Château de Mercy

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Château de Mercy
Image illustrative de l’article Château de Mercy
Période ou style néoclassique
Type Château
Début construction vers 1905
Propriétaire initial famille du Coëtlosquet
Protection non
Coordonnées 49° 05′ 04″ nord, 6° 14′ 38″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Grand Est
Département Moselle
Commune Ars-Laquenexy

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Château de Mercy

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Château de Mercy

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Château de Mercy

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Château de Mercy

Le château de Mercy est un édifice situé près du quartier de La Grange-aux-Bois à Metz en Moselle. Il faisait partie de la commune de Mercy jusqu’à sa fusion avec la commune d’Ars-Laquenexy.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Pendant l’annexion allemande, Metz se transforme sous l’action des autorités impériales, qui font de son urbanisme une vitrine de l’architecture wilhelmienne. L’éclectisme architectural se traduit alors par l’apparition d’édifices de style néoroman, de style néogothique, ou encore de style néorenaissance. En réaction, certains propriétaires francophiles réagissent, en construisant des édifices clairement d’inspiration française. Contemporain du palais du Gouverneur, le château de Mercy illustre ce mouvement de résistance, face à la diffusion du style germanique[2].

Construction et aménagements[modifier | modifier le code]

Voulu par Maurice du Coëtlosquet, le château est construit par sa veuve vers 1905. Un architecte alsacien issu de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris commence les travaux[2]. Le château est construit avec la pierre de Savonnières, importée du Barrois[3], dans un style typiquement français, se voulant l'expression des sentiments francophiles de son propriétaire. Un jardin à la française[2] complète à l'époque le parc du château.

Affectations successives[modifier | modifier le code]

Résidence de la famille du Coëtlosquet, le château redevient français en 1919. La Moselle ayant de nouveau été annexée par l’Allemagne nazie en 1940, le château sert de « Lazarett », c’est-à-dire d’hôpital militaire pour l’armée allemande. Le Reserv-Lazarett Metz II redevient français en novembre 1944, et, alors qu'il a besoin d’une complète rénovation, il sert du [4] au mois de mars 1966 de poste de commandement à la 1re Division aérienne (Europe) de l'Aviation royale canadienne[5], les derniers militaires canadiens quittant le site le [6].

Le château devient une propriété de l'armée française en 1968. De 1968 à 1977, il est le quartier-général de la XVIème brigade mécanisée, puis de 1977 à 1990 du Commandement de l’Artillerie du 1er corps d'armée, du 1er juillet 1990 jusqu’à sa dissolution en 1993 de la 1re armée puis enfin de la Brigade de Renseignements et de la Guerre Électronique[7].

Vendu en 2000 à la communauté d’agglomération de Metz-Métropole, avec les terrains du futur hôpital de Mercy, le château de Mercy a été cédé à un investisseur messin en 2012, afin d’être restauré[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. a b c et d Le Château de Mercy racheté, sur republicain-lorrain.fr
  3. La reconstruction du château de Mercy
  4. « L’armée de l’air canadienne s’installe à Metz », sur Le Républicain Lorrain (consulté le 29 décembre 2018).
  5. « Un aperçu de la 1re Division aérienne en Europe en 1963 », sur Aviation royale canadienne=, (consulté le 1er août 2016).
  6. « A Mercy, près de Metz, la vie de château des Canadiens », sur Le Républicain Lorrain, (consulté le 29 décembre 2018).
  7. « MERCY propriété de l’armée française », sur Mairie de Ars Laquenexy (consulté le 29 décembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]