Châtelineau

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Châtelineau
Châtelineau
Vestiges du puits n°10 du charbonnage du Gouffre.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Châtelet
Code postal 6200
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Castellinois(e)
Population 16 925 hab. (1/1/2020)
Densité 2 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 55,19″ nord, 4° 31′ 11,5″ est
Superficie 765 ha = 7,65 km2
Localisation
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Châtelineau

Châtelineau (en wallon Tcheslinea) est une section de la ville belge de Châtelet située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Ses habitants sont appelés les Castellinois.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Castellinum est un diminutif de castellum, mot latin qui signifie château. En 1079, 11 est déjà question du château de Chestelineal, jugé petit en comparaison de celui de Chastelin (Châtelet), situé sur l'autre rive de la Sambre. On retrouve ce terme de Chestelineal en 1247, qui devient Kaisteliniel en 1265, Castellinal en 1292, Chastelinial en 1319, Chasteliniels en 1343. L'ancienne forme Chestelineal réapparaît en 1380 et 1417. Une lettre qui change donne Chestelinial en 1436 et 1466. Chastelineau apparaît en 1444 et se retrouve en 1468, 1481, 1545, 1556, 1559, 1580, 1591, 1618, 1626, 1629, 1632, 1679, 1680, 1682, 1698. C'est la forme la plus employée, dont le s sera remplacé par un accent circonflexe, selon une règle générale, pour donner Châtelineau en 1713, 1737, 1768, 1780, 1781 et plus tard. On trouve Chattelineau en 1733 et 1755 et Chatelineau (sans accent) en 1757, mais ces formes sont incorrectes. On connaîtra entretemps: Chastelinia, en 1470 : Chastelinea, en 1481, 1500, 1514, 1527, formes proches du nom wallon Tcheslinia que porte actuellement la localité. On a aussi Castellineaux, en 1685[1].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Géographie et Hydrographie[modifier | modifier le code]

Limites[modifier | modifier le code]

Châtelineau est borné par Fleurus, Farciennes, Pironchamps, la Sambre qui sépare de Pont-de-Loup et de Châtelet, Montignies-sur-Sambre et Gilly[2].

Enclave[modifier | modifier le code]

Une enclave de Châtelet sur la rive gauche de la Sambre, où s'élèvent les Laminoirs de Châtelet, rappelle l'ancien tracé de la rivière, qui fut rectifiée pour empêcher les inondations et facilité la navigation[2].

Quartiers, lieux-dits et cités[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Châtelineau possède plusieurs hameaux :

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Hayettes, se situe près de la place Wilson.
  • Les Six-Bras, nom donné au carrefour des rues Maréchal Foch, Chaussée de Gilly, rue du Chemin de fer et rue du Général Leman, situé entre la gare et la place d'Arenberg.
  • Les Haies, à proximité de la cité Leburton.
  • Chant des Oiseaux, sur les hauteurs de la localité.
  • La Floche, situé à proximité de la route de la Basse-Sambre.
  • Sart du Fayt, à la limite avec Gilly.
  • Les Mottards, situé dans le quartier du Corbeau.
  • Le Faleau, situé entre la Sambre et la chaussée de Gilly, le nom vient de la brasserie du Faleau.
  • Les Pays-Bas, situé à l'ouest, nom donné au puits n°8.
  • Les Masuirs, situé dans le quartier du Taillis-Prés.
  • Les Campagnes, situé au nord-est de la localité, où il y a un quartier d'habitations sociales.
  • Dessus l'Etang, situé entre le quartier du Corbeau et le quartier des Haies, à proximité du R3.
  • Au Calvaire, situé au centre de la localité, nom donné au calvaire qui se situe près du cimetière de Châtelineau-Centre.
  • Grand Trieu, situé et à la limite avec Pironchamps, au nord de la route de la Basse-Sambre
  • Les Masuages, situé au nord, à proximité du quartier du Sart-Allet sur Gilly.
  • La Chambre, situé au sud, à l'entrée de Châtelet après le ring sur l'ancien lit de la Sambre.
  • Campagne des Marchands, situé près du terril n°8.

Cités[modifier | modifier le code]

Châtelineau possède plusieurs cités d'habitations.

