Château de Mont-l'Évêque

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Château de Mont-l'Évêque
Image illustrative de l’article Château de Mont-l'Évêque
Période ou style Troubadour, néogothique, Henri II
Architecte multiples
Début construction XIIIème
Fin construction XIXème
Destination initiale fortification, résidence épiscopale
Propriétaire actuel Famille Delfau de Pontalba
Destination actuelle habitation privée
Protection classé monument historique
Coordonnées 49° 11′ 37″ nord, 2° 37′ 45″ est
Pays Drapeau de la France France
Localité Mont-l'Évêque

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Mont-l'Évêque

Le château de Mont-l'Évêque, situé dans l'Oise sur la commune de Mont-l'Évêque, a connu de nombreuses modifications entre sa fondation au XIIIe siècle, et le XIXe siècle. Tour à tour forteresse, résidence des évêques de Senlis puis résidence privée, son histoire est étroitement liée à celle du village et de l'abbaye de la Victoire dont le domaine est limitrophe.

Il est un des rares exemples aboutis du style troubadour en architecture, et comporte des dépendances, dont une chapelle construite avec des éléments du XVe siècle, ainsi qu'un grand parc à l'anglaise.

Bien qu'il s'agisse d'une propriété privée et non d'un espace public, l'extérieur est ouvert au public toute l'année, librement et gratuitement, dans les limites indiquées à l'entrée du parc. L'intérieur, habité, n'est visitable qu'occasionnellement et accompagné d'un guide[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une forteresse royale existait déjà à Mons, ou Montleroy (ancien nom de Mont-l'Évêque) mais était déjà en ruine à la fin du XIIe siècle. Son emplacement n'est pas connu avec précision[2]. De même, l'évêque Henri de Senlis y possédait déjà une résidence en 1181, son emplacement est également inconnu[3].

XIIIe-XVIIIe siècle : maison de campagne des évêques de Senlis[modifier | modifier le code]

Pour le remercier de son rôle à la Bataille de Bouvines en 1214, le roi Philippe Auguste offre à Guérin, garde des sceaux et évêque de Senlis, la seigneurie de Mons, alors domaine de chasse royal, dont le nom change pour Mont-l'Évêque. Guérin cède une partie de ces terres afin qu'y soit fondée l'abbaye de la Victoire, à l'emplacement où se rencontrèrent les messagers annonçant la victoire de Bouvines et celle de la Roche-aux-Moines[4].

"Vue du Mont-l'Évêque, maison de campagne des évêques de Senlis dans le Valois" en 1785, par Tavernier de Jonquières, vu du sud-est

Guérin lance la construction de l'actuelle église Saint Germain[5] dans le village et installe sa résidence de campagne un peu plus au sud. Il s'agissait vraisemblablement d'une fortification dont il reste des traces dans le château actuel.

Cette fortification devient la résidence d'été des évêques de Senlis qui l'agrémentent au fil des siècles et y ajoutent diverses dépendances, dont certaines subsistent, tout en asséchant les terres à l'aide de divers ouvrages hydrauliques, permettant leur exploitation (pisciculture, moulins, potagers, etc.).

Gravement endommagé durant la Guerre de Cent Ans[3], le château a été en grande partie reconstruit au XVIe siècle.

Suite à la Révolution, le domaine de Mont-l'Évêque devient un bien national pendant quelques années[6]. Le dernier évêque a y avoir vécu est Armand de Roquelaure.

À partir de 1807 : propriété de la famille Pontalba[modifier | modifier le code]

Photographie du château dans la seconde moitié du XIXe siècle avant les dernières modifications, vu du sud-ouest.

Les chantiers du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Joseph-Xavier de Pontalba acquiert la propriété en 1807. Celle-ci devient un majorat attaché au titre de baron en 1810. Entre cette date et 1834, il fait légèrement agrandir le parc, détruire certaines dépendances et orner le château de son riche décors néogothique troubadour[7]. C'est aussi durant cette période qu'est construite la tour sud-ouest et que le château est agrandi vers le nord[8]. Les deux tours situées à l'ouest n'ont alors pas encore de toits, mais des terrasses.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le parc à l'anglaise est aménagé successivement par les architectes Thomas Blake et Louis-Sulpice Varé qui lui donnent son plan actuel. Dans les années 1880-1890, les architectes Clément Parent et Louis Parent apportent les dernières modifications notables au château[9]. Les tours ouest sont couvertes par des toits, les cheminées prennent leur apparence actuelle et la terrasse sud est remodelée, donnant au château sa silhouette d'aujourd'hui. Ce sont également ces architectes qui sont responsables de certains aménagements intérieurs, dont l'escalier d'honneur et la grande salle à manger, fortement inspirés du château d'Amboise.

