Château des Granges

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Château des Granges
Période ou style médiéval
Type maison forte
Début construction XVe siècle
Propriétaire initial Durand Fradet
Destination actuelle privé
Protection  Inscrit MH (1983)
Coordonnées 46° 07′ 46″ nord, 3° 16′ 41″ est
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Allier
Département Auvergne
Commune Escurolles

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château des Granges

Géolocalisation sur la carte : Allier

(Voir situation sur carte : Allier)
Château des Granges

Le château des Granges est un château médiéval situé à Escurolles dans le département de l'Allier en France.

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a été bâti vers 1468 par Durand Fradet, écuyer du roi Louis XI.

L’arrière-petit-fils du constructeur, Gilbert Fradet, a vendu le château à Charles de Capony en 1586. Dans les siècles qui suivent, le château connaîtra plusieurs propriétaires. Pendant la Révolution française, le propriétaire François de Reclesne finira ses jours sous la guillotine, étant « ennemi de la Révolution » (23 avril 1794). En 1980, les propriétaires actuels du château y installeront une menuiserie, l’Atelier des Granges.

Architecture[modifier | modifier le code]

Entourés partiellement de douves, les bâtiments comprenaient au XVe siècle un portail avec pont-levis, une galerie de tir, un bâtiment principal de deux étages dont l’étage supérieur avait un usage défensif, et une deuxième maison, liée par un tour intérieur à la maison principale. Dans le carré de 50 m par 50 m, il y avait probablement quelques étables et granges.

L’ensemble défensif avait quatre tours (dont trois restent actuellement), des douves qui entouraient le château, des meurtrières et d'autres moyens de défense. Probablement au XVIIe siècle, on a définitivement abandonné la stratégie de défense, quand on a construit une grange qui traversait les douves.

L’édifice actuel possède toujours des caractéristiques médiévales, malgré des tentatives à l’époque de la Révolution française pour le « déféodaliser », après la visite, le 28 floréal an II, d'Antoine Cariol, commissaire désigné par le directoire du district de Gannat pour veiller à l'application de la loi du 12 pluviôse an II (31 janvier 1794) sur la destruction des signes de féodalité. Les meurtrières sont toujours là, comme (partiellement) les douves. La façade comprend un ponceau et une porte en anse de panier et un pont de pierre donne accès au porche d'entrée situé dans un châtelet percé de défenses. La porte d’entrée a survécu au pouvoir de destruction de la Révolution. La grande salle de réception existe toujours.

Sur la façade ouest, une tour ronde sert de colombier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]