  • Cité des Frères Réunis.
  • Cité Louis Van Laere.
  • Cité Louis Dumont.
  • Cité "Les Crocus".
  • Cité Edmond Leburton.
  • Cité des Corvées.

Terrils[modifier | modifier le code]

  • Terril n°7.
  • Terril n°8, dit des Pays-Bas.
  • Terril Sébastopol, accolé au terril des Pays-Bas.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau de Soleilmont. Il prend sa source au Wainage, à Farciennes. Il a trois affluents :
    • le Taillis-Pré, naissant à la ferme de Fontenelle, au Wainage, à 179 m. d'altitude. Ce ruisselet, avant son confluent, fait la limite, sur 1.200 m, entre Fleurus et Farciennes.
    • le Bois-du-Roi, commençant entre la ferme d'Appaumée, à Heppignies, et la gare de Vieux-Campinaire, à 175 m. d'altitude. Il sépare Fleurus d'Heppignies sur 1600m, de Ransart sur 825 m. et de Gilly sur 700 m.
    • le Sart-Culpart, prenant cours près de la gare du Sart-Allet.

Le ruisseau de Soleilmont a une profondeur atteignant parfois 50 centimètres et une largeur moyenne de lm, 50. Il sépare Châtelineau de Fleurus sur 1.300 m, jusque l'abbaye de Soleilmont. Il alimentait autrefois le bel étang et le moulin à eau de l'abbaye. Il passe alors à Gilly. Il entre à Châtelineau, près de l'ancienne oseraie, à 110 m. d'altitude. Il alimentait l'Etang, qui s'étendait sur plus d'un hectare et fut comblé en 1924[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine de Châtelineau ainsi que celles de presque toutes les communes est inconnue. A la plus haute date que nous puissions remonter, cette commune n'était qu'un modeste hameau n'ayant de remarquable que son Castellum in aquis, son château dans l'eau, d'où lui vient son nom, suivant l'opinion générale[4].

Dans l'origine la plupart des habitations se trouvaient particulièrement situées dans le voisinage de l'église, les premiers habitants auront sans doute construit celle-ci de manière à être à la portée du plus grand nombre. Un des motifs qui aura aussi excité les colons à construire leurs cabanes en cet endroit, c'est qu'elles se trouvaient sous la protection du château fort, qui, jusqu'à la révolution française, domina la vallée de la Sambre. En ces temps d'incertitude, alors que la force brutale était à peu près la seule autorité reconnue, à la moindre alerte, les manants se sauvaient avec leurs effets les plus précieux derrière les murs qui défendaient la demeure de leur seigneur[5].

L'hôpital[modifier | modifier le code]

Au début du 17e siècle, l'historien Grammaye écrivit l'Histoire du Comté de Namur. Il dit qu'en 1079, le Pape Grégoire V, dans la quatrième année de son pontificat, autorisa l'érection d'un hôpital à Châtelineau, avec quatre lits réservés aux voyageurs. Cela indique que l'endroit était un passage très fréquenté. Grammaye commit toutefois deux petites erreurs : C'est en 1073 qu'il y eut un nouveau Pape ; l'hôpital daterait donc de 1077. Ce Pape n'était pas Grégoire V mais Grégoire VII, qui fut Pape de 1073 à 1085, et est célèbre par ses démêlés avec l'Empereur d'Allemagne Henri IV, qui dut aller à Canossa. La création d'hôpitaux était alors soumise à l'autorisation papale. La protection de la cour de Rome était d'ailleurs indispensable aux hôpitaux en ces temps si troublés. L'Hôpital se trouvait où furent construite su siècle dernier les laminoirs de Derlodot, rue Grégoire Soupart. Le directeur, d'abord religieux, plus tard laïc, était nommé par le seigneur de Châtelineau, ce qui, en droit féodal, était le signe d'un ancien droit de propriété. Parmi les revenus de l'institution, il y avait le Pré de l'Hôpital, où fut bâti le château Pirmez, à la Franche-Chambre, près de l'écluse. Ce pré avait une contenance totale de plus de 6 bonniers : 2 bonniers et demi en prairies, 4 bonniers et 1 mesure en terres labourables. En échange, le gîte, le chauffage, l'éclairage, la soupe aux pois pendant le carême, étaient offerts aux voyageurs. L'Hôpital subsista jusqu'en 1721. En dédommagement pour la perte de son emploi, le dernier directeur, appelé Leroi, reçut un pré[6].

