Château de Picomtal

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Château de Picomtal
Château de Picomtal-56.JPG
Présentation
Type
Construction
XIIIe siècle, XIXe siècle, XVIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Statut patrimonial
Localisation
Adresse
Coordonnées

Le château de Picomtal est un château situé dans la commune de Crots, département des Hautes-Alpes.

Édifié au Moyen Âge et remanié au XVIe siècle, ses décorations intérieures datent du XIXe siècle à l'initiative de Joseph Roman.

Le château a été complètement rénové au début du XXIe siècle, faisant apparaître les écrits de Joachim Martin, relatant la vie de la petite société de la fin du XIXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Résidence féodale[modifier | modifier le code]

Le château est bâti par les Embrun, seigneurs aux côtés des archevêques d'Embrun. Un premier donjon, construit en bois, sera remplacé par une tour en pierre au XIIIe siècle, premier élément du château actuel[1]. La présence d'une garnison incitera les paysans à se regrouper au pied de la tour, créant le village de Crottes qui deviendra Crots.

Au XIVe siècle, les seigneurs des Crottes bâtissent trois autres tours, aboutissant à un château carré.

En 1507, l’héritier des Embrun, Martin de la Vilette, double la surface du château[1]. En août 1692, les troupes du duc de Savoie brûlent une partie du château[1].

Une longue succession de propriétaires débute alors. Le château passe à la famille Rame, puis à l'abbé de Ravel. Les héritiers de l'abbé de Ravel cèdent le domaine en 1769 le domaine de Picomtal à Joseph Cellon, un bourgeois[1].

Ere moderne[modifier | modifier le code]

Le domaine passe en 1792 à Jean-François Cressy, ancien bailli royal d'Embrun et commissaire des guerres du gouvernement révolutionnaire, puis à la famille Berthe, qui créera l'avenue du château[1].

Une vente en adjudication publique a lieu en 1876, remportée par Joseph Roman[1],[2]. Il fait réaliser des travaux de rénovation pour en faire sa résidence et décède en 1924. Ses héritiers conservent propriété du château jusqu'en 1998[1].

Le château, la terrasse et l'ancien jardin font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 1er février 1989[3].

Jacques et Sharon Peureux rachètent le domaine et procédèrent à d'importants travaux de 1999 à 2003[1] afin de créer plusieurs chambres d'hôtes, des salles de séminaire et de réception et un jardin d'inspiration provençale[4].

Écrits de Joachim Martin[modifier | modifier le code]

Lors de la rénovation du château dans les années 1880, Joachim Martin, menuisier au village, est chargé de changer plusieurs parquets. Il décide d'écrire sous les lattes la vie et les mœurs de la société villageoise de son époque, sachant qu'il sera lu dans le futur. Ces 72 courts textes[2] sont retrouvés lors de la rénovation du château au début du XXIe siècle[5] et sont étudiés par Jacques-Olivier Boudon[6].

Jardin[modifier | modifier le code]

Un jardin contemporain, établi sur la trame historique typique des jardins provençaux du XVIIIe siècle, est en cours d'aménagement par Loïc Pianfetti depuis 2001. Il reçoit le prix national des jardins 2015 de Vieilles maisons françaises[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Le Château de Picomtal », Crots,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Jacques-Olivier Boudon, « Sous les parquets du château de Picomtal. Les écrits posthumes d'un menuisier des Hautes-Alpes (1880-1881) », Histoire, économie & société, vol. 33e année, no 1,‎ , p. 72–86 (ISSN 0752-5702, lire en ligne)
  3. Notice no PA00080553, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Jérôme Goutier, « Picomtal - Splendide réinterprétation d'un jardin provençal du XVIIIe siècle », VMF,‎ (lire en ligne)
  5. « Un trésor sous le parquet du château », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  6. Philippe Poisson, « Le plancher de Joachim – L’histoire retrouvée d’un village français », Criminocorpus,‎ (lire en ligne)
  7. « Prix jardin contemporain et patrimoine : VMF présente son lauréat 2015 - VMF Patrimoine », sur www.vmfpatrimoine.org (consulté le 31 octobre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]