Marchais (Aisne)

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Marchais
Le monument aux morts et l'église.
Le monument aux morts et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Champagne Picarde
Maire
Mandat
Gérard Gaigne
2014-2020
Code postal 02350
Code commune 02457
Démographie
Gentilé Marchaisien, Marchaisienne
Population
municipale
408 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 04″ nord, 3° 49′ 03″ est
Altitude Min. 70 m – Max. 110 m
Superficie 15,3 km2
Localisation

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Marchais

Marchais est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Marchaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

"Marchais" provient du mot latin 'mercasius" qui signifie marais, en effet ce village a longtemps été entouré de marécages, avant l'assèchement du bassin au XVIe siècle.

Le village possède le "Domaine du Prince ou Château de Marchais" habité par le Prince Albert Grimaldi de Monaco.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1875   Bernier[1]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Immery    
mars 2008[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Gérard Gaigne DVG Retraité de l'enseignement
Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 408 habitants, en augmentation de 9,97 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422 466 428 526 554 586 666 675 657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
679 656 635 608 606 571 557 549 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
475 493 513 501 510 509 474 501 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
374 392 343 384 364 381 364 379 408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le château de Marchais[modifier | modifier le code]

Le premier château de Marchais datait de la première croisade et appartenait au baron d'Eppes. Le château était un lieu de passage pour les rois de France qui se rendaient au pèlerinage de Notre-Dame-de-Liesse, le premier fut Charles VI, puis vinrent Louis XI, François Ier le 28 août 1528 et en 1538. En grande partie ruiné, il fut construit un nouveau château vers 1540 par Nicolas de Longueval, comte de Bossut, surintendant des finances de François Ier, gouverneur de Champagne et de Brie. Il fut ensuite la propriété du cardinal de Lorraine et archevêque de Reims qui accueillait Henri II accompagné de la reine et de ses fils le 13 juin 1554. Henri revint en 1557 pour préparer la levée du siège de Saint-Quentin puis en juillet 1558 pour passer en revue les troupes du duc de Guise, troupes qui s'étendaient alors à une lieue et demie autour du château. Henry II déjà venu deux fois avec son père venait là en 1559 lors de son pèlerinage à Notre-Dame. Charles IX séjournait trois fois au château, la première après son sacre à Reims, puis en 1564 et 1566, chaque fois accompagné de Catherine de Médicis, sa mère. Il eut beaucoup à souffrir des réformés qui occupaient le pays Laonnois et le ravagèrent plusieurs fois avant que la duchesse de Joyeuse l'eut en douaire et le remit en état d'accueillir Marie de Médicis en 1602 qui venait remercier Notre-Dame à Liesse, patronne des rois de France pour la naissance de Louis XIII. C'était alors la dernière visite royale et les Guise ne l'habitèrent plus. De nouveau ruiné par des passages de troupes il passait à la famille Condé qui n'y vint jamais.

Après la Révolution française, il fut la possession de plusieurs personnes, entre autres du comte de Pourtalès, il fut acheté en 1854 par l'épouse du prince Charles III de Monaco, la princesse Antoinette de Monaco, née Antoinette de Mérode-Westerloo qui vinrent y séjourner de nombreuses fois. Il fut ensuite un rendez-vous de chasses pour Albert qui y invitait, par exemple Carlos du Portugal ; il appartient toujours à la famille Grimaldi de Monaco.

Entouré d'une exploitation céréalière de sept cents hectares, un scandale éclata en 2005 quand on apprit que le prince Albert II de Monaco recevait près de 300 000 euros de subvention de la Politique agricole commune.

C'est dans cette propriété qu'en juin 1906, Maurice Léger s'installe pour mettre au point son prototype d'hélicoptère. Il décollera de 80 cm, avec un pilote à bord, le 13 juin 1907 et ses essais prometteurs s'arrêteront là.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1876, p172.
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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