Château de Villette (Condécourt)

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Château de Villette
Chateau de Villette.png
Le château.
Présentation
Type
Destination initiale
Résidence de plaisance
Destination actuelle
Propriété privée
Style
Architecte
Construction
1663 - 1669
Commanditaire
Jean II Dyel, comte d'Aufflay
Propriétaire
Famille Bogdanov
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
Région
Division administrative
Commune
Adresse
Rue de la Maison Blanche
Coordonnées
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Le château de Villette est un édifice construit au XVIIe siècle, pour Jean II Dyel, comte d'Auffay[1]. Il est situé dans la commune de Condécourt, dans le département français du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que cela ne soit aucunement avéré, les plans du château sont attribués à François Mansart, puis la construction, exécutée après son décès, par son neveu Jules Hardouin-Mansart.

Ce petit château est construit entre 1663 et 1669, en faveur de Jean II Dyel, comte d'Auffay, seigneur des Hameaux, premier président de la cour des Aides de Normandie, ambassadeur du royaume de France en république de Venise, nommé par le roi Louis XIV en 1642[2].

Le comte s'éteint en 1668, en son hôtel de la place Royale (actuelle place des Vosges) à Paris. N'ayant pu avoir descendance avec son épouse, Suzanne Ardier, le domaine revient à Marie Dyel, sa soeur.

Le domaine passe à la famille de Mathan, par le mariage de celle-ci avec Charles de Mathan, seigneur de Semilly, dont la famille est originaire de Normandie[3]. Cette famille en conserve la propriété jusqu'en 1715, année où Bernardin de Mathan la vend à Pierre Michel Cousin de Conteville, procureur général du roi[4].

Celui-ci ajoute une chapelle et fait poser son chiffre sur la grille d'honneur. Sa nièce occupe alors le château avec son époux, Abraham Joseph Michelet de Vatimont, seigneur d'Ennery. Ce dernier fait exécuter de nombreux travaux entre 1746 et 1751, dans le but de mettre la demeure au goût du jour. Pierre Michel Cousin de Conteville s'éteint en 1750, laissant le domaine à son neveu, François-Jacques de Grouchy, qui y marie sa fille, Sophie, à Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, inspecteur général de la monnaie de Paris.

En 1789, le salon que tiennent alors les époux, est secoué par la menace révolutionnaire. Bien que prônant une société plus juste, le couple est bientôt séparé par l'arrestation de Nicolas de Condorcet qui est emprisonné puis retrouvé mort dans sa cellule en 1794.

Après la révolution, le domaine vendu par Emmanuel de Grouchy à Louis Le Bouteiller en 1818, peu de temps avant son départ en exil pour Philadelphie. Il passe ensuite à Joséphine Fouché d'Otrante qui le cède ensuite à sa fille Isabelle.

Le domaine est acheté par Renée Pernod en 1936, veuve de l'industriel Jules-Félix Pernod, inventeur de l'apéritif du même nom. Elle le revend à son gendre, Robert Gérard en 1941[5]. Durant la Seconde Guerre mondiale, le dimanche 27 août 1944, vers 16 heures, le domaine subit un bombardement occasionnant la destruction de la chapelle et de l'orangerie, lesquelles sont immédiatement reconstruites[6]. Le parc n'échappe pas, lui non plus, aux dégâts laissés par les bombes, il est entièrement restauré par le paysagiste Ferdinand Duprat en 1948.

Au cours des années 1960, le domaine est restauré par son propriétaire puis celui-ci est vendu par ses héritiers à la cino-américaine Olivia Hsu Decker en 1998.

Le domaine est à nouveau vendu en 2011, à Sergeï et Irina Bogdanov, actuels propriétaires, qui y ont engagé une vaste campagne de restaurations visant à redonner au lieu son aspect et son charme initial. D'une durée de six ans, ces travaux sont menés à partir de 2013, par l'architecte d'intérieur et décorateur, Jacques Garcia[7].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château prend place au sein d'un vaste domaine de 75 hectares, il est construit sur un soubassement sur lequel vient se poser un corps de bâtiment sur deux niveaux.

Côté cour d'honneur, la façade possède un corps central légèrement saillant et surmonté d'un fronton triangulaire garni d'un bas-relief. Côté jardin, ce corps central devient une rotonde à trois pans abritant au rez-de-chaussée, un salon octogonal.

Ce corps central est flanqué de deux petits pavillons identiques et chacun des trois éléments étant couverts d'un toit indépendant d'ardoise. Il s'agit de toits à deux croupes à la Mansart, mais de faible hauteur et sans combles aménagés. La façade est structurée horizontalement par un bandeau, et verticalement par des chaînages aux angles du corps central et des pavillons. Les murs sont couverts d'un enduit ocre.

La cour d'honneur est flanquée de deux bâtiments dissemblables mais globalement de mêmes proportions, prenant du recul par rapport au château et reliés à ce dernier par des passages couverts en hémicycle et est fermée par deux pavillons d'entrée identiques et une grille en fer forgé.

Protection[modifier | modifier le code]

Le château est classé monument historique par arrêté du dans sa totalité puis inscrit par arrêté du pour les bâtiments annexes, la chapelle et la grille d'entrée[8].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le domaine apparait dans de nombreux films et séries[9]:

Films[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recherches sur Auffay, son prieuré et ses baronnies », compte-rendu par Histoire locale, no 763, 3 juillet 2009, du livre du vicomte Robert d’Estaintot republié dans la coll. « Monographies des villes et villages de France ».
  2. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen (France), Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, P. Periaux, (lire en ligne)
  3. François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume ... On a joint ... le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles, & plus illustrés ..., Chez la veuve Duchesne ... et l'auteur, (lire en ligne)
  4. L' état de la France, contenant tous les Princes, Ducs et Pairs & Marêchaux de France, Cavelier, (lire en ligne)
  5. Mireille Nicolino, « Guillaume Picon & Bruno Ehrs "Château de Villette". éditions Flammarion. », sur Passion Littéraire, (consulté le 5 juin 2020)
  6. « Reconnaitre et Découvrir - Histoire - 1944 De la vallée de la Seine au Vexin - Bienvenue sur le site de Tessancourt sur Aubette », sur www.tessancourt-sur-aubette.com (consulté le 5 juin 2020)
  7. « Univers. Le château de Villette à Condécourt », sur Point de Vue, (consulté le 5 juin 2020)
  8. « Château de Villette », notice no PA00080031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Alexandre X, « CHÂTEAU DE VILLETTE », sur lieuxdetournage (consulté le 5 juin 2020)
  10. « Dynastie saison 2 : toutes les adresses visitées par les Carrington à Paris », sur serieously.com, (consulté le 26 avril 2019).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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