Château de Saint-Maurice-de-Rémens

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Château de
Saint-Maurice-de-Rémens
Image illustrative de l’article Château de Saint-Maurice-de-Rémens
Vue du château et de sa chapelle sur la droite de l'image.
Période ou style Empire
Début construction XVIIIe siècle
Fin construction 1756
Propriétaire initial Claude Colabau de Rignieux
Propriétaire actuel Région Auvergne Rhône-Alpes
Destination actuelle Projet de musée
Coordonnées 45° 57′ 23″ nord, 5° 16′ 31″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Saint-Maurice-de-Rémens
Géolocalisation sur la carte : Ain
(Voir situation sur carte : Ain)
Château de Saint-Maurice-de-Rémens
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Saint-Maurice-de-Rémens

Le château de Saint-Maurice-de-Rémens est un château du XVIIIe siècle situé à Saint-Maurice-de-Rémens. Il est parfois surnommé château du Petit Prince ou "Château de Saint-Ex'" en raison du lien qui unit l'édifice à Antoine de Saint-Exupéry. En effet, l'auteur a vécu dans ce qui était une propriété familiale durant une grande partie de son enfance[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a été construit au milieu du XVIIIe siècle par Claude Colabau de Rignieux (né en 1715, décédé après 1797)[1], ancien capitaine au régiment de Bourbonnais « (la Révolution ne l’inquiéta point). On ne toucha à son château que pour en abaisser les deux tours, au nom de l’égalité ». N’ayant pas de descendance, il l'a transmis à son neveu Jean Marie Alexandre Colabau de Julienas (1742-1812), ancien lieutenant-colonel du régiment des Gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, qui est mort à Saint-Maurice, comme l’atteste son épitaphe conservée sous le clocher de l’église.

Adolphe de Tricaud est indiqué comme propriétaire du château de Saint-Maurice en 1829. Léopold y habite déjà en 1862, mais il n’en obtient officiellement la propriété qu’en 1872, au décès de son père. C’est à cette époque qu’il a dû refaire les façades, aménager les attiques des ailes (étêtées à la Révolution), et construire la chapelle. Vers 1880, il fait rebâtir des écuries et une sellerie à l’ouest du château.

Gabrielle de Lestrange, veuve de Léopold de Tricaud, conserve le domaine après la mort de son mari, mais elle en fait don à sa petite nièce, Marie de Fonscolombe à son décès en Avril 1920. Dépourvue elle-même de toute fortune personnelle et peu douée pour les affaires d’argent, elle vend, la ferme et les terres. Esseulée après le décès de deux de ses enfants et le départ des trois autres devenus adultes, dans l’impossibilité d’assurer les frais d’entretien du domaine qui nécessite de grosses réparations, elle décide en 1931 de le mettre en vente.

Le château a accueilli Antoine de Saint-Exupéry pendant une partie de son enfance et il ne cessa d’y faire référence dans nombres de ses œuvres ou écrits.(Terres des hommes, Pilote de guerre...)

  Le château est acquis le 20 Décembre 1932 (date de l'acte authentique) par la caisse des écoles de la ville de Lyon, pour en faire une colonie préventorium, ce dont se réjouit la comtesse de Saint-Exupéry.

  • Colonie préventorium de Septembre 1933  date de l'inauguration à 1953.
  • Internat d’Octobre 1953 à Décembre 1986, l’établissement accueillait de jeunes Lyonnais, des pupilles de la nation puis des enfants placés.
  • Colonie de  1933 jusqu’aux années 1990 pour les enfants des villes de Brest et de Lyon, gérée par la caisse des écoles de cette dernière.

La gestion de l’internat fût confiée aux PEP (pupilles enseignement public) et celle des colonies à la caisse des écoles de Lyon. Ces 2 entités se partageant les frais de gestion selon une convention les liant. La caisse des écoles était propriétaire du site.

En Septembre 1939 le château fût réquisitionné  pour un projet d'installation d'hôpital militaire complémentaire  , ce qui donna lieu à l'installation du chauffage central .. Le domaine fut rendu à la caisse des écoles de la ville de Lyon le 27 Juillet 1940.

En Décembre 1944,  petit clin d'œil aux rêves aéronautiques de Saint Ex qui décollèrent de Saint-Maurice,  des pilotes  appartenant à la TAF (tactical air force) en appuie de la 1ère armée française en Alsace   séjournèrent au château dont l'as français  Edmond Marin La Meslée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2009, le château est resté la propriété de la ville de Lyon[2],[3]. Il est acheté 950 000 €[4]à cette date par la commune de Saint-Maurice-de-Rémens, qui soutenu par les ayants droit d'Antoine de Saint-Exupéry, conduit le projet de l'ouverture d'une « Maison du Petit Prince, un lieu culturel dédié à l'œuvre et à la mémoire de Saint-Exupéry »[2],[5]. Ce projet ne put aboutir et le château replongea dans l'oubli [6]. C'est finalement la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui fait l'acquisition du château et de son parc en Février 2020 pour y créer la "Maison du Petit Prince"[7]. Il est espéré l'ouverture du lieu mémoriel pour 2024 date des 80 ans de la disparition d'Antoine De Saint Exupéry.

Le château en juillet 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'histoire du château de Saint-Maurice », sur lamaisondupetitprince.com.
  2. a et b Philippe Chetail, « La « Maison du Petit Prince » devrait voir le jour en 2014 dans l’Ain », sur aerobuzz.fr, .
  3. « Saint-Maurice-de-Rémens s'offre le château du Petit Prince » Le Progrès septembre 2009.
  4. « La renaissance du château de Saint-Maurice », sur antoinedesaintexupery.com : « La ville de Lyon vient de signer la promesse de vente du château de Saint-Maurice-de-Rémens pour 950 000 € ».
  5. « Au château familial de Saint-Exupéry, un projet de "Maison du Petit Prince" », sur leparisien.fr, Le Parisien, .
  6. Fabrice Roussel, « La maison du Petit Prince enfin sauvée par les Américains », sur leprogres.fr, Le Progrès, .
  7. « La région Auvergne-Rhône-Alpes officiellement propriétaire du château d’Antoine de Saint-Exupéry », sur LyonMag.com, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryannick Lavigne-Louis, Châtelains et vie de château autour de Lyon, 1840-1940, Éd. BGA Permezel, 2010.
  • Photographes en Rhône-Alpes : Château de Saint-Maurice-de-Rémens (Ain) sur Numelyo, 1997.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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