Châteaufort (Alpes-de-Haute-Provence)

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Châteaufort
Pigeonnier à Châteaufort
Pigeonnier à Châteaufort
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Nicolas Jaubert
2014-2020
Code postal 04250
Code commune 04050
Démographie
Gentilé Castelfortois
Population
municipale
28 hab. (2014)
Densité 2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 29″ nord, 6° 01′ 01″ est
Altitude Min. 541 m
Max. 1 280 m
Superficie 13,73 km2
Localisation

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Châteaufort est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Castelfortois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline escarpée à 638 mètres d’altitude, dominant la vallée de la Sasse et fermant la vallée[2],[3].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Châteaufort et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Châteaufort sont La Motte-du-Caire, Clamensane, Valavoire, Saint-Geniez, Valernes, Nibles.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne.

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée.

Lors de la glaciation de Riss, une diffluence du glacier de la Durance envahit la vallée du Sasse, et recouvre la quasi-totalité de la commune. Seuls les sommets de Saint-Laurent et de la Brèche d’Entraix émergeaient. Lors de la glaciation de Würm, l’extension du glacier est bien moins importante, et aucune partie de la commune n’est recouverte[7].

Relief[modifier | modifier le code]

Le terroir de Châteaufort s’étend en rive gauche du Sasse, occupant plusieurs vallées inférieures de torrents affluents du Sasse, mais en s’élevant rarement jusqu’aux crêtes. À l’ouest de la commune, partie du territoire située au sud du Sasse, le terrain vallonné forme un bassin dont le relief s’élève vers le sud jusqu’au Gourras (1 352 m au point culminant, mais la limite de la commune passe en dessous) ; de l’autre côté, le paysage est fermé par la crête de la montagne de Gâche, orientée est-ouest et dépassant les 1 300 m[2].

Le territoire de Châteaufort fait ensuite un coude vers le nord : le paysage est fermé à l’est par le Grand Adroit, colline isolée qui se trouve dans la commune de Saint-Geniez. En allant vers le nord, on trouve ensuite la colline de Saint-Laurent et la crête rocheuse du Grand Font (1 126 m) entre les vallées du ravin de Terre-Basse au sud et du riou d’Entraix au nord ; puis le Serre de la Vache qui culmine au sommet des Moulières (871 m), et le Blacus, isolé à 906 m. Enfin, le terrain situé au nord du riou d’Entraix et du Blacus est vallonné, sans éminence notable[2].

Parmi les collines qui se trouvent à proximité du lit du Sasse, celles de Giraudon (775 m), du village de Châteaufort (638 m), l’extrémité ouest du Serre de la Vache (794 m)[2].

Les principaux cols sont des cols pédestres : le col des Aubrettes (925 m) et la Brèche d’Entraix (1 035 m), qui relient le bassin de Châteaufort à la vallée du Riou d’Entraix[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le terroir de Châteaufort forme un coude, suivant le cours du Sasse. Au sud de Châteaufort, on compte de très nombreux ravins où coulent des torrents intermittents (ravin de Foussouret (en limite de Valernes), ravin des Martins, ravin de Bâtie Vieil), seul ravin de Terre Basse qui coule au pied du village ayant un écoulement pérenne. Plus au nord, le Riou d’Entraix coule du sud-est vers le nord-ouest, puis on retrouve des torrents intermittents, le ravin de Saint-Véran, le ravin de Saint-Vincent, et le ravin de Maynard qui fait la frontière avec Clamensane[2].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Saint-Véran et des Mayols sont éloignés du village et desservis par des routes qui ne passent pas par le chef-lieu[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Châteaufort sont situées à La Motte-du-Caire et à Sisteron[8].

Transports[modifier | modifier le code]

Trois routes départementales desservent la commune de Châteaufort, sans se croiser ; deux se raccordent au réseau à l’extérieur de Châteaufort[2] :

  • la RD 454 s’embranche à Nibles sur la RD 951, route qui dessert la vallée du Sasse. La RD 454 monte au village, puis redescend dans la vallée pour se diriger vers Saint-Geniez ;
  • la RD 804 qui vient de Valernes, dessert le hameau des Mayols et se finit en cul-de-sac ;
  • la RD 804 traverse Châteaufort entre Clamensane et Valavoire ; un rameau s’en détache pour desservir Saint-Véran.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Châteaufort est en zone 1a (risque très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[10]. La commune de Châteaufort est également exposée à trois autres risques naturels[10] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée du Sasse) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Châteaufort n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[11].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] et le Dicrim n’existe pas non plus[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de la localité est une francisation du nom nord-occitan apparu pour la première fois vers 1030 (Castro forti)[13].

