Chaabat El Leham

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Chaabat El Leham
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Noms
Nom algérien شعبة اللحم
Nom amazigh ⵛⴰⵄⴱⴰⵜ ⵍⵃⴻⵎ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Aïn Témouchent
Daïra Daïra d'El Malah
Président de l'APC Mohamed Abid
Indicatif 043/70/01/34 et 043/70/01/06
Démographie
Population 14 730 hab.
Densité 221 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 20′ 10″ N 1° 06′ 04″ O / 35.336077, -1.10106335° 20′ 10″ Nord 1° 06′ 04″ Ouest / 35.336077, -1.101063
Superficie 66,62 km2
Localisation

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Chaabat El Leham

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Chaabat El Leham

Chaabat el leham, anciennement Chabat el Leham (entre 1874 et 1901) et Laferrière (entre 1901 et 1964), est une commune algérienne de la daira El maleh et wilaya d'Aïn Témouchent, située à 5 km au nord-est du chef-lieu de la wilaya.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chaabat El Leham
Ouled Kihal Terga • El Malah Hammam Bou Hadjar
Sidi Ben Adda Chaabat El Leham Chentouf
Aïn Témouchent Aïn Témouchent Chentouf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est constitué de la base d'une chaâba dans un oued ( petit fleuve ) sortie du village vers hamam bou hadjar à 500 m, issu de l'arabe signifiant « arbre », et du composant el-leham, signifiant « la chair ( viande) », issu également de l'arabe. Le nom complet de la localité signifie donc : Chaabat El Leham « arbre de la chair »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, l’aîné des Barberousse, le guerrier Arroudj est exécuté près de Chaabat el Leham.

Après l'attaque, sans succès, d'Oran, tenue par les Français, du 3 au 8 mai 1831 par l'Émir Abd El Kader, il s'ensuit une période de 17 ans de luttes.

Le 6 juillet 1836, l'Émir Abd El Kader lance ses troupes basées à Aïn Témouchent sur les soldats français. Le 10 juillet le Général Bugeaud contre-attaque. En arrivant au lieu de Chabat el leham aux portes d'Aïn Témouchent, les troupes françaises découvrent un sol parsemé d'ossements humains blanchis par le temps. Les habitants expliquent aux soldats Français que trois siècles auparavant les Espagnols de la Reconquista et les Ottomans (Turcs) de Tlemcen s'étaient livrés à une terrible bataille faisant des milliers de morts, au quinzième siècle

Le village-centre est fondé par un décret du 29 septembre 1874 sous le nom de Chabat el Leham[2], sur le territoire de la commune mixte d'Aïn Témouchent, et « sur un plateau...un banc épais de calcaire entremêlé de tuf poreux et de roches basaltiques désagrégées. »[3], sur un territoire de 2 600 hectares. Il est érigé en commune de plein exercice en 1885, et son territoire, agrandi d'une partie des douars de Souf el Tell et de geddara, passe à 7 775 hectares[4]. En 1901, Chabat el leham prend le nom de « Laferrière » de Edouard Laferrière (1841-1901), jurisconsulte français, gouverneur général de l'Algérie de juillet 1890 à 1900.

Chaabat El Leham fait partie de la wilaya d'Aïn Témouchent depuis 1984.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rue de la Mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Avant l’indépendance :

  • BERNARD Émile de 1886 à 1895 (8 ans)
  • COMBES Pierre de 1895 à 1900 (4 ans)
  • JOUCLAS Pierre de 1900à 1908 (8 ans).
  • BONS Julien-Gabriel de 1908 à 1927 (18 ans) (élu le 12/05/1908 au 08/08/1927).
  • LUY BROUSSET Léopold de 1927 à 1929 (2 ans)
  • LAUQUE Alexandre de 1929 à mai 1935 (6 ans)
  • CARME Frédéric de 1935 à mai 1944 (10 ans)
  • GROS Jean-Émile de 1944 à 1945 août (1 an)
  • LUY Félix de 1945 à 1958 mars (12 ans)
  • CARME Marcel de 1958 à 1959 avril (1 an)
  • ROL Marcel de 1959 à 1962 (3 ans)

Après l’indépendance :

  • BENHAMIDA
  • AIT ZAOUCHE
  • ZIADI
  • MOUEDEN SAID
  • BENYETTO
  • MELIANI
  • ABID mohamed (agent)
  • AMRANE (DEC)
  • Said BAHI (DEC)
  • Moulay MELIANNI
  • AOUGAD Bouhadjar
  • ABID Mmohamed (agent d’académie)

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Polyclinique et urgences.

Chabat El Leham est une ville agropastorale, on y trouve le marché du vendredi soir et samedi matin, cinq pharmacies privées, cinq salons de café, deux postes de gendarmerie et quatre hammams.

C'est aussi une ville industrielle, avec une usine se nommant ENATUB (ex Société Commerciale et Minière pour l'Afrique de Nord) qui a pour activité la fabrication de tuyaux en béton précontraint, une carrière de gravier et sable, une usine Henkel et entreprise de carrelages et la grande entreprise d'eau (EPEOR).

Éducation[modifier | modifier le code]

Il y a sept écoles primaires, deux CM, un lycée ainsi qu’un centre de formation professionnelle (CFPA ; école des travaux public en bâtiment) situé dans la caserne qu’occupait l’Armée française avant l’indépendance.

Religion[modifier | modifier le code]

Le grand jardin public.
La place de Chabat El Leham.

Il y a quatre mosquées de Anas-ibn-malik, Ibn el arabi et une école coranique.

L’ancienne église, à côté de la mairie, est devenue annexe de celle-ci.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe,‎ , p. 92-93
  2. Louis Abadie, Aïn Témouchent de ma jeunesse,‎ , p. 130
  3. Rapport au préfet d'Oran du 20 mars 1874, cité par Louis Abadie, op. cit., p. 129
  4. « Tableau général...des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) », sur gallica.bnf.fr (consulté le 9 décembre 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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