Château de La Berlière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Château de La Berlière
Image dans Infobox.
Présentation
Type
Propriétaire
Privée
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte des Ardennes
voir sur la carte des Ardennes
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Le château de La Berlière est un château situé à La Berlière, en France.

Description[modifier | modifier le code]

Le château de La Berlière est plus proche des folies du XVIIIe siècle que d'un château. L'édifice, en pierres jaunes, est entouré d'un parc, agrémenté de tilleuls et de buis taillés. Il dispose d'un rez-de-chaussée nettement surélevée et d'un étage sous un comble à la Mansart. Cinq travées structurent la façade, ainsi qu'un perron, doté d'un escalier à double volée, des pilastres plats et un fronton triangulaire surbaissé. À l'intérieur, les cheminées proviennent, dit-on, de l'abbaye de Belval. En soubassement étaient situés les cuisines et les communs, dans des salles voutées[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé sur la commune de La Berlière, dans le département français des Ardennes. Il est situé en sortie du village, vers Oches, dans la vallée de la Bièvre (affluent de la Bar).

Historique[modifier | modifier le code]

Le château de La Berlière en 1904

L'édifice a été bâti en 1740 par Mathieu de Fumeron, seigneur de La Berlière, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, commissaire des guerres. Son fils choisit d'émigrer. La propriété est vendue comme bien national[1].

En mai 1940, le château sert de point de commandement (PC) au général Grandsard, chef du 10e corps d'armée, placé sous les ordres du général Huntziger, commandant la 2e armée. Le général Huntziger est d'ailleurs en tournée d'inspection au château de La Berlière le 13 mai en fin d'après-midi, lorsqu'un rapport de la 55e division d'infanterie apprend à Grandsard la percée allemande et la traversée de la Meuse par l'ennemi au sud de Wadelincourt[2].

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1984[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seydoux 1997, p. 220.
  2. Horne 2010, p. 240-241.
  3. « Château », notice no PA00078347, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alistair Horne (trad. de l'anglais), Comment perdre une bataille : France, mai-juin 1940, Paris, Éditions Tallandier, , 477 p. (ISBN 978-2-84734-657-2).
  • Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. II, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 2-905339-41-1), « La Berlière », p. 58-61. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Philippe Seydoux, Gentilhommières et Maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Paris, Éditions de La Morande, , 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), p. 220-221.
  • Suzanne Briet, Châteaux des Ardennes, Société des écrivains ardennais, coll. « Les cahiers ardennais » (no 17), , 68 p., p. 54.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :