Château de Regnière-Écluse

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Château de Regnière-Écluse
Image illustrative de l’article Château de Regnière-Écluse
Côté sud du château.
Période ou style Troubadour (ou néo-gothique)
Début construction 1030
Propriétaire initial Gautier Ier Tirel, 1030
Propriétaire actuel Conservatoire du littoral
Destination actuelle Ouverture au public, en partie. Habitation.
Protection  Inscrit MH (1976, 2005)
Logo monument historique Classé MH (2006)
Site web [1]
Coordonnées 50° 16′ 54″ nord, 1° 46′ 25″ est[1]
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Localité Regnière-Écluse, Vron et Machy

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Regnière-Écluse

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

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Château de Regnière-Écluse

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(Voir situation sur carte : Somme)
Château de Regnière-Écluse

Le château de Regnière-Écluse est un bâtiment constituant avec un grand parc, une réserve de chasse et une ferme-modèle le domaine du comte d'Hinnisdal. L'ensemble est situé en Picardie maritime, au nord-ouest du département de la Somme, sur les communes de Regnière-Écluse, Vron et Machy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis son acquisition vers 1030[2],[3], la même famille est demeurée propriétaire de l'ensemble d'origine, pendant près d'un millénaire.

L'année 1553 est gravée sur la cheminée en pierre de la bibliothèque[4].

Succédant aux Tyrel, les Soissons-Moreuil, ou encore les Soyécourt, à partir de 1424, héritèrent de l'ensemble[4],[2].

Au XIXe siècle, Herman, comte d'Hinnisdal, propriétaire, aménage le parc et le château dans leur forme actuelle. La réalisation de cet ensemble néo-gothique est confiée à l'architecte Jean Herbault[5]. Une ferme-modèle (sur le territoire des communes de Regnière-Écluse et Machy), un jardin à l'anglaise, sont créés, ainsi que deux parcs à gibier sur le territoire des communes de Regnière-Écluse et Vron ; ces derniers constituent une création rare pour le XIXe siècle[5].

L'armée anglaise occupa les lieux pendant la Première Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments ont été réquisitionnés par les Allemands qui en firent un hôpital.

Le domaine fut ensuite délaissé et servit de lieu d'accueil pour des colonies de vacances[4].

En 1961, les descendants des anciens propriétaires restaurèrent l'ensemble qui fut ensuite acquis par le Conservatoire du littoral.

Les façades et toitures, ainsi que le parc paysager sont protégés au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du et la ferme-modèle par arrêté du [5].

L'ensemble du domaine est protégé au titre des monuments historiques : classement par arrêté du [5]. Cette protection concerne le château, la maison du gardien, le parterre devant le château et le parc paysager, les massifs forestiers de la Grande Vente, de la Chelle, de Vron, du Périot, du Franc Picard, des Queneaux et de Soyécourt, les parcelles agricoles de la Grande Pièce, du Grand Pâtis et de la Verrerie, .

Les anciens propriétaire continuent d'habiter l'édifice[4]. La gestion et l'entretien sont assurés par l'association pour la sauvegarde et la valorisation du domaine millénaire de Regnière-Écluse.

Description[modifier | modifier le code]

La partie la plus ancienne semble dater du troisième quart du XVIe siècle[5]. Au XIXe siècle, pendant près de vingt ans, Aimé et Louis Duthoit, ornementistes amiénois, sculptent l'ensemble.

Le château dispose d'une quinzaine de chambres, de plusieurs salons et d'une chapelle privée[4].

Le grand escalier, sculpté à Amiens par les frères Duthoit, est daté de 1850. Il a été acheminé sur le site, en partie par voie de chemin de fer, originalité à l'époque[6].

Côté sud[modifier | modifier le code]

Côté nord[modifier | modifier le code]

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Parc[modifier | modifier le code]

La propriété constitue un domaine de 815 hectares. Le parc, sur 135 ha, a été agencé au XIXe siècle par Louis-Sulpice Varé. La plantation de 138 000 arbres issus de la forêt de Crécy, toute proche, a été nécessaire pour la création de l'ensemble. Le comte d'Hinnisdal, passionné de chasse à courre, s'est inspiré des grands domaines anglais : une percée centrale de 2,5 km structure la propriété[4].

Le château s'offre au regard de tout endroit du parc.

Dans le bas-parc, près du plan d'eau traversé par la Maye, des ruines reconstituées évoquent un château primitif.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aurélien Marty, Regnière-Écluse, un domaine, une famille ; tome 1, un millénaire de présence familiale, Regnière-Écluse, Association pour la sauvegarde et la valorisation du domaine millénaire de Regnière-Écluse, 250 pages, 2017 (ISBN 978 - 2 - 9 538 767 - 0 - 3).
  • Philippe Seydoux, Les Châteaux de la Somme, Paris, Nouvelles éditions latines.

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. a et b Généalogie des Tyrel.
  3. Aurélien Marty, Regnière-Écluse, un domaine, une famille ; tome 1, un millénaire de présence familiale, édit. Association du domaine de Regnière-Écluse, 250 pages, 2017.
  4. a b c d e et f Sarah Andres, Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 31 juillet 2014, p.6.
  5. a b c d et e Notice no PA00116226, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Conférence d'André Guerville, Regnière-Écluse, 28 novembre 2014.