Plusieurs projets ambitieux n'ont jamais été réalisés, comme en témoignent des plans conservés dans les archives du château.

Le château de Mont-l'Évêque achevé, vu du sud-est, début du XXe siècle.

À la fin des années 1890, le château dispose d'un confort extrêmement moderne : eau courante à tous les étages, électricité produite grâce aux rivières, chauffage central, monte-charge et téléphone.

Le XXe siècle et les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre Mondiale, le domaine fournit des chevaux pour le front et ne subit pas de dégâts, malgré d'importantes destructions dans la région, des bombardements à proximité du village et quelques pillages. Le 1er septembre 1914, le château fut occupé par des officiers anglais, dont Emund Allenby, accompagnés de 5000 hommes, puis le lendemain par des troupes allemandes, dont le général von Trossel et 40 officiers accompagnés de 7000 hommes[10],[11].

En 1939, le parc est aménagé dans le cadre de la ligne Chauvineau, complément de la Ligne Maginot. Certains de ces ouvrages sont toujours visibles aujourd'hui[12].

La Seconde Guerre Mondiale l'épargne également. Des officiers de la Luftwaffe réquisitionnent le château durant l'Occupation et utilisent ses caves pour s'abriter des bombardements alliés, bien que ceux-ci visent plutôt les environs de Creil où se trouvaient des bases de V1[13]. Les allemands fuient devant l'avancée des alliés qui y sont accueillis avec chaleur et logés.

Après la mort d'Alfred de Pontalba (1886-1972), le château reste à l'abandon pendant près de vingt ans durant lesquels il subit de nombreux dégâts et pillages. D'importants travaux de restauration sont entrepris dans les années 90 par Charles-Edouard de Pontalba, portant notamment sur la réfection d'une grande partie de la couverture, la remise en état des étages supérieurs et une modernisation d'ensemble. Ces travaux permettent à la famille de revenir y habiter en 2000[14]. Les travaux ont ralenti depuis.

La Chapelle, souvenir de l'église des Grands-Carmes de Metz[modifier | modifier le code]

D'après les cadastres[8] et gravures, une autre chapelle existait probablement à son emplacement avant d'être détruite et entièrement rebâtie pour intégrer des pierres de l'autel de l'église des Grands-Carmes de Metz[15].

Ruines des Grands-Carmes de Metz

Le sauvetage d'Alexandre Lenoir[modifier | modifier le code]

L'église des Grands-Carmes de Metz, construite au XIVe et XVe siècles par l'architecte Pierre Perrat, fut très endommagée pendant la Révolution puis détruite en 1818. Il n'en reste aujourd'hui que quelque ruines. Sa beauté, en particulier celle de son jubé et de son autel, était célèbre à Metz et au-delà. Louis XV se serait déplacé pour l'admirer en 1774[16] et une description assure que le grand autel est "si admirable qu'on ne peut le décrire"[17], si bien qu'Alexandre Lenoir, averti en 1806 de la destruction prochaine du monument, fit remplir 14 caisses de pierres qu'il voulait sauver pour son musée des monuments français à Paris. Il les y transporta grâce au soutien logistique du général Berthier avec le projet de les remonter dans la cour du couvent des Petits-Augustins, aujourd'hui École des Beaux-Arts[15].

Les projets de la Malmaison et le second sauvetage[modifier | modifier le code]

Ce remontage ne se fit pas comme Lenoir l'avait prévu, puisque Joséphine de Beauharnais, qui avait entendu parler des pierres, les demanda à Napoléon qui les obtint pour elle. Les caisses furent ainsi transportées au château de Malmaison, à l'origine pour orner la chapelle qui s'avéra trop petite pour recevoir les pierres[18]. Une fabrique romantique fut également imaginée, mais le divorce puis la mort de Joséphine interrompirent les projets. Les caisses sont alors stockées dans les caves du château sans avoir été ouvertes.

Après la mort de Joséphine, le château est vendu en 1828 à Jonas-Philip Hagerman qui souhaite réduire les pierres de Metz en gravier pour les allées du parc. Son architecte, Lusson, s'y oppose et échange en 1840 les 14 caisses par leur équivalent en moellons[15]. Les pierres sont partiellement restaurées avant d'être cédées à Victor Lenoir. À ce moment, leur provenance n'est plus reconnue et elles gagnent la réputation d'être les fragments du tombeau de Charlemagne[18].

