Château de Lanniron

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Château de Lanniron
Image illustrative de l’article Château de Lanniron
Vue du château depuis la rivière
Période ou style palladien
Début construction XVe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Évêques de Cornouaille
Propriétaire actuel Descendants de Charles de Kerret
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1988, 1992)
Site web http://www.lanniron.com
Coordonnées 47° 58′ 34″ nord, 4° 06′ 38″ ouest[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bretagne
Subdivision administrative Finistère
Commune Quimper
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Château de Lanniron
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Lanniron
Géolocalisation sur la carte : Quimper
(Voir situation sur carte : Quimper)
Château de Lanniron

Le Château de Lanniron (XVe - XIXe siècle), fut l'ancienne résidence d'été des évêques de Cornouaille[2]. Il est situé sur le territoire de la commune de Quimper dans le Finistère, en Bretagne. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le et depuis le [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence des évêques de Cornouaille à Lanniron est attestée depuis le XIIe siècle.

Un premier corps de logis est créé par l'évêque de Cornouaille Bertrand de Rosmadec au XVe siècle[4].

Nicolas Caussin, confesseur du roi Louis XIII, passa un temps en exil à Quimper et à Lanniron.

Monseigneur René du Louët témoigna son soutien à la mystique Marie-Amice Picard qui fut accusée de sorcellerie et attesta des faits extraordinaires qui lui étaient attribués par lettre du 1er août 1667 donnée à Lanniron[5].

Des jardins en terrasse sont construits entre 1668 et 1706 par Monseigneur François de Coëtlogon. Contemporains de ceux créés à Versailles, leur ancienneté en fait un rare exemple dans l'ouest de la France. En 1695, le docteur et poète vannetais Nicolas de Bonnecamp (1630-1704)[6] en donne une description précise[7] en 432 alexandrins[8].

L'aile ouest est ajoutée par Monseigneur Auguste François Annibal de Farcy dans les années 1760. C'est à cette époque que Lanniron fut fréquenté par Elie Fréron[9].

Lanniron est confisqué comme bien national durant la révolution française sous l'épiscopat de Monseigneur Toussaint-François-Joseph Conen de Saint-Luc bien que ce ne soit pas un bien d'église mais la propriété personnelle de l'évêque en place qui était prié de la racheter à la famille de son prédécesseur.

Le domaine passe par divers marchands de biens puis est racheté en 1822, par Emmanuel Calixte Harrington, gentilhomme britannique de mère française. Il a fait édifier par l'architecte Jean-Baptiste Bigot (père de l'architecte Joseph Bigot) la façade actuelle de style néo-classique, ressemblant à une villa palladienne avec son péristyle à 6 colonnes ioniques et projetait de raser les jardins en terrasses pour les remplacer par un parc à l'anglaise.

La propriété est vendue par son épouse en 1833 à Charles de Kerret de Quillien dont les descendants sont les actuels propriétaires. Né en 1863 à Lanniron, son petit-fils Georges Blanchet de la Sablière, féru de voyages comme son oncle René de Kerret qui voyagea avec l'escadre de l'amiral Auguste Febvrier Despointes, fera de nombreux voyages notamment en Alaska[10]. Ce sont ces voyages qui seront à l'origine de la collection botanique de Lanniron.

Pendant la Tempête de 1987 le parc perd plus de 400 arbres, la propriété est dévastée. Il s'ensuit un vaste programme de restauration débuté dans les années 1990 et qui devra s'achever par la restitution des jardins tels que dessinés au XVIIe siècle.

Les allées ont été replantées, l'orangerie a été réaménagée, le canal du XVIIe siècle fut recreusé et réalimenté, 1,5 km de murs ont été restaurés, le bassin du Neptune enfoui dans la vase à l'ouest des terrasses a été reconstruit sur ses fondations, 3 des 5 bassins ornant les terrasses ont été restitués en 2005. Il reste à refaire aujourd'hui, pour achever le projet, 2 bassins ainsi que le tracé et la plantation des parterres.

