Fortifications de Soultzbach-les-Bains

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Fortifications de Soultzbach-les-Bains
Image dans Infobox.
Les fortifications et le château en 1663.
Présentation
Type
Patrimonialité
Logo monument historique Inscrit MH (2009, château : corps principal, bâtiment en retour, vestiges du rempart, sol de la cour et du jardin)
État de conservation
Partiellement détruit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Les fortifications de Soultzbach-les-Bains sont un ensemble d’ouvrages ayant protégé la ville de Soultzbach-les-Bains au Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Elles comportent une enceinte fortifiée et un château[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La date du début de la construction des fortifications de Soultzbach-les-Bains est connue très précisément grâce aux Annales des Dominicains de Colmar, qui indiquent le que la bourgade a été entourée de murs et de fossés[2]. Ces travaux sont commandités par le propriétaire du lieu, Conrad Wernher III de Hattstatt, qui cherche probablement à isoler ainsi le château de Wassenberg, possession de ses rivaux les Girsberg, du reste des possessions de ceux-ci dans la vallée de Munster[3]. Il n’est pas certain que le château existe déjà à cette date, celui-ci n’étant mentionné pour la première fois qu’en 1289[2].

À la suite de revers de fortune, Conrad est contraint de céder la moitié de la ville au duc de Lorraine vers 1294, puis la moitié du château en 1306. Cette cession prend toutefois la forme d’une oblation, le duc lui remettant immédiatement en fief les deux parties. Cela n’arrête toutefois pas les travaux d’aménagement de l’enceinte, une nouvelle porte étant construite avant 1310[2]. À cette date, les Hattstatt se défont de la partie du village qui leur reste, la moitié étant vendue au duc de Lorraine et l’autre moitié à la famille de Blâmont[2]. Les propriétés changent ensuite plusieurs fois de mains au cours des XIVe et XVe siècles, sans que les circonstances exactes de ces changements soient connues. Les Haus d’Issenheim reçoivent ainsi en fief le château et une partie du village entre 1371 et 1405, puis le château est donné en gage à Bernhard de Gilgenberg et Bernhard Stoer en 1464[4].

La situation de la propriété se clarifie à l’extinction des Blâmont en 1504, les ducs de Lorraine devenant alors les seuls propriétaires du château et du village, qu’ils remettent en fief à Jacques de Hattstatt[5]. Celui-ci fait faire des travaux dès 1505 et ses successeurs lancent encore un chantier en 1585. Les Hattstatt s’éteignent toutefois peu après et, après un long procès pour attribuer l’héritage, la ville et le château reviennent aux Schauenbourg[6],[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fortification d'agglomération », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a b c et d Koch 2015, p. 429.
  3. Koch 2015, p. 428.
  4. « Notice n°IA68001374 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b Mengus et Rudrauf 2013, p. 301.
  6. Koch 2015, p. 430.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacky Koch, L’art de bâtir dans les châteaux forts en Alsace (Xe-XIIIe siècles), Nancy, Éditions universitaires de Lorraine, , 561 p. (ISBN 978-2814302556).
  • Nicolas Mengus et Jean-Michel Rudrauf, Châteaux forts et fortifications médiévales d’Alsace, Strasbourg, La Nuée bleue, , 376 p. (ISBN 978-2-7165-0828-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]