Château de Mont-Orgueil

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Château de Mont-Orgueil
Image illustrative de l’article Château de Mont-Orgueil
Le château de Mont Orgueil et le port de Gorey.
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIIe siècle
Destination initiale Fortification
Propriétaire actuel Jersey Heritage
Destination actuelle Musée
Coordonnées 49° 11′ 58″ nord, 2° 01′ 10″ ouest
Pays Dépendances de la Couronne britannique
Subdivision administrative Îles Anglo-Normandes
Jersey
Paroisses de Jersey Saint-Martin
Géolocalisation sur la carte : Jersey
(Voir situation sur carte : Jersey)
Château de Mont-Orgueil

Le château de Mont Orgueil est un ancien château fort, du XIIIe siècle, qui se dresse sur la paroisse de Saint-Martin, au bailliage de Jersey, dépendances de la Couronne britannique.

En jersiais, on l'appelle « lé Vièr Châté ».

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans l'île Anglo-Normandes de Jersey à l'extrémité sud-est de la paroisse de Saint-Martin, dans le village de Gouray.

Historique[modifier | modifier le code]

Château du Mont Orgueil avec vue sur le quai du port.

Le site était déjà fortifié à l’époque préhistorique mais le château a été construit au XIIIe siècle comme moyen de défense de l’île. Il fut édifié, à la demande de Jean sans Terre, par Pierre de Préaux et Jean de Carteret, afin de renforcer les défenses des îles Anglo-Normandes suite à la perte de la Normandie en 1204[1].

Pendant trois siècles, il est considéré comme invulnérable du fait qu'il soit entouré par la mer sur trois côtés. Mais l’invention de la poudre à canon amoindrit son rôle au profit du château Elizabeth au large de Saint-Hélier construit au XVIIe siècle. Le gouverneur de l’époque, Walter Raleigh, arguant qu’il pourrait servir de seconde ligne de défense, s’opposa à sa destruction ; les pierres étant en effet censées servir à l’édification du château Elisabeth.

Le château de Mont Orgueil servit de prison jusqu’à la construction de la prison de Saint-Hélier.

Fortifications réalisées par les Allemands durant leur occupation de l'île.

À partir de 1730, des réparations furent entreprises et permirent d’y loger des garnisons. Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, il était ouvert au public le lundi de Pâques, survivance de la tradition de se rendre à la chapelle Saint-Georges à l’intérieur du château.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée d’occupation allemande y installa des fortifications supplémentaires camouflées en s’harmonisant avec l’architecture existante.

Administré comme musée depuis 1929, il appartient au Jersey Heritage Trust depuis 1994. Le récent projet de restauration de 3 millions de £ est au cœur d’une polémique.[citation nécessaire]

Description[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Davy, Les barons du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits et introuvables du patrimoine Normand », , 319 p. (ISBN 978-2-9145-4196-1), p. 67.