Château de la Sionnière

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Le château de la Sionnière est un édifice du XVIIe siècle, situé à 600 m au nord-est d'Argenton-Notre-Dame. Orné au centre d'un fronton triangulaire, il est accosté, à chaque extrémité d'un pavillon et d'une aile en retour. Un vaste perron s'étend au-devant de la demeure qui est entourée de pelouses, de prairies et de bosquets. Au fronteau du château sont les armes des Quatrebarbes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Sionnière fut un fief mouvant de Brûlon. Elle engloba la seigneurie de paroisse à la suite de son acquisition par Michel Possart, en 1460, pour 1500 écus d'or. Le seigneur avait droit de présentation à la sacristie d'Argenton.

En 1775, le roi réunit à la Sionnière les seigneuries de la Potterie, l'Hommaie, Châtelain et Romfort en faveur d'Hyacinthe-René de Quatrebarbes.

Dans la chapelle construite en 1776 ou peu, fut transféré le service des chapelles de la Masserie de Meslay, de la Pihardière de Courbeveille, etc. On en demande la conservation en l'an XII.

Le château et surtout les caves sont pillées par les bataillons de la Nièvre et du Calvados qui y logent, 11 septembre 1794.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Famille Possart[modifier | modifier le code]

  • Michel Possart[1], du chef de Catherine Fléant, sa femme, 1450. 1460.
  • Guillaume Possart, tué ainsi que Jean son frère en 1482, par Louis des Barres, sieur de la Maroutière
  • Jean Possart, époux de Nicole Le Vayer, dame des Trées (Saulges), fille du seigneur de Ballée, 1501
  • Jean Possart, 1538, 1553
  • Pierre Possart, 1559. Il avait été marié ou fiancé à Julienne Lemétayer, veuve de François de la Vairie qui mourut prisonnier de Gabriel Ier de Montgomery à Pontorson; Julienne se plaignit à l'official d'avoir dû subir de nombreuses violences du sire de la Sionnière et de sa belle-sœur, la dame de Montflaux, chez laquelle elle s'était retirée. Elle s'enfuit chez le seigneur du Frêne, le mari de sa tante. Pierre Possart eut néanmoins, après sa mort, une épitaphe élogieuse dans l'église d'Argenton-Notre-Dame[2].
  • François Possart épousa Renée de la Boissière, dame de Sainte-Plaine, 1605

Famille du Boul[modifier | modifier le code]

La Sionnière est devenue la propriété de la famille du Boul à la suite du mariage de Charles du Boul et de Renée Possart, veuve, en 1655.

Famille de Quatrebarbes[modifier | modifier le code]

Elle échut à la famille de Quatrebarbes lorsqu'Anne du Boul unit sa destinée à celle d'Alexis de Quatrebarbes en 1675.

  • Alexis de Quatrebarbes, il accepta la démission de biens de son beau-père en se chargeant de ses dettes, 1679, laissa sa femme veuve, 1690, 1711
  • Hyacinthe de Quatrebarbes, épousa à Château-Gontier, en 1712 Anne Le Masson, fille de René Le Masson, procureur du roi[3]. Sa veuve mourut en 1767.
  • Hyacinthe-René de Quatrebarbes, époux de Marie-Anne Débonnaire[4] Il figure à l'assemblée de la noblesse d'Anjou en 1789.

Pendant la Révolution, malgré une vente nationale qui ne fut qu'un moyen de sauver l'héritage de cette famille, le domaine de la Sionnière est resté la propriété et la demeure des Quatrebarbes. Le château et ses caves subirent le pillage des bataillons de la Nièvre et du Calvados qui y logeaient, le 11 septembre 1794.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Joubert, Argenton ;
  • Archives nationales, JJ. 232, f. 145-146 ; G/7. 525 ; O/1. 295
  • Chartrier de la Sionnière ;
  • Titres de Moiré ;
  • Archives départementales de la Mayenne, B. 2.279, 2.307, 2.310, 2.442, 2.449.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Possart portaient d'argent à 3 quintefeuilles de gueules
  2. L'an mil cinq cent quatre ving quatre
    La mort par son cruel dard
    Voulut férir et abattre
    Défunt noble maître Pierre Possart,
    Homme vivant en son état
    Sagement sans nul offenser.
    De ce monde a fait son départ
    L'onziesme jour de février.
  3. D'où Hyacinthe, 1713; Marie-Anne, 1714.
  4. D'où Hyacinthe-Charles-René, 1759 ; Perrine, 1760, Augustin-Lancelot, 1763.

Source[modifier | modifier le code]

« Château de la Sionnière », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne), t. IV, p.873.

Lien externe[modifier | modifier le code]