Servières-le-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Château de Servières)
Aller à : navigation, rechercher
Servières-le-Château
La chapelle Notre-Dame-du-Roc.
La chapelle Notre-Dame-du-Roc.
Blason de Servières-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Tulle
Canton Argentat
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Privat
Maire
Mandat
Marie-Christine Suder
2014-2020
Code postal 19220
Code commune 19258
Démographie
Population
municipale
649 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 52″ nord, 2° 01′ 33″ est
Altitude Min. 195 m – Max. 589 m
Superficie 24,24 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 14.svg
Servières-le-Château

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Servières-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Servières-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Servières-le-Château

Servières-le-Château est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Dordogne (retenue du barrage d'Argentat) vue depuis Glény.

Au sud du département de la Corrèze, la commune de Servières-le-Château s'étend sur 24,24 km2. Elle est située en rive gauche de la Dordogne qui borde le territoire communal à l'ouest au niveau des lacs de retenue des barrages du Chastang et d'Argentat. Son affluent, la Glane (ou Glane de Servières) conflue avec la Dordogne sur le territoire communal, en aval du barrage de Glane de Servières et de sa retenue, le lac de Feyt. Bien que la majeure partie de la commune soit située en rive gauche de la Dordogne, une portion minime du territoire se trouve en rive opposée, au niveau des lieux-dits la Roche du Port et le Port, face à Glény.

L'altitude minimale, 195 mètres, se trouve à l'extrême-sud-ouest, près du Bois du Pic, au niveau du lac de retenue du barrage d'Argentat, là où la Dordogne quitte la commune et sert de limites à celles de Hautefage et Saint-Martial-Entraygues. L'altitude maximale avec 589 mètres est localisée à l'est, au lieu-dit la Croix d'Haute Brousse, en limite de Saint-Privat.

Le bourg de Servières-le-Château, au croisement des routes départementales (RD) 29, 29E4 et 75, se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres au nord-est d'Argentat.

La commune est également desservie par les RD 75E1, 75E2, 75E3 et 129, alors que la RD 980 limite la commune au sud sur près de quatre kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Servières-le-Château est limitrophe de sept autres communes.

Communes limitrophes de Servières-le-Château
Bassignac-le-Haut Darazac
Saint-Martin-la-Méanne Servières-le-Château Saint-Privat
Saint-Martial-Entraygues Hautefage Saint-Geniez-ô-Merle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Serveria en 1318, selon Ernest Nègre ce nom désigne une forêt dans laquelle on trouve des cerfs[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Glény et la vallée de la Dordogne.

Le bourg primitif se trouvait au bord de la Dordogne, au hameau de Glény, cité dès 875, et qui était autrefois (vers 1688) chef-lieu de paroisse.

En 1919, la commune de Servières prend le nom de Servières-le-Château[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 avril 2014 Pierre Laffaire PS  
avril 2014 en cours Marie-Christine Suder   Pharmacienne

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Servières-le-Château depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Servières-le-Château). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Servières-le-Château comptait 649 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 430 1 115 1 229 996 1 156 1 393 1 394 1 324 1 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 360 1 293 1 324 1 163 1 140 1 168 1 135 1 150 1 163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 169 1 062 891 809 835 886 818 1 052 1 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
703 645 618 718 772 720 678 668 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

|}

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Servières du XIIIe siècle est une ancienne possession de l'abbaye d'Aurillac. Cette ancienne place forte occupe un site pittoresque au-dessus des gorges profondes de la Glane, dans un cirque de rochers déchiquetés. L'ancien château, qui appartint aux Turenne, fut incendié en 1916 par des officiers allemands internés. Il a été restauré depuis.
  • Le barrage du Chastang construit sur le cours de la Dordogne entre 1947 et 1952 dépend pour moitié (rive gauche) du territoire communal, l'autre partie dépendant de Saint-Martin-la-Méanne. Sa retenue est longue de près de trente kilomètres, dont quatre bordent Servières-le-Château.
  • Huit kilomètres en aval du Chastang, le barrage d'Argentat forme une retenue dont la partie amont borde également le territoire communal.
  • Beaucoup plus modeste, le barrage de Glane de Servières barre le cours de la Glane depuis 1958[4] et forme une retenue longue de deux kilomètres, le lac de Feyt, partagé entre Servières-le-Château à l'ouest et Saint-Privat à l'est.
  • L'église Saint-Laurent de Servières.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Roc.
  • La chapelle de Glény est un édifice religieux du XIIe siècle ; son architecture est à nef centrale, avec contreforts et clocher à peigne. Incendiée pendant la Révolution, il n'en restait que le chœur ruiné, aujourd'hui restauré. Propriété de la commune, la chapelle est classée au titre des monuments historiques depuis 1952[5].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Servières-le-Château Blason Parti, au 1er, coticé d'or et de gueules de douze pièces,au 2d, d'argent à la bande de gueules accompagnée de six flanchis de même rangés en orle, sur le tout d'azur à un château sommé de trois tours d'argent ouvert et ajouré du champ.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, p.1275 Lire en ligne
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  4. Glane de Servières sur le site Hydrelect, consulté le 22 juillet 2015.
  5. « Chapelle de Glény », notice no PA00099897, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 juillet 2015.