Cette création à Châtelineau d'un hôpital pour les voyageurs, montre assez que le passage par cette commune était fréquenté, et surtout par des voyageurs pauvres, très nombreux à cette époque, alors surtout que les longs pèlerinages étaient en vogue[7].

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a eu des bombardements sur le Moulin de « La Royale » et sur la gare de formation le .

La commune de Châtelineau fut fusionnée avec Châtelet et Bouffioulx en 1977.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Barthélemy. La première église était bâtie sur une dérivation à droite de la place de la Madeleine (en 1850, place de la Vallée)[8]. La deuxième église a été bâtie à côté de l'ancienne Maison communale. La première pierre a été posée en juin 1855. Les plans de la nouvelle église ont été établis par l'architecte Carlier de Nivelles. Le bâtiment religieux a coûté 45.000 francs. Le monument dédié à la famille de Mérode a été transféré dès la finition de la nouvelle église[8]. L'église actuelle. L'église Saint-Barthélemy se dresse place de La Madeleine. Elle fut édifiée en 1911 grâce à la générosité de Rosalie Pirmez, d'après les plans de Jules et Henri Dal de Châtelineau, en style néo-roman[9].
  • Église Saint-Antoine. L'église Saint-Antoine située dans le quartier de Taillis-Pré fut construite vers 1876 par Sylvain Pirmez. Elle resta la propriété de la famille jusqu'en 1897. Elle devint alors bien paroissial[10].
  • Église Sainte-Marie. En 1906-1907, une église fut construite au quartier du « Corbeau ». Cette église, dédiée à Sainte-Marie a été édifiée selon les plans de l'architecte Valentin Vaerwyck de Gand. Elle est de style néo-roman[11].

Chapelles[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame de Grâce et de Beauraing[12], dite des Pays-Bas construite en 1955 de style moderniste par l'architecte Pol Genard, elle se situe dans le quartier du même nom. Chapelle Notre-Dame de Hal[12]. Chapelle[12], rue de Taillis-Pré. Chapelle Notre-Dame des Affligés[12]. Chapelle de l'Enfant Jésus[12] (quartier de la Floche). Chapelle[12], rue Des Essarts. Chapelle Notre-Dame de Lourdes[12]. Chapelle[12], place Louis De Brouckère, accolée au cimetière. Chapelle[12], rue du Moulin.

Bornes-Potales[modifier | modifier le code]

Cloître de l'ancienne abbaye de Soleilmont.

Reposoir Sainte-Anne[12]. Reposoir Sainte-Barbe[12]. Potale Sainte-Thérèse[12].

Potale du Sacré-Cœur[12]. Potale Notre-Dame de Lourdes[12]. Statue du Sacré-Cœur[12].

Abbaye[modifier | modifier le code]

Ruines de l'abbaye de Soleilmont. L'Abbaye de Soleilmont était située sur le territoire de Châtelineau[13] à la limite des communes de Gilly et Fleurus[14]. Elle fut fondée au Moyen-Age (XIe siècle) par le Comte de Namur qui y établit des religieuses de l'ordre de Saint Benoit. En 1237, le monastère fut incorporé à l'ordre de Citeaux et soumis à la paternité de l'Abbé d'Aulne. Au cours de la nuit du 25 au , un incendie, d'une rare violence, anéantit le vénérable monastère cistercien. Le , les religieuses cisterciennes s'installèrent dans leur tout nouveau monastère construit dans le bois de Soleilmont, sur le territoire de Fleurus, au lieu-dit « terre à l'Ermitage »[11].

