Château de Robert le Diable

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Château de Robert le Diable
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Présentation
Type
Style
Construction
Xe siècle (fin)Voir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaires
Patrimonialité
État de conservation
En ruine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Adresse
Région historique
Coordonnées

Le château de Robert le Diable est un ancien château fort, de la fin du Xe siècle, aujourd'hui ruiné, dont les vestiges se dressent sur la commune française de Moulineaux dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie.

Localisation[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château sont situés, dans les bois, à 500 mètres au sud-ouest de l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Moulineaux, en bordure de l'autoroute A13, près de Rouen, dans le département français de la Seine-Maritime.

Il est situé sur une colline qui domine la Seine de très haut, et la vue s'y étend sur toute la région rouennaise, ce qui en faisait une position particulièrement stratégique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le château, qui remonte à la période des ducs de Normandie, tire son nom de Robert le Diable qui, selon les auteurs, désigne soit Robert II de Bellême, soit Robert le Magnifique, duc de Normandie et père de Guillaume le Conquérant, sans que des preuves de sa construction par ce personnage existent. La construction du lieu lui est en effet attribuée par une légende locale[1].

Jean sans Terre aurait construit ou agrandi le château entre 1200 et 1203[2].

Ses fossés ont été en grande partie comblés en 1855[3].

En janvier 1871, le nom de château Robert reste dans les mémoires à cause des pertes en vie parmi les rangs des gardes mobiles de l'Ardèche qui ont combattu dans les parages de Moulineaux et de Maison-Brûlée.

Le château est en partie reconstruit en 1905 par Lucien Lefort, élève de Viollet-le-Duc, à la demande du propriétaire de l'époque Oscar Cosserat. Le château est par la suite classé au titre des sites naturels[4] à la demande d'un des fils Cosserat, Maurice[5].

Encore à moitié ruiné, il a été racheté, restauré et aménagé dans les années 1950 par Roger Parment, alors maire de Moulineaux, avec des souvenirs divers ainsi que des scènes reconstituées de l'histoire locale et de la vie au Moyen Âge avec des personnages grandeur nature. Un bâtiment de style norvégien abritait jusqu'à peu une reconstitution de bateau viking.

Visitable jusqu'en 2003, il accueillait dans les années 1980 près de 50 000 visiteurs par an. Depuis, son accès est interdit et le drapeau normand situé sur la tour principale a été ramené. Quatre ans passent, nécessaires au transfert du bien de la famille Cosserat à la collectivité publique[5].

Le , un incendie détruit les planchers de la tour Nord dite « de Rouen ». Le château est racheté par la Communauté de l'agglomération rouennaise.

Un programme d'aménagement de 700 000 euros a été lancé par l'Agglomération de Rouen pour rouvrir au public les abords du château[6]. Les douves et la cour restent cependant fermées au public, hormis lors des journées européennes du patrimoine.

Description[modifier | modifier le code]

Protections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Robert-Barzman, « Les châteaux de Robert le Diable : les résidences aristocratiques en Normandie au début du XIe siècle », in La Légende de Robert le diable du Moyen Âge au XXe siècle, dir. Laurence Mathey-Maille et Huguette Legros, Orléans, Paradigme (« Medievalia » 75), 2010, 305 p.
  2. Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique, , 614 p., p. 154.
  3. Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique, , 614 p., p. 151-153.
  4. a et b « Propriété de M. Maurice Cosserat comprenant les ruines du château dit " de Robert-le-Diable " et leurs abords avec le terre-plein sur lequel est édifié le monument commémoratif du combat de 1870 et la totalité du château de la Vacherie avec son parc et ses dépendances », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 7 juillet 2019)
  5. a et b Dossier de presse, CREA, 19 septembre 2013 [1].
  6. « La Beauté du Diable », dans Agglo Mag, no 62, septembre 2007.
  7. « Château fort Château de Robert le Diable », notice no IA00021505, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Bréard, Essai historique sur Moulineaux et le château de Robert-le-Diable, Cagniard, .
  • Charles Nodier, « Le Château de Robert-le-Diable », dans Jean-Baptiste-Augustin Soulié, Keepsake français, ou Souvenir de littérature contemporaine, Giralson-Bovinet, Paris, 1830, p. 115-121.
  • B.-L. Delouvier, « La nouvelle vie du château de Robert-le-Diable », Itinéraires de Normandie, no 12,‎ (ISSN 1950-9324)
  • C. Delabos, Les capitaines et les garnisons de Moulineaux au Moyen-âge, Bulletin de la société de L'Histoire d'Elbeuf, n° 55, mai 2011, p 5- 8. Disponible en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]