Selon le couple Fénié, le toponyme Entraix (utilisé pour deux villages, un torrent [le riou d’Entraix] et la Brèche d’Entraix, un col) est formé sur la racine oronymique préceltique *Tr-[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à neuf personnes, dont deux chômeurs[15]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (cinq sur sept)[16] et travaillent majoritairement dans la commune (quatre actifs sur sept)[16]. L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans l’agriculture, le secteur secondaire étant totalement absent[17].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait deux établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[17].

Le nombre d’exploitations professionnelles est trop faible, et couvert par le secret statistique dans l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture. Il était de trois en 1988[18]. Il s’agit uniquement d’éleveurs ovin[19].

Labels[modifier | modifier le code]

La commune du Châteaufort possède deux labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Huile essentielle de lavande de Haute-Provence et Banon) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Pommes des Alpes de Haute-Durance, Miel de Provence, agneau de Sisteron. La commune est également dans le périmètre des vins des Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[20], mais n'avait, en 2005, aucune production viticole[21]..

L’agneau de Sisteron est une appellation label rouge protégée depuis [22],[23].

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[24][Par exemple ?].

Les pommes des Alpes de Haute-Durance ont obtenu une Indication géographique protégée en 2010[25][Par exemple ?].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait un seul établissement, du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant une personne[17].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un cinq touristes accueillis par habitant[26], malgré l’absence de structures d’hébergement. Les résidences secondaires constituent donc la seule capacité d’accueil[27] : au nombre de 16, elles représentent 60 % des logements[28],[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Châteaufort fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance, et recouvre une partie du massif des Monges. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[30]. Des monnaies romaines des IIIe et IVe siècle, des céramiques, des tegulae attestent de la présence gallo-romaine dans le terroir[3].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1030[31], à l’époque où une motte castrale est élevée[32]. Elle était alors déjà désignée comme de Castro Forti[33]. Très rapidement, les seigneurs, qui rendaient hommage aux comtes de Provence[33], prennent le nom de leur fief (et s’intitulent « de Châteaufort »)[31]. Leur château était construit au sud du village, sur une petite éminence. Une basse-cour était aménagée en dessous, l’ensemble n’excédant pas les 100 m2[34].

Le prieuré ainsi que de vastes territoires relevaient de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui en percevaient les revenus[35]. Au XIVe siècle, les Châteaufort sont coseigneurs avec les Justas, les Valavoire, les Venterol et les Laveno. Quand un Laveno épouse Garsende de Justas, fille de Justas de Peipin, la part de seigneurie sur Châteaufort est incluse dans la dot[31].

La communauté de Châteaufort absorbe au XVe siècle les deux communautés du Castellet d’Entraix (11 feux en 1315) et de La Pène (20 feux en 1297), qui ne se sont pas relevées de la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). Elles relevaient de la viguerie de Sisteron[35]. L’église d’Entraix, consacrée à Notre-Dame-de-Bethléem-et-Saint-Pierre, était un prieuré relevant de Cluny, qui a probablement été abandonné à la fin du XIVe siècle[34].

À l’époque moderne, le village d’Entraix comptait une tuilerie et trois moulins (à farine, à huile et un foulon pour la laine) qui utilisaient tous les quatre l’énergie hydraulique[34]. Son église est constamment en mauvais état et menace ruine en permanence[36].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Rochefort[37], ou Rochefort-sur-Sasse[38].

Au XIXe siècle, la construction de la RD 951, qui se fait en rive droite du Sasse, détourne le trafic qui se faisait auparavant par la route royale, rive gauche et passant par Châteaufort[3] et Entraix entre Sisteron et Valavoire[3].

Comme de nombreuses communes du département, Châteaufort se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, au village chef-lieu et à Saint-Véran[39]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851) qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants[40], ne concernent la commune de Châteaufort[41]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de construire deux écoles neuves[42] et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles furent scolarisées à Châteaufort.