Civils[modifier | modifier le code]

  • Maison Allard. Maison de style et d'époque Art Nouveau dont la façade est animée par le jeu coloré des matériaux : pierre calcaire et brique émaillée blanche ou bleue. Elle se situe place Wilson[15].
  • Maison communale. La première maison communale se trouvait à côté de l'église (place de la Madeleine) avait été bâtie en 1843. Au début du XXe siècle, le bâtiment montre des signes de vétusté. La deuxième maison communale se trouvait sur la place Wilson aujourd'hui remplacé par la salle omnisports. Le projet de construction d'une nouvelle maison communale fut abandonné. C'est en 1971 que l'administration communale acquiert le bâtiment de la société du Gouffre, avant la fusion des communes de 1977.
  • Bâtiments et entrepôt de l'ancienne firme commerciale de "L'ELAN", rue Grégoire Soupart.
  • Anciens bâtiments du puits n°10 de la société du charbonnage du Gouffre.
  • La gare. La première gare de Châtelineau fut édifiée vers 1860. Elle se situait entre l'écluse et la brasserie du Faleau[16]. Edifice de style éclectique construit en 1911 en pierre calcaire et briques rouges et jaunes, dont la façade symétrique est percée de hautes baies en plein cintre[17].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts des deux guerres. Au lendemain de la guerre 1914-1918, la commune de Châtelineau fit ériger, aux Six Bras, un monument dédié aux militaires locaux morts au Champ d'Honneur. Ce monument, œuvre de l'architecte André Mineur de Namur, fut transféré Place d'Arenberg en 1966[18].
  • Monument aux marcheurs, monument dédié aux marcheurs de la Marche de la Grande Terre Notre-Dame de Rome, il se situe à l'angle des rues Ferrer et de la Loi.
  • Monument à Louis Dumont, il est situé dans la Cité Louis Dumont.
  • Sur le rond-point près du Cora, il y avait un tram S. 10 093, surnommait Pimpon qui est aujourd'hui démoli en septembre 2016. Aujourd'hui un autre monument dédié "Au Emigrés castelterminesis" est érigé sur le rond-point.
  • Buste d'un mineur, se trouve sur un rond-point près du cimetière de Châtelineau centre.
  • Monument de Louis Van Laere, il se situe dans la cité du même nom.

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance belge[modifier | modifier le code]

  • Jean Thiry, 1503.
  • Jean Alardin, 1529-1540.
  • Collard Massart, 1561.
  • Nicolas Causainiaux, 1569-1573.
  • Gilson Piérard, 1574.
  • Grégoire Rochet, 1580.
  • Servais Widal, 1583.
  • François de Gilly, 1586.
  • Grégoire Massart, 1589-1617.
  • Grégoire Rochet, 1618-1634.
  • Cornil Rochet, 1657.
  • Jean Croisot, 1681.
  • Nicolas Mouillart, 1692.
  • Jean Delire, 1703.
  • Charles-Thomas Duvivier, 1709.
  • Jean Leroy, 1711.
  • Louis Defrêne, 1751.
  • Maximilien Dufresne, 1789.
  • Jacques Rochet, de 1788 à 1794.
  • Jean-Jacques Lecharon, de 1794 à 1794.
  • Edouard Pirmez, de 1801 à 1802.
  • Jean-Antoine Charron, de 1802 à 1806.
  • F. A. Hayot, de 1806 à 1818.
  • Jean Pirmez, de 1818 à 1825.
  • Pierre Huart, de 1825 à 1837.
  • Edouard Pirmez, de 1801 à 1802.
  • Jean-Antoine Charron, de 1802 à 1806.
  • F. A. Hayot, de 1806 à 1818.
  • Jean Pirmez, de 1818 à 1825.

Depuis l'indépendance jusqu'à la fusion des communes[modifier | modifier le code]

  • Pierre Huart, de 1825 à 1837.
  • Léon Wilmart, de 1837 à 1840.
  • Pierre Huart, de 1840 à 1846.
  • Charles Binard, de 1846 à 1851.
  • Léonard Pirmez, de 1851 à 1855.
  • Louis De Vries, de 1855 à 1858.
  • Joseph Lhoest, de 1858 à 1861.
  • Léopold Wautiez, de 1861 à 1886.
  • Grégoire Soupart, de 1886 à 1906.
  • Auguste Binard, en fonction de 1916 à 1921.
  • Anna Ponsart[19], en fonction de 1921 à 1925, (POB).
  • Désiré Rondeau de 1927 à 1929.
  • Victor Thomas de 1929 à 1929.
  • Louis Dumont de 1946 à 1965, (PSB).
  • Théophile Toussaint de 1965 à 1976[20],[21], (PSB).

