Château de Groslée

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Château de Groslée
Image illustrative de l’article Château de Groslée
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Jacques de Groslée
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Société privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1992)[1]
Coordonnées 45° 42′ 50″ nord, 5° 33′ 39″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bugey
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Groslée-Saint-Benoît
Géolocalisation sur la carte : Ain
(Voir situation sur carte : Ain)
Château de Groslée
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Groslée

Le château de Groslée est un ancien château fort, du XIIe siècle restauré aux XVe et XVIe siècles et démantelé au XVIIIe siècle, centre de la seigneurie de Groslée érigée en baronnie puis en comté en 1580, qui se dresse sur la commune de Groslée-Saint-Benoît dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'ensemble des vestiges du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 5 octobre 1992[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Groslée est situé dans le département français de l'Ain sur la commune de Groslée-Saint-Benoît, sur un coteau, au-dessus du bourg et dominant le Rhône.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château est bâti, vers 1180[3], par Jacques de Groslée, sénéchal de Lyon, dans l'ancienne paroisse d'Huilieux[Note 1].

Vers 1305, le château fait partie des possessions des comtes de Savoie[4]. Berlion de La Mar, vivant en 1295[5], en est le châtelain, en 1319[5]. En 1323[3], Jocelyne de Groslée reconnait tenir ce château et son mandement en franc-fief, libre et antique, du dauphin de Viennois.

Le château, le village et la seigneurie de Groslée sont vendus en toute justice haute, moyenne et basse, vers 1420[3], par Antoine de Groslée, chevalier de l'ordre du collier, descendant de Jacques, n'ayant eu que deux filles de Catherine de Palagnin, son épouse, au duc Amédée VIII de Savoie qui les cèdent à Pierre de Bourbon, chevalier. Jean de Groslée, custode et chanoine-comte de Lyon, prévôt de Montjour, s'accorda ensuite avec Pierre de Bourbon pour qu'il les lui revendent[6], avec le consentement du duc de Savoie, et la remet par contrat en 1455[7],[3] à Jacques de Groslée, seigneur de Lhuis (château de Lhuis, Lhuis), son neveu, auquel il cède tous ses droits. Ses descendants en jouirent en titre de seigneurie et de baronnie.

Par lettres du 29 juin 1580[3], vérifiées au Sénat et en la chambre des comptes de Savoie, le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie l'érige en comté, en faveur de Claude, baron de Groslée, en y unissant la seigneurie de Luys avec toutes ses dépendances et les villages et les paroisses d'Ordonnas et d'Inimont en toute justice haute, moyenne et basse.

Pierre-Pompée de Groslée, fils dudit Claude, chevalier, comte de Groslée, ne laissa qu'une fille, Claire, mariée à Joachim du Cros, lequel en reprit le fief en 1657[3].

Jacques-Laurent du Cros, comte de Groslée, laissa son comté à sa veuve, Françoise de Guérin de Tencin, dont hérita Claudine-Sophie de Guérin de Tencin, sa petite- nièce, femme de Joseph-Marie de Barral, marquis de Montferrat (Italie), président à mortier au parlement de Grenoble. Ce dernier reprit le fief le 19 avril 1777[3] et en jouissait encore lors de la convocation des États-Généraux.

Le château fut restauré aux XVe et XVIe siècles[8] et démantelé au XVIIIe siècle ; il n'en subsiste que le donjon.

Dans le château existait une chapelle particulière. On y disait deux messes par semaine, en vertu d'une permission de l'archevêque de Lyon, Mgr Denis-Simon de Marquemont.

Description[modifier | modifier le code]

Le donjon carré du XIIe siècle est ceint d'une chemise haute et de braies que flanquent des tours rondes équipées pour le tir aux armes à feu[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce petit hameau se situait sur la commune de Groslée, à environ 300 mètres du bourg ; Archives départementales de l'Ain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château », notice no PA00116617, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  3. a b c d e f et g Topographie historique du département de l'Ain 1873, p. 176.
  4. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Histoire et Archéologie médiévales » (no 14), (ISBN 978-2-729-70762-0, OCLC 1198636926, lire en ligne), p. 28.
  5. a et b Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 (ISBN 9782843738135) p. 12.
  6. Recueil de généalogies pour servir de suite ou de supplément au dictionnaire de la noblesse, Tome XIV, 1784, p. 264.
  7. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey : Partie 2 : Contenant les fondations des Abbayes, Prieurez, Chartreuses, Egliſes Collegiales & les Origines des Villes, Chaſteaux, Seigneurs & principaux Fiefs, Lyon, Jean Antoine Huguetan & Marc Antoine Ravaud, , 109 p. (notice BnF no FRBNF30554993, lire en ligne), p. 58.
  8. a et b Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 591.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]