Chèvrefeuille bleu

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Lonicera caerulea

Le chèvrefeuille bleu (Lonicera caerulea), qu'on appelle aussi camérisier bleu (ou camerise), ou encore haskap, est une espèce de chèvrefeuille originaire des régions tempérées de l'hémisphère nord.

Description[modifier | modifier le code]

Le chèvrefeuille bleu est un arbrisseau caduc mesurant de 1,5 à 2 m de haut.

Ses feuilles sont opposées, de forme ovale, de 3-8 cm de long et 1-3 cm de large, vert glauque, un peu cireuse.

Les fleurs sont de couleur blanc jaunâtre, 12-16 mm de long, avec cinq lobes égaux, elles sont produites en paires sur les turions.

Les fruits sont des baies pruineuses de couleur bleue à noire d'environ 1 cm de long sur 0,5 cm de diamètre (taille qui peut varier selon les cultivars).

Variétés[modifier | modifier le code]

Il existe neuf variétés, considérées comme des sous-espèces par certains auteurs :

  • Lonicera caerulea var. altaica. Asie du Nord.
  • Lonicera caerulea var. caerulea. Europe.
  • Lonicera caerulea var. cauriana. Amérique du Nord.
  • Lonicera caerulea var. dependens. Asie centrale.
  • Lonicera caerulea var. edulis. Asie de l'Est.
  • Lonicera caerulea var. emphyllocalyx. Asie de l'Est.
  • Lonicera caerulea var. kamtchatica[1]. Asie du Nord. Aussi appelé « Baie de Mai ».
  • Lonicera caerulea var. pallasii. Nord de l'Asie et de l'Europe.
  • Lonicera caerulea var. villosa. Asie de l'Est.

Culture et utilisation[modifier | modifier le code]

Les variétés edulis, emphyllocalyx et kamtschatica sont parfois cultivées pour leurs baies comestibles au goût agréable proche de la myrtille. Riches en vitamine B et C, elles se dégustent nature ou en gelée.

Il est assez difficile d'en trouver des cultivars dans les catalogues français ou européens mais depuis quelques années on peut trouver des Cv tels que 'Desertnaya' ou 'Kamchadalka' originaires de Russie.

Malgré sa parfaite résistance au froid (−40 °C), c'est un arbuste de faible vitalité et de faible développement qui produit peu de fruits.

En Amérique du Nord on le cultive au Canada dans la province du Québec depuis au moins 2007 pour des fins commerciales; le nombre de plants était estimé à 2000[2], augmentant jusqu'à 300 000 plantes et 2015[3]. Bien qu'une grande part des camerisiers du Québec soient dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils sont distribués dans les centres de jardin et les pépinières dans toutes les régions et des cultures de diverses envergures s'y retrouvent aussi.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Tissaux, www.fruitiers-rares.info, 2009
  2. « La camerise, fruit de la longévité! », sur lapresse.ca,‎ (consulté le 18 juin 2016)
  3. « ÉVOLUTION DE L’IMPLANTATION DU CAMERISIER AU QUÉBEC DE 2007 À 2015 », sur Camerise Québec,‎ (consulté le 18 juin 2016)

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