Château de Saint-Élix-le-Château

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Château de Saint-Élix-le-Château
Image illustrative de l’article Château de Saint-Élix-le-Château
Château de Saint-Élix
Nom local Château de Saint-Élix
Période ou style Renaissance
Architecte Laurent Clary
Début construction 1540 à 1548
Propriétaire initial Pierre Potier
Propriétaire actuel privé
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1927)
Logo monument historique Inscrit MH (1994)[1]
Coordonnées 43° 16′ 41″ nord, 1° 08′ 11″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Comminges
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Commune Saint-Élix-le-Château
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Saint-Élix-le-Château
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Château de Saint-Élix-le-Château
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Château de Saint-Élix-le-Château

Le château de Saint-Élix est un château de la Renaissance français située sur la commune de Saint-Élix-le-Château dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Ledesmé, baron de Saint-Elix par François Lucas
Château de Saint-Elix-le-Château.jpg

Le château de Saint-Élix a été édifié entre 1540 et 1548 à la demande de Pierre Potier de la Terrasse, secrétaire et notaire de François Ier, Capitoul, maître des requêtes et président du Parlement de Toulouse. Il reflète la réussite de son propriétaire. C'est Laurent Clary, architecte toulousain à qui l'on doit entre autres le donjon du Capitole actuel office de tourisme de Toulouse, qui en traça les plans (voir les baux à besognes). Les verrières sont réalisées par Joseph Gressier d'après le contrat signé le 14 septembre 1545[3]

Son architecture mêle détails d'architecture moyenâgeuse et Renaissance. Pont levis et échauguettes ont disparu, mais on peut encore admirer les animaux emblématiques sur les glacis de pierre. La magnifique cheminée de "l'École de Fontainebleau" recèle un blason qui présente les armoiries des familles de Saint-Lary et Berthier.

Au cours des siècles, le château a appartenu à de nombreuses familles mais l'Histoire a retenu principalement celle du Marquis de Montespan, l'époux de Françoise de Rochechouard-Mortemart, maîtresse de Louis XIV[4]. Le Marquis fera édifier l'Orangerie et les écuries. Le Duc d'Antin, fils de Montespan vend le domaine à l'archevêque Jacob qui supervisera au château l'écriture de L'Histoire du Languedoc par deux moines bénédictins.

Jusqu'à la Révolution, trois générations de barons Ledesme, vont se succéder et faire de leur propriété une demeure de grand raffinement. On trouvera des robinets en or, des marbres, des vitraux somptueux. Le dernier baron de la lignée, Jean Charles Ledesme, époux de Françoise de Laroche Courbon, sollicitera son ami le sculpteur François Lucas, auteur du bas-relief des Ponts-Jumeaux de Toulouse. On lui doit la statue du Commandeur, la Coquille de marbre de la salle à manger et de nombreux autres ouvrages.

Le château deviendra ensuite la propriété de la famille Carrère (Carrère de Saint Élix, puis Carrère de Maynard de Ségoufielle), neveux héritiers d'Adélaïde du Mesnil (2e femme du baron), riches négociants déjà installés dans le village. Les "Dames Carrere", cultivées, impliquées dans cette société "post révolutionnaire", laisseront des écrits, entretiendront une bibliothèque et le "Salon des sciences".


Puis les familles de Suares d'Alméda, la princesse polonaise de Lubomiriski, occuperont le château qui deviendra la propriété de Madame Paul Fournes au début du XXe siècle. La demeure sera réquisitionnée durant la Seconde Guerre mondiale par l'École de l'Armée Française et partiellement incendié en 1945 sans connaître de restaurations dans l'immédiat après guerre et sera même l'objet de pillages. C'est son actuel propriétaire Claude Cambou qui a fait restaurer la bâtisse au début des années 1980[5],[6]. Claude Cambou a mis le chateau en vente, sur le Net, pour 15M€, en 2018, et il semble qu'il a trouvé preneur: à suivre...

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château de Saint-Élix témoigne de la grandeur des constructions de la Renaissance en Haute-Garonne, bien que ses fossés aient été comblés, et ses tours, créneaux et toitures aient été abattus à la Révolution.

Le logis aux façades de briques apparentes est un pavillon carré à rez-de-chaussée sur sous-sol et un étage. Il a existé un second étage sous combles qui a été détruit par un incendie en 1945. Le logis est cantonné de tours rondes à deux étages sur rez-de-chaussée. Les toitures des tours de la façade nord, abattues à la Révolution, ont été restaurées en 1847.

Les sculptures et les fenêtres à meneaux signent la richesse des décors. Le château a été inscrit monument historique le [1].

Le jardin d'agrément du château de Saint-Élix est un jardin régulier inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[7]. Le parc, le jardin régulier, l'orangerie, les murs de clôture, les écuries, le bassin et le pigeonnier ont été inscrits monuments historiques le [1].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Rencontres botaniques[modifier | modifier le code]

Les abords du château accueillent depuis 1989[8], le quatrième week-end d'octobre, une exposition-vente de végétaux rares, reconnue comme l'une des plus belles expositions botaniques de France[8],. D'abord organisée sur le domaine du château, l'exposition organisée par l'association Kero'Zen[8] sous la houlette de Brigitte Bazin s'est ensuite déroulée dans l'enceinte du pigeonnier. La dernière édition de cette manifestation botanique a eu lieu en 2017. Un appel au bénévolat est en cours dans le but de relancer cette belle expo qui accueille également chaque année, ateliers, conférenciers, auteurs et lanceurs d'alertes vertes.

Expositions thématiques[modifier | modifier le code]

La famille Penent Bazin, descendante de la famille Carrère détient un fonds photographique, ainsi que des documents, statues de François Lucas et pièces diverses provenant du château et ayant appartenu à la famille Carrère. Cette collection privée, sous condition, peut être mise à disposition de quiconque souhaite organiser une exposition culturelle. Un travail de muséographie est en cours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Notice no PA00094452, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Source : cartes IGN à l'échelle 1:25000
  3. Jeanne Bayle, « Les peintres verriers toulousains au XVIe siècle », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2005, tome 65, p. 173 septembre 1545.item (lire en ligne)
  4. Saint-Elix derniere demeure du cocu Montespan, article de La Dépêche.
  5. Infos : thèses de B. Pousthomis, travaux de Gabriel Manière, Société Archéologique du Comminges
  6. Documentation et visuels disponibles à la Maison du Tourisme auprès de Brigitte Bazin d'après archives familiales (Carrere /de La Roche Courbon), et documents du domaine public
  7. « jardin d'agrément du château de Saint-Elix », notice no IA31010019, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a b et c Informations sur l'exposition-vente sur le site Jardinage du monde.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Pasquier 1901] Félix Pasquier, « La construction du château de Saint-Élix en Comminges (1540-1548) : Étude d'après les minutes notariales », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Ernest Leroux éditeur,‎ , p. 254-275 (lire en ligne)
  • [Navelle 1993] André Navelle, Familles nobles et notables du Midi toulousain aux XVe et XVIe siècles : Généalogie de 700 familles présentes dans la région de Toulouse avant 1550, t. 8, Toulouse, Recherches historiques du Midi, (ISBN 978-2-909186-08-5), p. 277
  • [Tollon 1996] Bruno Tollon, « Le château de Saint-Élix », dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Paris, Société française d'archéologie, , 355 p., p. 109-113
  • [Ginesty 1996] Henri Ginesty et Bruno Tollon, « Le château de Saint-Élix: nouveaux documents », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. 56,‎ , p. 129-150 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]