Chambornay-lès-Bellevaux

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Chambornay-lès-Bellevaux
Chambornay-lès-Bellevaux
La chapelle Saint-Justin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Rioz
Intercommunalité Communauté de communes du Pays riolais
Maire
Mandat
Dominique Peyreton
2014-2020
Code postal 70190
Code commune 70118
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2016 en augmentation de 9,58 % par rapport à 2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 29″ nord, 6° 06′ 26″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 332 m
Superficie 5,89 km2
Localisation

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Chambornay-lès-Bellevaux est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chambornay-lès-Bellevaux est situé en bordure de la rivière l'Ognon.

Le village est construit sur deux niveaux :

  • la partie basse autour de la source de la Doye qui alimente un lavoir couvert d'un toit de tuile soutenu par des colonnes en fonte et une fontaine ronde et se transforme ensuite en un petit ruisseau qui va se jeter dans l'Ognon quelques centaines de mètres plus loin[1].
  • la partie haute sur le flanc d'un petite colline qui se prolonge à l'ouest par le mont Saint-Justin surmonté d'une chapelle datée du Xe siècle et inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. C'est tout près de là que s'étaient établis les premiers habitants de Chambornay, avant de redescendre vers le point d'eau de la Doye. Au nord-ouest, un deuxième massif forestier, le Chanois constitue avec le précédent un ensemble de 160 ha de forêts administrées par l'office national des forêts.

En arrivant par l'ouest, par la D31, depuis le mont Saint-Justin, on découvre les premières maisons du village, dont une maison-forte avec une tour, l'église Saint-Germain datant du XIIe siècle avec le cimetière autour. La rue Saint-Germain, bordée de caniveaux en pavés, descend vers la place des Lavandières.

Au nord, se trouve le château-Gaillard, ancienne maison-forte remontant au Moyen Âge. Au delà, ce sont des champs et des bois avec au nord-est le massif du Châtelard et le lieudit la Craye" point culminant du village.

Au sud, une plaine enrichie des alluvions de l'Ognon, borde le village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Traitiéfontaine Cirey Rose des vents
Neuvelle-lès-Cromary N Valleroy
(Doubs)
O    Chambornay-lès-Bellevaux    E
S
Aulx-lès-Cromary Thurey-le-Mont
(Doubs)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bellevaux : Le toponyme Bellevaux trouve son origine dans la qualification du paysage, à savoir une « Belle vallée, beau vallon », du latin bella, signifiant « belle », et vaux qui désigne un vallon, qui est à l'origine un mot féminin.

La référence à Bellevaux (Bella Vallis) provient de la présence de l'abbaye Notre-Dame de Bellevaux fondée en 1119, à l'est du village (territoire de la commune voisine de Cirey), dont les moines jouèrent un grand rôle dans l'économie locale[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes du Pays Riolais.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Rioz[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton s'accroît et passe de 27 à 52 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré dès 1994 au SIDE (Syndicat intercommunal de développement économique) devenu la communauté de communes du Pays riolais (CCPR), créée le .

Elle bénéficie ainsi des services mis en place par la CCPR (Crèches, péri-scolaire, scolaire, ordures ménagères, SPANC, piscines, transport à la demande...).

Politique locale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend 11 membres. Le maire élu en 2014 est M. Dominique Peyreton qui a succédé à M. Bernard Grosjean qui après trois mandats a décidé de ne pas se représenter. Le premier adjoint est M. Jean-Louis Perrey, le second Jean Beauprêtre. Ce conseil est composé essentiellement de nouveaux élus. Le maire est le seul élu restant de l'ancienne équipe, deux conseillers ont, dans le passé, fait déjà un mandat. Il comprend également quatre femmes qui ont choisi de s'investir dans les affaires municipales[réf. nécessaire].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1975 juin 1995 Daniel Januel    
juin 1995 2014[4] Bernard Grosjean PS Vice-président de la CC Pays riolais[5] ( ? → 2014)
mars 2014[6] En cours
(au 13/7/2015)
M. Dominique Peyreton    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2016 d'une station d'épuration de type rhizosphère plantée de roseaux, qui rejette les eaux purifiées dans le ruisseau voisin[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 183 habitants[Note 1], en augmentation de 9,58 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350366326308319295305308310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
274274266240225237230208196
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
216199191177157158151121138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
10910199110116143154156173
2016 - - - - - - - -
183--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative[modifier | modifier le code]

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La commune est animée par deux associations : La Doye et la Chambouna. Chaque année, la Doye organise la fête de la musique, un vide-greniers en septembre, la fête de la Saint-Germain[11] début octobre et l'arbre de noël des enfants. La Chambouna organise des concerts et un souper dansant dont les bénéfices vont à la réfection du patrimoine.

