Châtillon-sur-Saône

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Châtillon-sur-Saône
La mairie.
La mairie.
Blason de Châtillon-sur-Saône
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne
Maire
Mandat
Aimé Bonneret
2014-2020
Code postal 88410
Code commune 88096
Démographie
Gentilé Châtillonnais(es)
Population
municipale
140 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 57″ Nord 5° 53′ 08″ Est / 47.9491666667, 5.88555555556
Altitude Min. 229 m – Max. 398 m
Superficie 9,21 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Saône

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Châtillon-sur-Saône
Liens
Site web www.chatillon-sur-saone.com

Châtillon-sur-Saône est une commune française située dans le département des Vosges, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Châtillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Saône est la dernière commune du cours de la Saône dans le département des Vosges, à son confluent avec l'Apance. Le village, bâti sur un éperon entre les deux rivières, domine leur confluent à son pied est.

L'essentiel du territoire de la commune est voué à l'agriculture. À ses confins, quelques forêts font partie de la forêt domaniale de Darney. On y trouve, au nord, le point culminant de Châtillon à 398 m. Le point le plus bas, 229 m, coïncide avec l'entrée de la Saône en Franche-Comté.

L'agglomération est traversée par l'ancienne nationale 417 - aujourd'hui D 417 - entre Bourbonne-les-Bains, 13 km à l'ouest, et Vauvillers, 19 km à l'est. Monthureux-sur-Saône est à 15 km au nord par la D 15 et le chef-lieu du canton, Lamarche, à 21 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Histoire de la seigneurie de Jonvelle et de ses environs, par les abbés Coudriet et Chatelet, 1864, sur Wikisource.

Il existait à Châtillon un château fortifié, que le comte de Bar Henri III céda en 1301 au roi de France Philippe le Bel, dont il était le prisonnier. Châtillon se retrouve dans le Barrois mouvant. Vers 1350, le bourg fut protégé par une enceinte au début de la guerre de Cent Ans. Du XIVer au XVIIIe siècle, Châtillon fut une prévôté du comté puis du duché de Bar puis du duché de Lorraine. Charles le Téméraire détruisit Châtillon en 1476 lors de la guerre qu'il mena contre le duc de Bar et de Lorraine René II qui se termina par la mort de Charles lors de la bataille de Nancy en . En 1484, la ville fut prise et détruite par le seigneur de Valengin en conflit avec René II. La Renaissance fut une période de reconstruction et de forte croissance démographique, en témoignent les nombreuses maisons et hôtels de style Renaissance construits par des écuyers locaux (de Sandrecourt, de Bourbévelle), par la famille du seigneur usufruitier de Châtillon, Bertrand de Jaulin, frère d'armes du duc de Bar et de Lorraine René II et par des officiers ducaux de la prévôté (familles Vernisson, Savarin) ou des marchands et artisans. En , la ville fut prise par les troupes françaises de Richelieu lors de la guerre de Trente Ans. Les troupes suédoises de Bernard de Saxe-Weimar l'occupèrent en et la quasi-totalité de la population disparut, victime de la guerre, de la peste, sauf ceux qui avaient pu fuir. Le bourg fut abandonné puis reconstruit partiellement à partir de la fin du XVIIe siècle et redevint le chef-lieu d’une prévôté ducale de Lorraine puis royale. Cependant, la reconstruction du XVIIIe siècle épargna nombre de maisons Renaissance qui furent simplement transformées en granges ou fermes. La restauration de ces maisons s'appuya sur plusieurs classements en 1984 grâce à l'action de l'association Saône-Lorraine[1][réf. incomplète].

De 1790 à l'an IX, la commune fut le chef-lieu d'un canton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Gaulard    
mars 2008 en cours
(au 18 février 2015)
Aimé Bonneret    

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget de la commune était constitué ainsi[2] :

  • total des produits de fonctionnement : 137 000 €, soit 932 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 86 000 €, soit 582 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 20 000 €, soit 139 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 44 000 €, soit 296 € par habitant.
  • endettement : 59 000 €, soit 400 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 19,48 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,20 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
597 603 725 684 698 707 746 712 628
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
632 655 555 538 487 461 432 428 420
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
418 352 314 351 350 316 311 270 236
1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013 -
226 201 176 179 168 153 145 140 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le haut-village Renaissance possède plusieurs constructions inscrites ou classées au titre des monuments historiques :

  • Hôtel de Lignéville (classement le 31 décembre 1984[5])
  • Hôtel de Sandrecourt (classement le 5 décembre 1984[6])
  • Hôtel du Gouverneur (inscription le 5 décembre 1984[7])
  • Hôtel du Faune (ou Immeuble Drouin, classement le 28 décembre 1984[8])
  • Prévôté, ancien grenier (inscription le 5 décembre 1984[9])
  • Immeuble dit ancien hôpital (classement le 5 décembre 1984[10])
  • Immeuble 4e quart XVe siècle (inscription le 5 décembre 1984[11])
  • La grosse tour des remparts (classement le 5 décembre 1984[12])
  • Croix de carrefour en haut de la Grande Rue (classement le )[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à deux bars adossés d'or cotoyés de deux croix de Lorraine d'argent.
Commentaires : Le blason associe le comté de Bar et la région Lorraine.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 315 : Châtillon-sur-Saône
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 495 p.
    Châtillon-sur-Saône p. 456 et Carte n°5 des Vosges, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]