Économie[modifier | modifier le code]

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

La gare de Châtelineau-Châtelet.

Le chemin de fer de Morialmé à Châtelineau est mis en exploitation. Cette voie ferrée construite d'abord pour amener aux usines de Châtelineau les minerais de fer des environs de Morialmé et les castines de Bouffioulx, deviendra plus tard le chemin de fer de Châtelineau à Givet[22],[23]. La gare de Châtelineau était un nœud ferroviaire important où se croisaient la ligne internationale Paris-Cologne et celle de Givet à Bruxelles et Anvers[24]. La ligne 130 de Namur à Charleroi, dite ligne de la Basse-Sambre passe dans les communes de Farciennes, Tamines, Auvelais (Sambreville), Jemeppe-sur-Sambre, Floreffe et Namur. Ligne 138 Châtelet-Florennes, aujourd'hui disparue. Elle traversait les communes de Bouffioulx, Acoz, Gerpinnes, Hanzinne, Hanzinelle, Morialmé et Florennes.

Industries de l'époque[modifier | modifier le code]

Dès le XVIe siècle, la principale industrie fut la clouterie aujourd'hui disparue[25].

La société des Hauts Fourneaux, Usines et Charbonnages de Châtelineau[modifier | modifier le code]

La société des Hauts Fourneaux, Usines et Charbonnages de Châtelineau installe, en 1852-53, un atelier de construction mécanique qui lui appartient en totalité mais dont les bénéfices réalisés sont partagés avec Clémentin DENEUBOURG qui n'est autre que le directeur de l'atelier. Par le truchement de la société en nom collectif Gustave DUMONT et Cie, le 1 janvier 1866, la société de Châtelineau fusionne avec la S.A. des Hauts Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. A ce moment, l'entreprise occupe 1.134 ouvriers mineurs et 984 ouvriers métallurgistes et produit 18.300 tonnes de fer. Le 15 mars 1910, les installations sont achetées par Hippolyte RENSON, industriel à Ham-sur-Heure et, le 18 février 1911. une nouvelle société anonyme est fondée sous la raison sociale Usines de Châtelineau RENSON fait apport en nature de ses installations à la nouvelle société anonyme et en contrepartie, il reçoit 2.000 actions de capital de 500 francs de la nouvelle société, au capital social de 4 millions de francs. Ces fonds permettent notamment la construction d'une nouvelle aciérie THOMAS et la remise en activité du second haut fourneau. A la fin de 1911, la production de l'usine s'élève à 95.000 tonnes de fonte et à 40.000 tonnes d'acier brut[26].

La S. A. du charbonnage du Gouffre[modifier | modifier le code]

Puits n°7 de la Sté Ame du Gouffre.

Le Gouffre fut une importante société charbonnière de la région de Châtelet. Il est, cependant, difficile de développer systématiquement l'historique de la dizaine de puits que la société exploita. Néanmoins, nous vous présentons une synthèse des principaux sièges d'exploitation qui marquèrent, au fil des années, l'activité industrielle de ce charbonnage[27].

La société du Gouffre rachète, en 1874, la fosse Maton qui regroupait, déjà, la fosse Thomas située au Taillis-Pré (en activité de 1855 à 1873). Auparavant, les propriétaires de la fosse Thomas rachetaient, en 1855, la fosse du Grand Chêne ou de Soleilmont, fosse intensément exploitée de 1806 à 1847[27].

Le charbonnage ferme ses portes, le 15 juillet 1969 et sa mise en liquidation paraît au Moniteur Belge, le 16 janvier 1971[28].

Les principaux puits de la concession sur Châtelineau[modifier | modifier le code]
Le puits n°9 de la société du Gouffre.

Puits n°3, rue Gendebien, puits n°5, emplacement sur l'actuelle Intermarché, près de l'église Saint-Barthélemy, puits n°6, puits n°7, rue des Charbonnages, puits n°8, puits n°9, rue Pirmez, puits n°10, rue du Fayt, arrête son extraction, le 31 mars 1969.

