Maison forte de La Forest

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Maison forte de La Forest
Image illustrative de l’article Maison forte de La Forest
Nom local Château de Rossillon
Période ou style Médiéval
Type Manoir
Début construction 1398
Propriétaire initial Jean Ier de La Forest
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Personne privée
Protection  Inscrit MH (2005)[1]
Coordonnées 45° 50′ 02″ nord, 5° 35′ 30″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Rossillon

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Maison forte de La Forest

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Maison forte de La Forest

La maison forte de La Forest, dit aussi manoir, ou encore château de Rossillon, est une habitation de la toute fin du XIVe siècle qui se dresse sur la commune de Rossillon dans le département de l'Ain et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette maison forte a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Situation[modifier | modifier le code]

La maison forte de La Forest est situé dans le département français de l'Ain sur la commune de Rossillon.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dans la Cluse des Hôpitaux, le village de Rossillon, a joué un rôle majeur dans l’histoire des États de Savoie. À l’entrée du village, on aperçoit sur la gauche une demeure du XIVe siècle, construite par la famille de La Forest. Cette bâtisse massive, aux puissants contreforts, a encore belle allure et est en cours de restauration. Flanquée d’une tour carrée, elle connut des destins divers, prison au XIXe siècle, puis caserne de gendarmerie à cheval au début du XXe siècle.

À droite de la maison forte, sur une esplanade, se dresse l'église, en bon état, restaurée et agrandie à la même époque par les seigneurs de La Forest.

À 100 m au-dessus, surplombant Rossillon et son défilé, on aperçoit un imposant rocher surmonté d’une statue de la Vierge, emplacement de l’ancien château de Rossillon, dont il ne reste plus que de maigres traces.

La charge de châtelain en Savoie était fort recherchée au Moyen Âge et n’était concédée qu’à la première noblesse, en reconnaissance de services rendus à la guerre, à la cour, ou dans les ambassades. Le châtelain rendait la justice, administrait et gouvernait au nom du prince. Ce « mandement » constituait pour le châtelain, outre les gages qu’il recevait, une source de profits divers, et lui conférait de nombreux droits. Par ailleurs, le châtelain pouvait désigner un vice-Châtelain et continuer d’exercer ses fonctions auprès du Prince.

Or, la châtellenie de Rossillon, par son étendue, sa situation stratégique aux marches de la Savoie, et ses nombreuses paroisses, fut la plus importante du Bugey pendant la période où les seigneurs de La Forest en furent les titulaires ; du XIVe siècle au début du XVIe siècle.

Rossillon peut être considéré comme la capitale du Bugey et son châtelain, ou bailli, comme le plus haut dignitaire de la province[3]. Le bourg succède à la cité de Saint-Rambert-en-Bugey. Malgré la modestie actuelle du village de Rossillon, on sait qu’il était entouré de fortifications dont il subsiste certains vestiges. Humbert IV de Chevron Villette est ainsi bailli du Bugey et de Novalaise, ainsi que châtelain de Rossillon en 1306 et 1309[4]. En outre, les rôles de châtellenie, ou comptes minutieusement tenus par les châtelains, nous éclairent sur l’importance économique, administrative et juridique du bailliage de Rossillon.

À la suite d’un incendie en 1353, lors du conflit delphino-savoyard[5], qui détruisit presque entièrement Rossillon, le siège des baillis du Bugey est transporté à Belley, où il resta[3].

Guillaume de La Forest, page du Comte vert, écuyer du Comte Rouge, chambellan et ambassadeur du duc Amédée VII, fit reconstruire le chœur de l’église où il fut inhumé en 1440, et bâtir une chapelle latérale, où ses armes apparaissent sur la clef de voûte.

Lui succède son fils, Jean Ier de La Forest, inhumé en 1466 au tombeau de son père. C’est lui qui fit ériger la maison forte en 1398, siège du bailliage de Rossillon, à l’entrée du bourg fortifié.

Antoine de La Forest (1445-1499), seigneur de La Barre, gouverneur de Nice, illustre pour avoir sauvé le jeune duc Philibert des mains du « Téméraire », et son frère Hugues, tous deux fils du précédent, se partageront la châtellenie jusqu’en 1509, date de la mort de Hugues.

Quant François Ier s’empare du Bugey en 1536, c’est encore un La Forest, Philibert, seigneur de La Bâtie d’Albanais, petit-fils de Hugues, qui prête « foi et hommage » au roi de France pour sa châtellenie de Rossillon. À partir de 1550 environ, les offices de châtelain tombèrent en défaveur et furent de moins en moins exercés par la noblesse.

Description[modifier | modifier le code]

La maison forte de La Forest, datée de 1398, haute de deux étages est desservie par un escalier à vis logé dans une tour ronde. Les pièces, inchangées, ont conservé leurs cheminées et leurs décors de faux-appareil de pierre.

Elle est flanquée d'un pigeonnier sis dans une tour carrée. Le logis forme avec ses dépendances un ensemble en forme de U, il est prolongé sur une de ses extrémités par des bâtiments voûtés. Il a été inscrit monuments historiques le 5 septembre 2005[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. 7, Société d'histoire et d'archéologie de Genève (réimpr. 1978) (1re éd. 1956), 486 p., p. 233 et suivantes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Manoir de La Forest », notice no PA01000015, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  3. a et b Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 61, 471-472, 492, « Carte simplifiée des États de la maison de Savoie en 1416. Les bailliages ».
  4. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 417.
  5. Henri Buathier, Histoire des communes de l'Ain - Le Haut Bugey - Le Valromey - La pays de Gex, vol. 1, Horvath, , 519 p. (ISBN 978-2-71710-315-1), p. 410-411