La Chapelle de Mont-l'Évêque, avant la première phase de restauration de 2016

Division des pierres et édification de la chapelle de Mont-l'Évêque[modifier | modifier le code]

En 1850, Victor Lenoir vend les pierres en deux lots : l'un part près de Douai, au château de Gueulzin, servant à construire une galerie aujourd'hui disparue[15].

L'autre arrive à Mont-l'Évêque et est intégré dans une nouvelle chapelle conçue spécialement pour mettre ces pierres en valeur. Celles-ci se distinguent aujourd'hui par leur couleur jaune, qui tranche avec la pierre plus pâle de la région et constituent un des derniers témoignages de l'église des Grands-Carmes.

Un portail de la vierge était prévu au nord, ainsi qu'une tribune, cela impliquait toutefois la destruction d'une partie du "petit château" avec lequel la chapelle forme un coin de la terrasse. Ce projet, dessiné par Ancelet, n'a donc pas été réalisé, soit par économie, soit pour préserver le "petit château"[19].

L'histoire de la chapelle est indissociable de celle des pierres qui la composent, puisqu'elle a été construite pour les accueillir, constituant ainsi un ouvrage picard du XIXe siècle bâti avec des pierres lorraines du XVesiècle.

Description[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

La façade ouest du château

Extérieur[modifier | modifier le code]

L'apparence actuelle du château est de style troubadour, mais de nombreux éléments plus anciens subsistent. Il est composé d'un corps principal comportant quatre tours cylindriques coiffées de toits en poivrière et surmontées de girouettes. Ces toits sont composés d'ardoises formant de discrets motifs géométriques. Les façades sont très richement décorées de sculpture diverses, chaque encadrement de fenêtre étant différent des autres. Certaines fenêtres sont factices et servent à améliorer la symétrie de l'ensemble. La façade ouest du château, qui donne sur la terrasse, comporte la statue d'un croisé qui tenait une lance avant les dégradations du XXe siècle, ainsi qu'une horloge dont le mouvement est daté de 1794.

Détail d'une fenêtre de la façade est

Le château est conçu pour être vu des façades ouest, sud et est, la façade nord étant moins harmonieuses et plus dissimulée. À la base de la tour sud-est, le passé militaire de l'édifice apparaît puisque les murs épais y sont percés de deux meurtrières et soutenus par un petit contrefort de forme triangulaire. L'apparence de l'ensemble est à rapprocher de celui du château de la Reine Blanche, également de style troubadour.

Le perron donne sur une terrasse sur laquelle se trouve une dépendance et la chapelle du château, ainsi qu'un tilleul bicentenaire. La table en pierre de la terrasse est une table à dépecer, transférée là dans les années 1990. L'ensemble est entouré par un fossé qui peut être traversé à l'aide d'un pont.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur a été fortement endommagé au XXe siècle, si bien que les deux derniers étages ont dû être entièrement refais et ne présentent plus d'éléments historiques d'intérêt. Le rez-de-chaussée, au niveau de l'étang, correspond aux anciennes cuisines et comporte encore des éléments d'architecture médiévale. Le premier étage, au niveau de la terrasse, comporte plusieurs pièces assez bien conservées, dont deux notables :

  • La grande salle à manger, créée dans les années 1890 dans le style Henri II par Clément ou Louis Parent[9]. Elle comporte une cheminée monumentale dont le bas-relief représentant Saint Hubert est une copie du linteau de la chapelle du château d'Amboise. Elle n'a pas été modifiée depuis sa conception.
  • La bibliothèque, située dans une tour. Classée pour son décors néogothique primitif essentiellement constitué de plâtre peint, elle contient en majorité des ouvrages du XIXesiècle.

Le tout est desservi par plusieurs escaliers de service qui relient les parties principales aux cuisines, zones de service et inter-étages où était logé le personnel, ainsi que par un escalier d'honneur en pierre inspiré par la Renaissance construit à la fin du XIXème siècle[9].

Le parc[modifier | modifier le code]

Le parc en hiver, vu depuis les bords de l'étang.