La S. A. du charbonnage du Trieu-Kaisin[modifier | modifier le code]

L'un des plus anciens actes de concession connus de l'exploitation houillère de la mine du Trieu-Kaisin remonte au 26 juin 1658. A cette époque. Marguerite de MERODE. comtesse d'Isenghien, seigneur de Châtelineau, accorde aux exploitants parchonniers, Nicolas COLLART. Remy et François JENNART, le droit de travailler toutes les veines de houille situées entre le moulin et le bois Belle Haye à Châtelineau pour la somme annuelle de vingt Florins[29].

En 1808, le TK[30] fusionne avec une exploitation voisine dénommée: «Grand Forêt». Les deux sociétés réunies forment, alors, une concession de 454 ha 96 a 53 ca. Le 29 juin 1886, cette société civile se constitue en société anonyme et devient la "Société Anonyme des Charbonnages du Trieu-Kaisin à Châtelineau"[29]. Les bâtiments abritant les bureaux et ateliers du TK sont construits en 1865, près de l'ancienne forge du charbonnage de Forest. En 1978, le site est entièrement assaini afin d'accueillir la grande surface CORA CITY[31]. Au fil des années, les puits d'extraction ferment les uns après les autres. Le puits n° 1 "des Viviers" cesse toute activité le 27 juin 1959 et, le 24 mars 1967, c'est le tour du n° 8 « Pays-Bas », dernier siège du charbonnage du Trieu-Kaisin en exploitation[32].

Les principaux puits de la concession[modifier | modifier le code]

Les puits n°1 et 2, dits des Viviers, commune de Gilly, desservis par la gare de Gilly-Sart-Culpart, le puits n°4 dit de Sébastopol sur Châtelineau, le puits n°6, dit de la Duchère, sur Montignies-sur-Sambre, le puits n°8, dits des Pays-Bas, sur Châtelineau, desservi par la gare de Montignies-Formation[29].

Anciennes industries[modifier | modifier le code]

Les Hauts Fourneaux du Sud, Laminoirs de Couillet et Châtelineau, Fonderie Jacques Léon & Fils, Fonderie de Fer, Société Métallurgique de Sambre et Moselle, Laminoirs du Phénix, Fabrique d'Agglomérés de Châtelineau, Tannerie Corroirie "Jules Demotte", S. A. des Tréfileries et Laminoirs de Châtelineau, les Laminoirs Schumacker, S. A. du Laminoir de la Concorde.

Industries actuelles[modifier | modifier le code]

Laminoir sidérurgique Aperam stainless Belgium (ex-Carlam)[modifier | modifier le code]

En 1976, la société Hainaut-Sambre crée la Société Carolorégienne de Laminage, appelée « Carlam » et un laminoir à chaud est construit sur les bords de Sambre à Châtelet. En 1981, Hainaut-Sambre fusionne avec Cockerill et la société devient une filiale de Cockerill-Sambre. En 2001, le nouveau groupe Arcelor absorbe Cockerill-Sambre et décide d'investir massivement dans le bassin carolorégien en y installant sur le site de Carlam une aciérie électrique inox. Celle-ci est inaugurée en 2005[33]. Arcelor devient par la suite Arcelor-Mittal qui, en 2011, crée une spin-off, le groupe sidérurgique Aperam, notamment implanté à Châtelet. Châtelet reste ainsi un pôle important de la sidérurgie belge et européenne.

Le laminoir à chaud du groupe international Aperam à Châtelet est l'un de plus grands d'Europe et produit une tonne d’acier inoxydable sur quatre en Europe. Cet outil a une capacité de production de 2.8 millions de tonnes d'acier par an. En 2022, 750 personnes travaillent sur le site de Châtelet chiffre auquel il faut ajouter 200 personnes en sous-traitance[34]. En 2017, 15 millions d'euros ont déjà été investis sur le site d'Aperam à Châtelet. Deux moteurs au cœur des dégrossisseurs qui aplatissent les plaques d'acier chacun une puissance de 12 Mégawatts ont ainsi été installés[35]. Le laminoir de Châtelet, gros consommateur d'énergie fossile, s'est engagé dans un processus de réduction de son empreinte énergétique et environnementale. Dans le processus de fabrication, la gamme d'acier Aperam infinite est fabriquée avec jusqu’à 98 % de matériaux recyclés, permettant de réduire jusqu’à 85 % les émissions de CO2 par rapport aux normes de l’industrie, avec de l’énergie renouvelable, des minerais d’origine durable et de la biomasse de charbon de bois[36].

