Chadurie

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Chadurie
Chadurie
Vue du bourg depuis le sud-est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Jean-Michel Arvoir
2014-2020
Code postal 16250
Code commune 16072
Démographie
Gentilé Chaduriens
Population
municipale
508 hab. (2017 en diminution de 1,17 % par rapport à 2012)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 47″ nord, 0° 08′ 18″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 201 m
Superficie 16,42 km2
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chadurie
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Chadurie

Chadurie est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chaduriens et les Chaduriennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chadurie est une commune située à 17 km au sud d'Angoulême.

Elle est aussi à 7 km de Mouthiers-sur-Boëme, 9 km de Blanzac, 11 km de Montmoreau et de Villebois-Lavalette[2].

La D 674, route d'Angoulême à Libourne, borde la commune à l'est et passe à 1,5 km du bourg. La D 5, route de La Rochebeaucourt à Barbezieux par Villebois et Blanzac traverse la commune d'est en ouest et passe près du bourg, ainsi que la D 22 de Villebois à Châteauneuf un peu plus au nord.

D'autres routes départementales de moindre importance traversent la commune, dont la D 438 qui passe au bourg, et la D 46 au sud de la commune en direction de Pérignac[3].

La ligne Paris-Bordeaux traverse la commune, mais les gares les plus proches sont celles de Montmoreau et d'Angoulême. La gare de Charmant situé en limite est de commune n'offre plus d'arrêt.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est dispersé et la commune compte de nombreux hameaux et fermes. Sainte-Aquitière et la Berche sont au pied du bourg sur la route de Villebois à Blanzac. Plus au nord, on trouve Puygâti. Au sud, on trouve chez Bignon, ainsi que Bois-Rond sur la route d'Angoulême à Libourne, et la Meulière au sud-ouest en limite de commune, le Pin à l'ouest du bourg, etc. Le bourg n'est pas plus gros qu'un hameau[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chadurie
Voulgézac Fouquebrune
Bécheresse Chadurie Boisné-La Tude
Pérignac Montmoreau

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune de Chadurie est dans la zone calcaire du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud de la Charente.

On trouve le Coniacien et le Santonien sur la partie nord de la commune, le Coniacien dans les zones plus basses. Le sud de la commune est occupé par le Campanien, et une cuesta assez creusée et par paliers faisant face au nord et qui passe au bourg marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement d'est en ouest dans tout le Sud-Charente, entre Gurat et le sud de Cognac, par Jurignac et Bouteville.

Les sommets boisés au sud et à l'ouest de la commune sont recouverts de dépôts du Tertiaire (Lutétien et Cuisien), composé de galets, sables et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire. On trouve aussi des colluvions du Pléistocène (sables argilo-calcaires) par endroits sur les flancs (chez Baron)[4],[5],[6].

Le relief de la commune est assez vallonné. Le point culminant est à une altitude de 201 m, situé en limite sud près du réservoir de la Croix de Verdelette. Le point le plus bas est à 78 m, situé le long de la Boëme au nord, au pied du logis de Puygâti. Le bourg, construit sur un éperon allongé, est à 150 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Boëme, cours d'eau qui se jette dans le fleuve Charente, commune de Nersac, et dont le débit a alimenté moult moulins et usines, prend sa source dans la commune, au sud-ouest du bourg et coule vers le nord. De nombreux ruisseaux temporaires s'écoulant des vallons escarpés à l'ouest du bourg la rejoignent. Elle passe aussi à Saint-Aquitière, la Berche et Vesne, avant d'être rejointe à sa sortie de la commune par le ruisseau des Tempes qui arrive de Charmant.

Le ruisseau de Chaverrut, appelé Arce plus en aval, est un affluent du , sous-affluent de la Charente. Il prend sa source au sud de la commune et se dirige vers le sud-ouest.

La limite sud-est de commune est aussi la ligne de partage des eaux entre Charente et Dordogne.

Il faut aussi signaler de nombreuses petites retenues d'eau au sud autour de Bois-Rond, favorisées par la nature imperméable du sol sur ces hauteurs et permettant l'irrigation[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chadurie est attesté par les formes anciennes Cadureia en 1030-1044, Catureia en 1110[7], Chadureya en 1298, Chaduria en 1293[8].

L'origine du nom de Chadurie remonterait au mot gaulois caturiea signifiant villa, comme Cadrieu dans le Lot[9].

Une voie romaine traversait le territoire communal. En gaulois, Caturedia signifierait « ville des guerriers montés » : catu-, terme de nom gaulois, combat; -redia-, terme de nom de lieu, dérivé de la racine red, conduire, qu'on retrouve dans reda (voiture à quatre roues)[10], ou, plus simplement « conducteur de char »[11]

Une autre origine du nom a été proposée. Le petit bourg de Chadurie est situé près de la plus haute source de la Boëme et doit à cette position son nom, anciennement écrit Chapdourie (chef du ri, ou chap dou ri en occitan[Note 1] signifiant « tête du ruisseau »)[12],[13]. Toutefois, les formes anciennes infirment cette explication.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chadurie était au bord du chemin Boisné, ancienne voie romaine reliant Saintes à Périgueux, et une ruine, aujourd'hui disparue, d'époque romaine, appelée Prison des Romains et figurant encore sur le plan cadastral, atteste l'ancienneté de ce village[14],[15].

