regroupement avec la paroisse alors de Ville-dommange.

Économie[modifier | modifier le code]

Chamery est une commune de l'appellation Champagne. Au cœur de la Montagne de Reims, elle est traversée par la route touristique du Champagne. Le village possède 198 hectares de vignes pour 101 exploitants. Voici la répartition des cépages : 25 % chardonnay ; 47 % pinot meunier ; 28 % pinot noir.

Ainsi la principale activité économique reste la vigne. Les centres de pressurage sont la coopérative pour moitié et une bonne dizaine de pressoirs particuliers pour le reste.

Les commerces sont essentiellement ambulants, il faut noter un dépôt de pain du boulanger de Sacy, le matin sur le village[réf. nécessaire].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Chamery[23] date pour les parties les plus anciennes du XIIe siècle et les plus récentes du XVIe siècle. Cependant l'église renferme des objets de siècles plus récents notamment des toiles du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.

L’église possède également un très beau retable du XVe siècle et trois autels avec fleurs de lys de la même époque.

Le clocher mesure 57 mètres de haut, il est selon l'architecte des bâtiments de France, le plus haut du département de la Marne. Trois cloches ornent ce temple récemment rénové, elles se nomment Ponce Elisabeth, Poncette Marie et Jean-Baptiste Catherine et datent de 1819. Le clocher fut rénové en 2011 et a ainsi permis aux cloches de sonner à nouveau. La façade a été rénovée en 2015/16.

La mairie est l'œuvre de l'architecte Tortrat, de Reims (1851-1855)[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nicolas Perseval, L'Union des trois ordres, c. 1789.
  • Le peintre Nicolas Perseval, né en 1745 à Chamery, fit une carrière d'artiste-peintre régional et notamment à Reims où il meurt en 1837. Sa fille Marguerite Perseval, artiste-peintre elle aussi, se marie avec un notaire, maître Doyen, d’où naît le docteur Octave Doyen, maire de Reims de 1881 à 1884. Ce dernier est le père du docteur Eugène Doyen, médecin français qui a introduit le cinématographe dans la médecine. Marguerite Perseval épouse en secondes noces Jean Hubert Rêve, artiste-peintre, dont Chamery possède l'une des œuvres. Une rue de Reims porte le nom du peintre.
  • Le docteur Jean-Baptiste Duguet : né en 1837 à Chamery, il commença ses études de médecine à Reims, puis se fit admettre comme externe des hôpitaux de Paris. Après une brillante carrière, membre de l’Académie de médecine en 1890, il devint son vice-président. Il meurt à 76 ans en 1914. Commandeur de la Légion d'honneur[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Édouard de Barthélémy, Notice historique et archéologique sur les communes du canton de Verzy, .
  9. Pol Gosset, Notes généalogiques tirées des registes paroissiaux du canton de Verzy, Reims, 1911, p7
  10. Registres de conseils, collection communale depuis 1788.
  11. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  12. Journal officiel du 8 juin 1921, p. 6602.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Les maires de Chamery », sur Maires de France GenWeb (consulté le 31 décembre 2012).
  15. « A Chamery, le maire s’en va,son premier adjoint reste », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2020) « Maire de Chamery depuis 1995, Philippe Feneuil a décidé de ne plus se représenter ».
  16. « Philippe Feneuil, un militant de la ruralité dans les rangs de l'UMP : Syndicaliste viticole, "fort en gueule", il vient d'être élu conseiller régional », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2020).
  17. Hélène Constanty, « Le vigneron et l'amie des commerçants », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2020).
  18. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 2 septembre 2015).
  19. « Municipales à Chamery : Jean-Marie Allouchery candidat à sa succession : Le maire de Chamery a décidé de briguer un nouveau mandat. Il cherche des candidats pour le rejoindre », L'Union ,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2020) « Élu depuis 1998, Jean-Marie Allouchery a déjà effectué deux mandats et demi en tant que conseiller et maire de Chamery, succédant à Philippe Feneuil en 2014 ».
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Église Saint-Pierre-Saint-Paul à Chamery », notice no PA00078654, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Les mairies du département de la Marne, Champagne Généalogie, no 125, 4e trimestre 2009
  25. « DUGUET, Nicolas Jean Baptiste », base Léonore, ministère français de la Culture.