Le parc à l'anglaise a été essentiellement aménagé au XIXe siècle. il est composé de bois, clairières et marais en partie asséchés, qui correspondent à la vallée de la Nonette. Il est traversé par plusieurs cours d'eau, incluant la Nonette et la Sangle dont une déviation (appelée "nouvelle rivière" ou "fossé de six pieds") alimente les fossés du château et l'étang dans lequel celui-ci se reflète. Plusieurs sources se trouvent sur le domaine; l'une d'entre elle, le Pas de Saint Rieul, est nommée ainsi en raison d'une légende locale selon laquelle le saint y aurait laissé la marque de son pied[20].

Le plan général est conçu autour de plusieurs grands axes dégagés qui permettent de voir le château sous différents angles et d'avoir une vue d'ensemble du parc depuis la terrasse. Des arbres de différentes essences ont été plantés (chênes, marronniers, tilleuls, platanes, hêtres, saule pleureur, peuplier, liquidambar, pruniers, etc.), beaucoup sont âgés de plus de deux siècles. L'écosystème du parc est riche et varié[12].

Le parc contient les dépendances du château et un ancien verger. Il est partiellement ouvert au public, dans les limites indiquées à l'entrée du domaine et est entièrement clôt de murs.

Les dépendances[modifier | modifier le code]

"Le petit château"[modifier | modifier le code]

Il se trouve sur la terrasse entre le château et la chapelle. Construit entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, il abritait les services administratifs du diocèse avant la Révolution. Au XIXe, il servait à loger les invités du château[21] et c'est là que Joseph-Xavier de Pontalba tenta de tuer sa belle-fille en octobre 1834[22]. Il est aujourd'hui habité.

Les écuries[modifier | modifier le code]

Construites pour Célestin de Pontalba (1815-1885) qui était féru de courses et d'élevage[22], elles se trouvent à gauche de l'entrée du domaine. Il s'agit d'un grand bâtiment de pierre recouvert d'un enduit simulant des briques. Elles contiennent une citerne qui recevait l'eau pompée par un des moulins et alimentait le château en eau courante. Elles pouvaient loger une centaine de chevaux[21] et sont associées à une grande allée elliptique qui servait à l'entraînement. Ce parcours existe toujours dans la forêt communale, au sud du domaine. Le grenier des écuries permettait de stocker du grain, distribué aux chevaux à l'aide de trappes aménagées dans les murs.

L'orangerie[modifier | modifier le code]

Située près de l'ancien verger, cette orangerie était constituée d'un corps central encadré de deux serres chauffées. Derrière elle se trouvent deux maisons symétriques dont l'une servait au régisseur du domaine. L'orangerie est aujourd'hui désaffectée.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Plusieurs moulins se trouvaient dans le domaine lorsque celui-ci appartenait aux évêques de Senlis, mais la plupart n'existent plus. L'un d'eux, qui ne fait plus partie de la propriété, est aujourd'hui habité et se situe sur la Nonette, à l'est. Un autre moulin servait à fournir de l'électricité au château. Il a été détruit dans le courant du XXe siècle[12].

Le lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir est un petit bâtiment hexagonal anciennement recouvert d'un toit de chaume, il était indépendant de celui du village. Il se trouve dans les marais, à côté d'une source qui lui permettait d'avoir accès à une eau pure.

La glacière[modifier | modifier le code]

Dissimulée par la végétation, elle servait à stocker la glace découpée en hiver sur l'étang de sorte à pouvoir l'utiliser en été. Il s'agit d'un puit souterrain de plusieurs mètres de profondeurs, d'un type assez courant dans la région.

Les caves[modifier | modifier le code]

Seule l'entrée est visible, devant le pont d'accès à la terrasse du château. Ces caves sont tout ce qui reste d'un grand bâtiment détruit après 1810 qui apparaît sur les plans anciens[8] et une gravure de Tavernier de Jonquières en 1785. Le bâtiment a probablement servi de carrière de pierre, mais les caves ont été conservées afin d'y stocker de grandes quantités de vin au XIXe siècle.

Le domaine contient par ailleurs plusieurs maisons de gardiens aux différentes entrées du parc, un bûcher et une faisanderie. La plupart de ces bâtiments sont désaffectés.

Menaces[modifier | modifier le code]

Base de la tour sud-ouest sur laquelle des fissures et des déformations sont visibles

Suite à son abandon dans les années 70 et 80, et malgré d'importants travaux dans les années 90, le château est un édifice fragile qui fait face à plusieurs menaces.

La tout sud-ouest, ajoutée au XIXe siècle, a été mal construite dès son origine avec des fondations insuffisantes. Elle s'enfonce petit-à-petit dans le sol, laissant apparaître de grandes fissures visibles entre autre sur la façade ouest, depuis la terrasse.