Michon avait retrouvé des traces de cet édifice près de la Berche. Au XIXe siècle, c'était encore un petit édifice carré construit en petit appareil, au sommet d'une colline dominant le chemin Boisné, qui avait encore une salle voûtée[16],[17].

L'archéologie aérienne a aussi révélé à la Berche des traces de fossés antiques. Cet endroit pourrait être le Sarrum de cette ancienne voie romaine[18],[12].

Aux XVIe et XVIIe siècles, Chadurie était le siège d'un fief appartenant à la famille noble de Laage, qui formaient deux seigneuries : Chadurie et Puygaty. Chadurie relevait de la justice de Montmoreau[19].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant de Blanzac à Lavalette, et un arrêt était situé à Sainte-Acquitière.

C'est aussi à Sainte-Acquitière que se tenaient des foires chaque 17 du mois, depuis longue date[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Chadurie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
depuis 1999 En cours Jean-Michel Arvoir   Artisan rural

Chadurie a rejoint la communauté de communes d'Horte et Lavalette le 1er janvier 2013[20].

Auparavant elle a été auparavant à la CC du Blanzacais, puis en 2012 à la CC des 4B[21], et intégrera la communauté de communes Tude et Dronne le 1er janvier 2017[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2017, la commune comptait 508 habitants[Note 2], en diminution de 1,17 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
798766911862809809804764730
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
726732686675662643559560520
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
554595526510521511459470517
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
449408417474484512517521509
2017 - - - - - - - -
508--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Chadurie en 2007 en pourcentage[26].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
0,0 
6,8 
75 à 89 ans
10,0 
11,2 
60 à 74 ans
10,0 
23,1 
45 à 59 ans
20,4 
22,7 
30 à 44 ans
25,2 
10,8 
15 à 29 ans
10,7 
24,7 
0 à 14 ans
23,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[27].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le sol communal est partagé principalement entre bois et culture céréalière intensive (maïs et blé).

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[28].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chadurie possède une école élémentaire comprenant deux classes. Le secteur du collège est Blanzac[29].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin.

L'église paroissiale Saint-Saturnin a été construite au XIIe siècle. Sa nef fut revoûtée en briques en 1856, puis en 2005. Le clocher, victime de la foudre, fut remonté en 1874. L'une des cloches eut pour parrain le maire d'alors, Antoine Seguin, en 1875. Il est à remarquer que l'abbé Michon, fondateur de l'école des Thibaudières, fut curé de Chadurie en 1837[30]. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1925[31].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de Puygâty a été construit sous Louis XI aux environs de 1465, il devint la seigneurie de Chadurie. Grâce à la famille de Laâge, qui le gardera plus de deux siècles, et à M. de Arceluz, sauveur et restaurateur de ce logis, il a été inscrit aux monuments historiques en 1987[32].

Le logis des Thibaudières est une bâtisse de style Renaissance, avec un toit à la Mansart, ayant appartenu à la famille de La Laurencie. L'abbé Michon y fonda une école pour enfants défavorisés de 1832 à 1838, avant de fonder la congrégation Notre-Dame des Anges à l'abbaye de Puypéroux[30]. Aujourd'hui ce logis est devenu le siège de la congrégation religieuse les Oblates de Saint-Benoît qui l'ont transformé en maison de retraite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Delphine Lamy, « La commune continue de veiller sur son école », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 19 février 2016)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 36,125
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 58,197,282
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 129.
  10. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  11. F. Maron, Chadurie au fil du temps, 1991.
  12. a et b Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, Niort, L.Clouzot, , 127 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 83
  13. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  14. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton, , 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 209
  15. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 107
  16. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 193
  17. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 73
  18. Jacques Dassié, Archéologie aérienne. Patrimoine archéologique et touristique des Charentes, Joué-lès-Tours, éd. Alan Sutton, , 176 p. (ISBN 2-84253-607-X), p. 52-53
  19. Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982), , 411 p., p. 227
  20. « La médiathèque devant les élus communautaires », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 19 février 2016)
  21. « Les élus votent les travaux de l'année », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 19 février 2016)
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  26. « Evolution et structure de la population à Chadurie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  28. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Liste des communes par circonscriptions », (consulté le 6 décembre 2015)
  29. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 9 avril 2011)
  30. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 95-96
  31. « Église de Chadurie », notice no PA00104270, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Logis de Puygâty », notice no PA00104271, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]