Il existe aussi une ACCA qui réunit les chasseurs du village.

Économie[modifier | modifier le code]

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Il y avait encore 11 agriculteurs en 1975. Il n'en reste plus en 2014. Toutes les exploitations ont été reprises en fermage par des exploitants extérieures au village.

Trois entreprises artisanales ou de services sont installées en 2014 : un couvreur, un installateur de fermetures, volets, fenêtres et une manucure itinérante.

La plupart des salariés travaillent à Besançon ou à Vesoul, les deux grandes villes distantes d'une trentaine de kilomètres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine-lavoir-abreuvoir.
  • La chapelle Saint-Justin du Xe siècle. Toit en lauzes. En fait, il s'agit du chœur d'un édifice plus important qui subsista jusqu'au milieu du XIXe siècle[12]. La remise en état de la toiture en laves (pierres plates de Bourgogne) s'est achevée en 2014[13] avec l'aide financière du département de la Haute-Saône, de la DRAC, de la région de Franche-Comté, de l'association des Vieilles Maisons Françaises (VMF), de la Fondation du Patrimoine et de l'association la Chambouna[14] qui a été créée pour aider à la rénovation du patrimoine communal.
  • Église Saint-Germain, du XIIe siècle. Le chœur date du XIIe, le reste de la nef est plus récent. Le clocher pyramidal était un clocher comtois en dôme jusqu'à la fin du XIXe. À l'intérieur, une chaire classée, des tableaux, des objets de culte et des statues en bois polychrome dont certaines sont classées. La chapelle latérale a été rénovée par des bénévoles. Il reste à rénover la nef, les murs, les boiseries et la sacristie.
  • Lavoir et fontaine sur la place des Lavandières : Le lavoir a été restauré à la fin des années 90 ainsi que la fontaine ronde qui, en été, crache de l'eau pompée dans le ruisseau.
    Des lampes mettent en lumière le lavoir et sa charpente en bois dès la tombée de la nuit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Tourisme à Chambornay-lès-Bellevaux : lien vers le site de l'Office de Tourisme au Pays des 7 Rivières: www.tourisme7rivieres.fr

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le ruisseau fait sa toilette », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Le ruisseau la Doye, qui prend sa source au lavoir au centre du village et qui se jette quelques centaines de mètres plus loin dans l’Ognon, vient de faire une grande toilette. C’est la CCPR (communauté de communes du Pays riolais) qui mène l’opération dans le cadre d’un plan pluriannuel qui a déjà vu plusieurs ruisseaux du territoire communautaire, plus ou moins importants, prendre de nouvelles couleurs ».
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Les maires de Chambornay-lès-Bellevaux », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 27 octobre 2016).
  4. « Bernard Grosjean laisse sa place de maire après trois mandats », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Après vingt-cinq ans au service de la collectivité, Bernard Grosjean a pris la décision de ne pas se présenter aux prochaines élections municipales.
    En 1989, il fait un mandat en tant que conseiller municipal puis il est élu une première fois maire en 1995. Il garde la confiance de ses administrés durant trois mandats successifs à cette même fonction »
    .
  5. « La communauté de communes du pays Riolais », Communautés de communes, Pays des 7 rivières, avant 2014 (consulté le 27 octobre 2016).
  6. « Dominique Peyreton, nouveau maire », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Le maire sortant, Bernard Grosjean ne s’étant pas représenté, Dominique Peyreton était le seul des anciens conseillers municipaux à se représenter et seul candidat. Il a été élu au premier tour par le nouveau conseil municipal de Chambornay, installé le 28 [mars] ».
  7. « Portes ouvertes à la station d’épuration », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Le projet, qui date d’avant les dernières élections municipales, avait à l’époque suscité quelques polémiques et on aurait pu s’attendre à ce que partisans et détracteurs viennent au moins pour voir la réalisation finale et en comprendre le fonctionnement ».
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Beaucoup de gagnants pour la St-Germain », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  12. « La chapelle Saint-Justin », notice no PA70000062, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « La chapelle Saint-Justin coiffée de neuf », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Les travaux ont débuté il y a presque un an. Il s’agit de refaire à l’identique la toiture en lauzes de la chapelle St-Justin, située une centaine de mètres avant l’entrée du village ».
  14. « Une soirée au profit de la chapelle Saint-Justin », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).