La structure générale comporte plusieurs défaillances dues essentiellement aux agrandissements du XIXe siècle qui ont alourdi l'ensemble et n'étaient pas toujours de grande qualité. La pierre tendre utilisée pour certains décors des façades est parfois très érodée et plusieurs éléments ont disparu. La couverture de la tour nord-est, couverte d'une bâche, est entièrement manquante et n'a pu être refaite à ce stade.

La chapelle de Mont-l'Évêque avec les étais posés en 2016

La chapelle, également construite au XIXe siècle, souffre d'une mauvaise conception : les pierres de l'autel de l'église des Grands-Carmes, à l'origine sélectionnées pour des décorations intérieures, sont exposées aux intempéries et la façade est qui donne sur la terrasse a été construite sans contrefort afin d'obtenir un ensemble plus harmonieux. Le décalage vers l'extérieur de cette façade a été interrompue en 2016 grâce à des étais dont la pose a été rendue possible par les VMF, la Fondation pour la Sauvegarde de l'Art Français[23] et une campagne de financement participatif[24], mais le bâtiment est toujours d'une fragilité extrême.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « les châteaux », sur parc-oise-paysdefrance.fr (consulté le 17 octobre 2019)
  2. « Le Chancelier Guérin », sur montleveque.eu (consulté le 17 octobre 2019)
  3. a et b Eugène Müller, Monographie des rues, places et monuments de Senlis, Senlis, 1884-1886, 743 p. (lire en ligne), pp.385-386
  4. Amédée Vattier, « L'Abbaye de la Victoire », Comité Archéologique de Senlis, Comptes rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 3e série, 1887-1895
  5. « L'église Saint-Germain », sur montleveque.eu (consulté le 17 octobre 2019)
  6. A. Cavillon, Histoire de Mont-l'Évêque de 1788 à 1803, Senlis, E. Vignon Fils,
  7. LA BANNIÈRE, Soixante-Quatre Quartiers, Paris, C & F Roux-Devillas, 1951, p116
  8. a b et c Cadastre napoléonien de Mont-l'Évêque, 1811, Archives Départementales de l'Oise.
  9. a b et c Simon Ducros, Clément Parent (1823-1884) les châteaux d'un architecte du XIXème siècle, Paris, École du Louvres,
  10. Amédée de Caix de Saint-Aymour, La marche sur Paris de l'aile droite allemande, ses derniers combats : 26 août-4 septembre 1914, Paris, Henri Charles-Lavauzelle, , 137 p. (lire en ligne), pp. 152-153
  11. Edouard Blanc, Sur les traces des Barbares. Les Allemands dans l'Oise, Beauvais, , 314 p. (lire en ligne), pp.136-141
  12. a b et c Maurice Delaigue, « La Nonette », sur montleveque.eu (consulté le 17 octobre 2019)
  13. J-P Mathieu, « Été 1944 - Saint Leu-d'Esserent dans la tourmente », sur asaapicardie3945.fr, (consulté le 17 octobre 2019)
  14. Marine Laouchez, « Charles-Edouard de Pontalba fait vivre l'héritage familial », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  15. a b c et d M. E. de Bouteiller, « Notice sur les Grands-Carmes de Metz », Mémoires de l'Académie nationale de Metz,‎
  16. Gérard Collot, Le jubé et l'autel des Grands Carmes de Metz, Les Cahiers Lorrains,
  17. Dom Sébastien Dieudonné, Mémoire sur Metz, Tome IV, Bibliothèque Municipale de Metz
  18. a et b Eugène Voltz, « l'Église et le couvent des Grands Carmes à Metz », Mémoires de l'Académie de Metz,‎
  19. Projet d'une façade et d'une tribune en avant de la chapelle de Mr de Pontalba, Gabriel-Auguste Ancelet, archives privées de la famille Delfau de Pontalba
  20. Environs de Senlis, Senlis, Bibliothèque de Senlis (lire en ligne), p.11
  21. a et b Léon Bertrand, Tonton, Tontaine, Tonton, Paris, E. Dentu, (lire en ligne), p.104
  22. a et b Christina Vella, Intimate ennemies. The two worlds of the Baroness de Pontalba, Louisiana State University Press, 1997
  23. « Mont-l'Évêque, chapelle du château », sur sauvegardeartfrancais.fr (consulté le 17 octobre 2019)
  24. Hervé Sénamaud, « Une première phase de travaux pour sauver la chapelle de Mont-l’Evêque », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).