Dans un souci de restauration soignée, les jardins ont fait l'objet de fouilles en juillet 2011 sous la direction d'Anne Alliment-Verdillon[11],[12], formée à la Villa Médicis.

Activité actuelle[modifier | modifier le code]

C'est pour soutenir la restauration des jardins et la conservation du site qu'une activité touristique a vu le jour. Aujourd'hui le domaine abrite un camping Les Castels 5 étoiles, des gîtes, un golf, un restaurant, des salles de réceptions, des locations de bureaux, et le parc est ouvert à la visite.

Le golf de Lanniron est un parcours neuf trous de 1 388 mètres agréé par la Fédération française de golf[13] et membre du réseau Golfy[14]. Le golf est aussi équipé d'un espace d'entraînement avec practice, putting green et bunkers. Une école de golf existe également avec des cours enseignés par Bertrand Coathalem[15] professionnel et champion de golf [16].

Le restaurant a notamment accueilli le vernissage du peintre Yann Queffelec à l'occasion de la publication de son œuvre avec le poète Henry Le Bal, «L'Ile nue»[17].

Depuis de nombreuses années, l'Orangerie accueille les Semaines musicales et plusieurs artistes tels que : François-Frédéric Guy[18], Ophélie Gaillard[19], Zhu Xiao-Mei[20], Anne Queffélec[21], Daishin Kashimoto[22], Claire-Marie Le Guay[23], Éric Le Sage sont passés dans ses murs.

Chaque année, le parc est également ouvert dans le cadre de la campagne Neurodon, des Rendez-vous aux jardins et des Journées européennes du patrimoine.

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture néo-classique d'inspiration palladienne reconnaissable à ses frontons et ses colonnades.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail
  2. Toussaint de Saint Luc, Mémoires sur l'Etat du clergé et de la noblesse de Bretagne, , 852 p. (lire en ligne), p. 54.
  3. Notice no PA00090328, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne : M-Z, , 986 p. (lire en ligne), p. 420.
  5. Jean François de La Marche, Abregé des vies de Marie Dias, Marie-Amice Picard, et d'Armelle Nicolas, dite la Bonne Armelle : a l'usage des retraites, , 194 p. (lire en ligne), p. 70.
  6. Nicolas de Bonnecamp, né en 1630 à Vannes, décédé le à Brest
  7. https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1921_0141_0174.html#
  8. http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH01d3/a8d47ea0.dir/0000005531448.pdf
  9. Charles Monselet, Fréron, , 138 p. (lire en ligne), p. 92.
  10. « Georges de la Sablière. Les voyages d'un noble breton », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 11 août 2020).
  11. Christian Gouerou, « Lanniron : l'archéologue sur les traces du jardin du XVIIe », sur Ouest-France,
  12. « Archéologie. Faire parler la terre de Lanniron », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 11 août 2020).
  13. « Fédération française de golf », sur Fédération Française de Golf (consulté le 11 août 2020).
  14. http://www.golfy.fr/fr/les-golfs-et-hotels-du-reseau-golfy/188-golf-de-l-orangerie-de-lanniron
  15. « De retour à Quimper comme prof au golf de Lanniron. Bertrand Coathalem veut partager sa passion », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 11 août 2020).
  16. http://www.golftechnic.com/pages_joueurspros/joueurs_golftechnic/bertrand_coathalem.php
  17. « Lanniron. Le peintre invisible se dévoile », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 11 août 2020).
  18. Éliane Faucon-Dumont, « François-Frédéric Guy. Pianiste! Un métier de partage », sur Le Télégramme,
  19. « Les Semaines musicales de Quimper 2007 », sur pianobleu.com
  20. Éliane Faucon-Dumont, « Semaines musicales. Zhu Xiao Mei à guichet fermé », sur quimper.letelegramme.fr,
  21. « Le programme des Semaines musicales - Quimper », sur ouest-france.fr,
  22. « Ce soir à Lanniron : un duo d'exception », sur letelegramme.fr,
  23. J-G. Lebrun, « Semaines musicales de Quimper », sur journal-laterrasse.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]