Château de Salles-Curan

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Château de Salles-Curan
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Château avec son portail et sa herse surmontés du blason
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Le château de Salles-Curan est un château situé à Salles-Curan, en France[1].

Description[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé sur la commune de Salles-Curan, dans le département français de l'Aveyron.

Historique[modifier | modifier le code]

Salles-Curan est d'abord une possession des comtes de Rodez. Le château va avoir plusieurs co-seigneurs à la suite de partages. En 1227, le fils du comte de Rodez Hugues II, Jean, donne à ses frères ses parts dans Salles-Curan. L'évêque de Rodez achète les parts possédées par les seigneurs de Séverac et du Lévézou. En 1237, l'évêque est devenu le seul seigneur de Salles-Curan. Le premier évêque de Rodez qui se dit seigneur de Salles-Curan est Vivian (1247-1274). L'évêque peut alors nommé bayle, juge et autres agents lui permettant d'administrer, assurer la sécurité du village et rendre la haute et moyenne justice.

En 1429 se produit un affrontement entre deux évêques de Rodez. Le premier, Guillaume de La Tour d'Oliergues a été choisi par le pape Martin V le , le second, Pierre d'Estaing, a été élu par le chapitre de la cathédrale vers la fin de 1428. Ce conflit va durer jusqu'en 1432. Guillaume de La Tour a, pendant cette période, choisi de s'installer à Salles-Curan. Bien que confirmée par le pape, la nomination de Guillaume de La Tour à l'épiscopat de Rodez est restée contestée par une partie du chapitre. Celui-ci va alors faire de Salles-Curan un des sièges de son administration ce qui va entraîner le développement du village.

En 1441, Guillaume de La Tour est de retour du concile de Bâle auquel il participait depuis 1433. Il décide de faire construire un château à Salles-Curan. Le contrat de construction est passé le 15 septembre 1442 avec le maître maçon de Saint-Beauzély Pierre Combettes. Il s'engage de bâtir un château à trois portes et trois tours avec fenêtres, portes et lucarnes. Depuis la fin de la guerre de Cent Ans, le village est entouré d'une enceinte constituée de maisons fortes et de fossés. Guillaume de La Tour adosse son château à cette enceinte. Ses armes sont sculptées sur le blason placé au-dessus du portail principal avec la herse en position haute[2].

Il réside souvent au château, ainsi que ses successeurs. Les armes de François d'Estaing, surmontées d'une rose se trouvent sur le manteau d'une cheminée à l'intérieur. La cathédrale de Rodez est alors encore en construction. Il fut utilisé comme résidence d’été de ces évêques jusqu’en 1770.

Les bénédictines de l’Arpajonie de Millau s’y réfugièrent en 1601 après la destruction de leur couvent par les calvinistes. En 1779, l’évêque Champion de Cicé voulut le faire démolir et offrit les pierres à qui en voulait. Personne ne se manifesta et le château demeura.

Le Château fut vendu en 1795 aux enchères comme bien de la nation.

Dès 1842, Jean-François Teysseyre, notaire et maire de Salles-Curan commence à racheter des parties du Château. Dès 1857, avec son fils Emile Teysseyre, clerc de notaire puis également notaire à Salles-Curan, ils posséderont l'ensemble des bâtiments du Château. Au décès d'Emile Teysseyre, à la suite d'un jugement du tribunal civil de Millau pour régler la succession, le Château est divisé entre sa veuve Irma, sa fille Louise et son fils Paul. Ce dernier ne prendra jamais possession de sa part et la vendra immédiatement.

En 1922 par l'abbé Delery, curé de Salles-Curan achète une partie de l'aile Est à Louise Teysseyre, pour y établir une école. La même année, elle vend l'aile Nord à la famille Bouviala/Gary pour y établir une auberge. Ces actes de 1922 font référence à l'aile Nord sous le nom de "Gendarmerie".

L'aile Nord du château fut pendant de nombreuses années un hôtel-restaurant réputé dans la région "L'Hostellerie du Lévézou" jusqu'à sa fermeture en 2012. Sous la direction du chef David Bouviala, le restaurant se vit attribuer jusqu'à 2 étoiles par le Guide Michelin. Parmi les personnalités qui fréquentaient l'établissement, il y avait Frédérique Hébrard et Louis Velle, mais aussi l'ancien ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte qui avait ses racines à Saint-Beauzély, Léon Zitrone qui fuyait les journalistes, l'équipe du film «C'est quoi la vie» avec Jacques Dufilho, mais aussi le timide Zinédine Zidane, Jeane Manson ou Hugues Aufray avec les acteurs de la Route du Sel[3][4]

Des chambres d’hôtes furent exploitées dans cette aile de 2014 à 2018.

L'aile Est du château accueillit, de 1922 jusqu'en 2017, l'école privée catholique de Salles-Curan,

Le porche, la herse et l'oculus surmontant le porche sont classés au titre des monuments historiques en 1928[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ancien château », notice no PA00094169, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Panneau d'information à l'entrée du château
  3. « Salles-Curan. La route du Sel, un saut dans le Moyen Age », sur ladepeche.fr (consulté le )
  4. « Salles-Curan. David Bouviala : une vie bien remplie », sur ladepeche.fr (consulté le )