En 2024, deux projets d'investissement sont envisagés dans le cadre de la stratégie de décarbonation d'Aperam : la construction d'une centrale Organic Rankine Cycle (ORC) pour valoriser la chaleur des fumées et l'installation sur le site d'un traitement thermique pour réduire directement la consommation énergétique. Les deux projets permettraient d'importantes économies d'énergie et réduiraient les émissions de CO2. Ils pourraient se concrétiser avec le concours des pouvoirs publics[37].

Port autonome de Charleroi[modifier | modifier le code]

Port de Praye-nord : concession d'exploitation à Aperam stainless Belgium.

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces actuels[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Shopping Cora Châtelineau, à l'emplacement des bureaux du Trieux-Kaisin, Tournesols, magasin de jardinage et de décoration[38], Brico Plan-it, magasin de bricolage, Décathlon, magasin d'articles de sport. Il y a aussi dans le centre de Châtelineau des petits magasins.

Commerces disparus[modifier | modifier le code]

Des entreprises avaient leurs sièges sociaux à Châtelineau : Brasserie du "Faleau", Manufacture Générale de Tabacs, Cigares, Cigarettes & Rolles, les magasins L'ÉLAN, dont le siège social se trouvait à la rue Grégoire Soupart. Le nom de l'entreprise se trouve encore sur le mur au-dessus du portail, Carlo & Fils, déclaré en faillite le 25 mai 2020. Cultura, magasin de produits culturels dont l'ouverture a eu lieu en 2021 et sa fermeture définitive a eu lieu en 2023.

Galerie[modifier | modifier le code]

Marche folklorique[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Rome (Marche impériale de la grande terre) célébré le dernier dimanche du mois d’août.

Lieux publics[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Complexe sportif, place Wilson, parc de la Grande Terre, rue des Hayettes, marché le samedi, place Wilson.

Cimetières[modifier | modifier le code]

Châtelineau possède trois cimetières : cimetière de Châtelineau (centre), rue de la Croix, cimetière de la Floche, rue des Haies, cimetière de Taillis-pré, rue des Masuirs.

Maisons de repos[modifier | modifier le code]

Maison de repos "Le Sart-Allet", rue du Sart-Allet, Le Centenaire, rue Gendebien, Résidence "Les Peupliers", rue Wimart.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Pie X.

Châtelineau possède des écoles : académie de musique, place Wilson, Institut Sainte-Marie, place d'Arenberg, Collège Episcopal Saint-Pie 10, rue Llyod George, école primaire et gardienne Sainte-Marie, rue Llyod George, école Saint-Barthélemy, rue Adolphe Chif, école du Grand Chêne[39], rue de la Plaine (Taillis-Prés), école Hayettes-Solvay[39], rue Sainte-Anne, groupe scolaire Destrée[39], rue du Sart-Allet.

Implantations[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire Destrée implantation Charbonnages[39], rue des Charbonnages, Groupe scolaire Boubier implantation Gendebien[39], rue Gendebien.

Personnalités liées à Châtelineau[modifier | modifier le code]

