Chénas

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Chénas
Chénas
Panorama de Chénas en 2009.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Saône-Beaujolais
Maire
Mandat
Jacques Duchet
2020-2026
Code postal 69840
Code commune 69053
Démographie
Gentilé Chénaillons
Population
municipale
544 hab. (2018 en augmentation de 0,37 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 47″ nord, 4° 43′ 13″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 515 m
Superficie 8,18 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Mâcon
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Belleville-en-Beaujolais
Localisation
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Chénas

Chénas est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Les habitants de Chénas sont les Chénaillons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vignoble du Moulin à Vent à Chénas en 2009.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chénas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mâcon, une agglomération inter-régionale regroupant 16 communes[4] et 60 022 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (52,7 %), forêts (32,6 %), prairies (14,1 %), zones urbanisées (0,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

L'origine du nom Chénas viendrait soit du fait que le site était planté de chênes « Cassanus » en gaulois ou bien de celui d'un noble romain appelé Canus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Charlemagne en ordonne le défrichement, puis en 1316 Philippe le Long aurait ordonné qu'on y plante des vignes.

Puis vint la Révolution et le , la fête de la Convention fut célébrée sur le site de la cabane des Chasseurs où plus de 6 000 personnes vinrent célébrer la messe sur un autel à quatre faces, quatre messes à la fois.

Après 1870, le vieux bourg est abandonné au profit d'un nouveau bourg. L'ancienne église (dont il ne reste qu'un petit monument rappelant son existence à côté des vignes) est remplacée par l'actuelle église du village datant de 1875.

Vue générale de Chénas au début du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jacques Duchet DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Saône Beaujolais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 544 habitants[Note 2], en augmentation de 0,37 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571609627720700714727758764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
756709761729749714729704681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
667663633536534493470505514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
507465402328372442458530549
2018 - - - - - - - -
544--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture est la principale activé économique de la commune, qui donne son nom à l'un des dix crus du Beaujolais.

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le vin produit à Chénas devint le seul que Louis XIII acceptait de boire[réf. nécessaire].

Le « Chénas pérelle » est arrivé à la cour au hasard d'une rencontre entre le dessinateur Gabriel Pérelle, également directeur des plans et cartes du cabinet du roi, et Jacques de Montmorency, sieur de Belleville (Rhône-Alpes) et maître de ballet du Roi, qui a épousé la veuve de son maître Daniel Rabel. Lorsqu'il[Qui ?] découvrit la région de Saône-et-Loire et du Rhône, il tomba amoureux de leurs paysages et de leurs vignes. Les vignes se trouvaient sur la commune de la chapelle de Guinchay, les terres de Bourgogne étaient sous la couronne du roi Louis XIII.

Aujourd'hui encore, il est possible de trouver son nom sur les bouteilles de vins ; la parcelle de vigne porte encore son nom « Chénas en Pérelle », qui représente 9 hectares de l'appellation. Les dernières traces écrites sont celle du petit-fils Pierre Pérelle, fils de Nicolas Pérelle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin à vent est situé sur la commune voisine de Romanèche-Thorins.

Chénas compte trois châteaux.

  • Le château Lambert construit en 1690 en aval de l'ancien village ; depuis le déplacement de ce dernier il se trouve en amont de l'actuel village. Il est occupé par une famille noble puis vers 1800 par des religieuses. Napoléon y séjourna deux jours en 1811 sur le chemin de L'Espagne.
  • Le château de la coopérative du début du XIXe siècle possède des caves impressionnantes qui se visitent.
  • Le château des Michelons est un petit édifice d'origine moyenâgeuse ou Renaissance.
  • Les ruines d'une mystérieuse tour appelée « cabane des chasseurs » dont on ne sait rien, domine Chénas depuis la montagne Rémont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis XIII était un fervent amateur du vins produit à Chénas, ce fut le seul dit-on qu'il acceptait à sa table.
  • Napoléon Ier y séjourna deux jours en 1811, au château Lambert, à l'époque relais de poste alors qu'il était sur le chemin de l'Espagne.
  • L'abbé Jean-Louis Roux, dit Loys (1882 – 1970), curé de Chévas de 1937 à 1959, connu pour ses photographies faites pendant la Grande Guerre au 23e Régiment d'Infanterie. Une esplanade à son nom est inaugurée devant l'église de la Trinité le .
  • Étienne Broch d'Hotelans est né à Chenas. Capitaine d'infanterie pendant la Première Guerre Mondiale, il fut porté disparu le 1er septembre 1914, son corps sera retrouvé et identifié en 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Mâcon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 30 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 30 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.