Chaïbia Talal

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Chaïbia Talal
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Chaïbia Talal (en arabe : شعيبيا طلال), née en 1929 à Chtouka et morte le à Casablanca, est une artiste peintre marocaine, représentante de l'art naïf.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1929 à Chtouka près d'El Jadida, Chaïbia grandit à la campagne. Elle se marie à l'âge de 13 ans et fut à veuve et mère de famille à l'âge de 15 ans. Autodidacte, elle peint à partir de 1963 après avoir entendu en rêve une voix lui dire : « Chaïbia prends les couleurs et peins ! »[réf. nécessaire]. Le critique d'art Pierre Gaudibert voit ses toiles et l'encourage. Elle expose pour la première fois en 1966 au Goethe-Institut de Casablanca, puis à Paris, au musée national d'Art moderne, au Salon des indépendants, au Salon des surindépendants, à la galerie Soltice, à la FIAC, au Salon de mai, à la Biennale de La Havane, au Salon d'Automne, etc

[1]

Elle a exposé avec Corneille, Gaston Chaissac, Aloïse, Augustin Lesage, Adolf Wolfli, Noël Fillaudeau[1].

Ses œuvres sont présentes à l'Institut du monde arabe à Paris, à la Collection de l'art brut à Lausanne, au Fonds national d'art contemporain à Paris, au musée d'art vivant à Tunis, à la Fondation Cérès Franco à Lagrasse, au Site de la Création Franche à Bègles et au musée de l'Art en marche à Lapalisse[1].

Elle expose au Japon, aux États-Unis, dans les pays scandinaves, en Angleterre, en Italie. En mai 2003, elle reçoit à Paris la médaille d'or de la Société académique française d'éducation et d'encouragement Arts Sciences Lettres[1].

Chaïbia Talal meurt le à Casablanca d'une crise cardiaque[2].

Hommage[modifier | modifier le code]

  • La journaliste Nicole Arbousset : « La peinture de Chaïbia devient de plus en plus expressive tendant vers l'essentiel : sa propre vision du monde. »[réf. nécessaire]
  • Fatima Mernissi, écrivaine marocaine, lui a adressé une lettre d'hommage intitulée Chaïbia ou la sincérité à la source de l'art.
  • Youssef Britel,Chaibia, la paysanne des arts, long métrage projeté dans le cadre du 16e Festival national du film de Tanger[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachid Hallaouy, « L'art naïf s'expose à Rabat : Chaïbia est sa propre source d'inspiration », Le Matin,‎ .
  • Osire Glacier, « Chaïbia Tallal (1929, 2004) », etudesmarocaines.com,‎ .
  • Abdellah Cheikh, « Chaïbia au Grand Palais-Champs Élysées à Paris », La Vie marocaine, 22 juillet 2009.
  • Chaïbia Tallal, « The Artist’s Voice », traduction Fatima Mernissi, in Images of Enchantment, Visual and Performing Arts of the Middle East, Le Caire, éd. Sherifa Zuhur, The American University in Cairo Press, 1998, p. 183-186 lire sur Google Livres.

Liens externes[modifier | modifier le code]