  • Léonard Pirmez, (1768-1866), astronome.
  • Eudore Pirmez (1830-1890), docteur en Droit de formation, il fut député et ministre de l'intérieur.
  • Grégoire Soupart (1841-1906), docteur en médecine et bourgmestre de Châtelineau 1886 à 1906.
  • Fernand Allard (1878-1947), missionnaire jésuite, y est né.
  • Claude Barzotti, (1953-2023), chanteur de variétés italo-belge[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martin 1951, p. 4-5.
  2. a et b Martin 1951, p. 7.
  3. Martin 1951, p. 10.
  4. Kaisin 1871, p. 8.
  5. Kaisin 1871, p. 1 et 2.
  6. Martin 1951, p. 3 et 4.
  7. Kaisin 1871, p. 10.
  8. a et b Vandenbroeck 2017, p. 130.
  9. Coisman et al. (2007), p. 117.
  10. Coisman et al. (2007), p. 101.
  11. a et b Coisman et al. (2007), p. 120.
  12. a b c d e f g h i j k l m n et o « Châtelineau », sur Clochers de Wallonie.be (consulté le )
  13. Robert Colard, Gilly : Ses chemins et lieux-dits, Jumet, iph éditions, , 428 p. (ISBN 2-930336-50-1), p. 19
  14. Les bâtiments (moulin, vivier, ferme et champs) étaient disséminés sur le territoire de Gilly, Châtelineau et de Fleurus. À la demande de ses responsables, elle fut placée sous la juridiction des autorités gilliciennes.
  15. Le patrimoine monumental de la Belgique, tome 20, p. 201.
  16. Coisman et al. (2007), p. 78.
  17. Le patrimoine monumental de la Belgique, tome 20, p. 199.
  18. Coisman et al. (2007), p. 119.
  19. Il s'agit de l'une des premières femmes bourgmestres de Wallonie. Le centre opérationnel de gestion des élections locales wallonnes de 2019 a été nommé en son honneur.
  20. « Théophile Toussaint », sur connaitrelawallonie.wallonie.be
  21. Devenu le premier bourgmestre de la nouvelle entité de Châtelet.
  22. Kaisin 1871, p. 407.
  23. Cette ligne a été supprimer en 1954 et 1960, seul une ligne industriel fut opérationnel de Châtelineau à Acoz. Aujourd'hui ce chemin de fer est déferrer et transformer en RAVEL.
  24. Coisman et al. (2007), p. 77.
  25. Willy Staquet, Le Pays de Charleroi, , 197 p., p. 74
  26. Coisman et al. (2006), p. 87.
  27. a et b Coisman et al. (2006), p. 169.
  28. Coisman et al. (2006), p. 172.
  29. a b et c Coisman et al. (2006), p. 177.
  30. Acronyme "Tk" pour signifier Trieu-Kaisin.
  31. Actuellement le "Shopping Cora Châtelineau".
  32. Coisman et al. (2006), p. 178.
  33. « Aperam Stainless Belgium », sur Aperam (consulté le )
  34. « Aperam Châtelet est au centre du processus de production européen du groupe Aperam », sur Aperam Châtelet (consulté le )
  35. Vinciane Votron, « Châtelet: 15 millions d'euros investis sur le site d'Aperam », sur RTBF, (consulté le )
  36. « Aperam infinite », sur Aperam.com, (consulté le )
  37. Agence Belga, « Le site Aperam de Châtelet dévoile des projets en lien avec sa stratégie de décarbonation », sur RTL, (consulté le )
  38. Le magasin "Tournesols" se trouve sur le territoire de Montignies-sur-Sambre à la limite de Châtelineau.
  39. a b c d et e Groupe scolaire du réseau communal de la Ville de Châtelet.
  40. Nicolas Dewaelheyns, « Le chanteur Claude Barzotti, auteur de «Madame» et «Le rital», est mort, à l’âge de 69 ans », sur www.sudinfo.be, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0 et 978-2-8700-9588-1, OCLC 312155565, lire en ligne)
  • J. Kaisin, Annales historiques sur la commune de Châtelineau, Farciennes, Imprimerie Hublot-Burgeon, , 423 p. (lire en ligne)
  • André Lépine, « Les charbonnages du Pays noir en cartes postales anciennes », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 503,‎
  • Claude Coisman, Daniel Grimmaux, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Physionomie du passé économique au pays de Châtelet, Société d'Histoire Le Vieux Châtelet, , 216 p.
  • André Vandenbroeck, L'évolution des quartiers à Bouffioulx, Châtelet et Châtelineau au fil... ...du temps, Société Royale "Le Vieux Châtelet", , 210 p.
  • Claude Coisman, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Châtelet, t. 2 : Bouffioulx, Châtelet et Châtelineau, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-79-6)
  • Ernest Martin, Histoire de Châtelineau, Première partie, Géographie. la seigneurie. les seigneurs et leur droits, , 58 p.
  • Ernest Martin, Histoire de Châtelineau, Deuxième partie, Les cours de justice, les procès. Les dominations étrangère jusqu'en 1792, Manage, Ets R. Marsquelier-Tinsy, 62 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]