Château de Montréal (Ardèche)

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Château de Montréal
Image illustrative de l’article Château de Montréal (Ardèche)
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVIe siècle
Destination actuelle Propriété privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2000)
Coordonnées 44° 31′ 45″ nord, 4° 17′ 34″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Commune Montréal
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Montréal

Le château de Montréal est un château situé sur la commune de Montréal, dans le département de l'Ardèche.

Situation[modifier | modifier le code]

Le village de Montréal est situé dans le sud des Cévennes ardéchoise, à trois cents mètres d'altitude. Deux tours dominent le village, autrefois fortifié. Son château faisait partie d'une ceinture de protection des mines d'argent de Largentière dès le XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Montréal est situé en plein cœur de la vieille province du Vivarais. Elle est sous la juridiction des Comtes-Evêques de Viviers (d’où le nom ``Vivarais``), du Saint-Empire Germanique et des Comtes de Toulouse (Raymond de St Gilles). Et ce n’est qu’à la fin du XIIIe siècle que la province du Vivarais passe dans le domaine royal. Mais les souverains de Balazuc demeurent toujours fidèles au Roi de France, ce qui explique que le village de Montréal restera catholique au milieu d’une terre qui s’est largement convertie au protestantisme… La construction du château de Montréal est bâti sur le mont anciennement appelé Mont Régalis, puis Mont Royal, ensuite Mont Réal, pour enfin devenir Montréal. Les travaux ont débuté au XIIe siècle par la grande tour et se poursuivra jusqu’au XVIIe siècle. Sa position dominante sur les vallées des alentours est un avantage primordial. En effet, les vallées de la Ligne et du Roubreau débouchent sur Argentaria, ville minière où le plomb argentifère est exploité depuis les Gallo-Romains, époque à laquelle l‘Ardèche s‘appelait l‘Helvie. Argentaria, aujourd’hui devenue Largentière, signifiait l’argent de la terre, et possédaient donc des mines extrêmement convoitées et qu’il fallait absolument défendre. Les Evêques de Viviers vont alors confier à des familles nobles, la surveillance et la défense des voies d’accès et des territoires autour des mines. Ils font donc construire des tours et des places fortes sur toutes les hauteurs environnantes, mais c’est avec son point culminant à plus de 30 mètres de haut que le Donjon de Montréal sera le joyau de cette couronne castrale, comptant aussi Sanjeaux, Brison, Vinezac et Tauriers. En 1345, les Balazuc acquièrent le château et construisent le château gothique jouxtant le château roman. C’est le , que les Balazuc et les Montréal scellent leur union, par le mariage de Pelette de Montréal et Albert II de Balazuc. Les Balazuc seront alors à la tête de la forteresse de Montréal durant 3 siècles. En 1638, Montréal passe par mariage aux Hautefort de Lestrange et, en 1742 aux Merle de Lagorce qui emportent avec eux les tapisseries d'Aubusson du château, qui se trouvent désormais à la mairie de Vallon-Pont-d'Arc.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le chateau actuel est en fait composé de deux logis contigus, l'un médiéval, l'autre Renaissance ; il possède un donjon quadrangulaire du XIIe siècle de vingt-cinq mètres de haut, une cour intérieure Renaissance avec un balcon suspendu, des fenêtres à meneaux et un grand escalier à vis[1].

Le bâtiment et plusieurs éléments contigus (verger, avant-cour, tour de Joyeuse) font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]