Les derniers habitants d’Entraix abandonnent le village dans les années 1930[34].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture, qui s'est maintenue dans l'entre-deux-guerres mondiales[43], a depuis été abandonnée[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteaufort Blason D’azur au soleil d’or en chef, à l’étoile du même en cœur, au croissant d’argent en pointe, l’étoile accostée des lettres C et F capitales d’or[44].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 9 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[45]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eut qu’un seul tour : Edmond Jaubert a été réélu conseiller municipal au avec le second total de 25 voix soit 96,15 % des suffrages exprimés. La participation a été de 86,87 %. Il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[46].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Élie Richaud[47]    
         
1983[48] 2014 Edmond Jaubert[49],[48]    
mars 2014 en cours
(au 17 avril 2014)
Nicolas Jaubert[48],[50] DVG fils du précédent, ingénieur, éleveur de moutons[48]
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Châteaufort fait partie :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le Caire est une des 34 communes du canton de Seyne depuis 2015, qui totalise 8 377 habitants en 2012. La commune fait partie de l’Arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'Arrondissement de Forcalquier et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Châteaufort fait partie du canton de La Motte-du-Caire de 1801 à 2015, après avoir fait partie du canton de Saint-Geniez de 1793 à 1801[51]. Châteaufort fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[52].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Châteaufort en 2009[53]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 1,60 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 5,29 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 35,81 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 4,69 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[54]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 28 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Châteaufort). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1530 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836
22 feux 9 feux 30 maisons habitées[31] 202 205 157 191 157 230 199
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
236 234 204 201 200 204 173 179 170 176
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
168 163 153 122 114 101 95 64 61 53
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
47 42 29 26 25 30 28 29 23 28
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[33], Ehess[51], Insee à partir de 1968[55],[56],[57],[58])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas d'école primaire publique[59]. Au niveau secondaire, les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[60]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[61],[62].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château fort

À l’embranchement de la RD 951 et de la route qui monte au village, se trouve un ancien relais de poste[63].

Une maison noble, dite ancien château, se trouve à l’entrée du village[64], ainsi qu’un pigeonnier[65]. Le château date probablement du XVIIe siècle : il est doté d’une chapelle de la Sainte-Famille par les seigneurs, les Aguilhenqui[36].

L’église Saint-Laurent, de style roman, est construite au XVIIe siècle, et restaurée en 1826 : son chevet est plat, elle possède un petit clocher-mur[66]. Elle bénéficie de travaux d’embellissement et de restauration à partir de 1707[36]. Elle est orientée au nord-est[36].

Une chapelle se trouve aux Jaumes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Habitants.fr - Le nom des habitants des A.H.P
  2. a, b, c, d, e, f, g et h IGN, Carte topographique de Châteaufort sur Géoportail (consulté le 17 novembre 2013)..
  3. a, b, c et d Nicole Michel d’Annoville, « Châteaufort », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 82.
  4. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale)
  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes
  7. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 33.
  8. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  10. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 9 juillet 2012.
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  12. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 9 juillet 2011.
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 26637, p. 1463.
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 26.
  15. Insee, Dossier local - Commune : Châteaufort (04050), p. 5.
  16. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  17. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15.
  18. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  19. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  20. « Liste des appellations AOC et IGP à Châteaufort », sur INAO
  21. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  22. « Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 », sur agneaudesisteron.fr
  23. « Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron », INAO,
  24. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009
  25. « Les Pommes des Alpes de Haute-Durance obtiennent l'IGP », INAO,
  26. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  27. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  28. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16.
  29. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  30. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  31. a, b, c et d Michel d’Annoville, op. cit., p. 83.
  32. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 31.
  33. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 170.
  34. a, b, c et d Michel d’Annoville, op. cit., p. 84.
  35. a et b Daniel Thiery, « Châteaufort », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 20 décembre 2010, consulté le 6 juillet 2012.
  36. a, b, c et d Michel d’Annoville, op. cit., p. 85.
  37. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 113.
  38. Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. (ISBN 2-906162-73-6), p. 24.
  39. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  40. Labadie, op. cit., p. 16.
  41. Labadie, op. cit., p. 18.
  42. Labadie, op. cit., p. 11.
  43. Paul Minvielle, « La viticulture dans les Alpes du Sud entre nature et culture », Méditerranée, 107 | 2006, mis en ligne le 1er décembre 2008, consulté le 12 juillet 2013.
  44. http://labanquedublason2.com/
  45. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
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