Château de Challain-la-Potherie

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Château de Challain-la-Potherie
Image illustrative de l'article Château de Challain-la-Potherie
Façade nord du château de Challain
Nom local Château de Challain
Période ou style néogothique
Architecte René Hodé
Début construction 1847
Fin construction 1854
Propriétaire initial Famille de la Rochefoucauld-Bayers
Destination initiale Résidence
Propriétaire actuel Famille Nicholson
Destination actuelle Hôtellerie de luxe
Protection  Inscrit MH (2004)
Site web http://www.chateauchallain.com
Coordonnées 47° 38′ 06″ N 1° 02′ 39″ O / 47.634968, -1.04405147° 38′ 06″ Nord 1° 02′ 39″ Ouest / 47.634968, -1.044051
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province de France Anjou
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Commune Challain-la-Potherie

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Château de Challain-la-Potherie

Le château de Challain-la-Potherie est un château situé sur la commune française de Challain-la-Potherie en Maine-et-Loire. Il a été construit de 1847 à 1854 dans le style néogothique alors en vogue parmi l'aristocratie française. Son architecte, René Hodé, a dessiné beaucoup d'autres châteaux du même style en Anjou, mais Challain demeure le plus imposant. Sa taille et son allure lui valent le surnom de « petit Chambord[1]. »

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Challain se trouve dans le village de Challain-la-Potherie, près de Candé. Il est voisin de l'église paroissiale. Challain est à 50 km d'Angers, 70 km de Nantes et 78 km de Rennes.

L'édifice occupe une petite terrasse naturelle dominant l'Argos et son confluent avec le ruisseau de la Planche Ronde.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien château[modifier | modifier le code]

Challain-la-Potherie possède un château depuis le Moyen-Âge. L'édifice actuel a été élevé à la place du château médiéval. Avant qu'il soit détruit, ce château occupait un terre-plein rectangulaire fermé sur trois côtés par des douves. Deux tours d'angle subsistaient, l'une au nord-est, l'autre au nord-ouest. La première servait de pigeonnier, la seconde était l'ancienne prison féodale. Le logis avait un étage sur rez-de-chaussée et il était bordé de bâtiments de service[2].

L'histoire de ce château primitif est très mal connue. Son existence est liée aux seigneurs de Challain. Le premier connu pourraît être Hilduinus de Calein, mentionné en tant que témoin vers 1050 dans une charte[3]. « Calein » se rapproche des formes « Chalein » et « Calanum » utilisées au Moyen-Âge pour désigner le village. On peut ainsi supposer que le château existe depuis le XIe siècle[4]. Vers 1120, des descendants probables de Hilduinus, appelés Rainaud, Warin et Haï de Challain, apparaîssent à leur tour dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers. Ensuite, aucun seigneur de Challain n'est mentionné avant le début du XIIIe siècle. Le village appartient alors à Guillaume de Thouars, seigneur de Candé et du Lion-d'Angers. Ses descendants font partie de la famille de Châteaubriant, qui possède Challain pendant deux cents ans[3].

En 1294, suite à un partage d'héritage, Challain devient la propriété d'une branche cadette des Châteaubriant. Elle garde le village et son château jusqu'à son extinction vers 1522, lorsque meurt Marie de Châteaubriant. Elle s'était mariée à Jean de Chambes, seigneur de Montsoreau. Leur fils, Philippe de Chambes, et leur petit-fils, Jean, veulent chacun vendre Challain et le dernier le cède définitivement en 1574[5]. Le nouveau propriétaire, Antoine d'Espinay, avait été page d'Henri II. Il réside à Saint-Michel-du-Bois et laisse le château de Challain à un intendant. Sa veuve vent la propriété à Christophe Fouquet en 1599[6]. Président du Parlement de Bretagne, il réside surtout à Rennes, mais se rend aussi à Challain et souhaite reconstruire le château, déjà vétuste. Il abandonne ce projet pour fonder un couvent de Carmes. Son petit-fils, également appelé Christophe, est fait vicomte de Challain en 1650 et la châtellenie devient comté sept ans plus tard[7].

En 1747, les héritiers Fouquet vendent Challain et son château à Urbain Le Roy, seigneur de La Bourgonnière. Le titre de comte de Challain, éteint avec les derniers Fouquet, est relevé en 1749 sous l'appellation « comte de la Potherie »[8]. Le petit-fils d'Urbain, Louis Le Roy de la Potherie, émigre pendant la Révolution, revient en France en 1801 puis participe à la vie militaire et politique de la Restauration. Il est ainsi maréchal et député. Son seul fils, Charles, est tué en duel en 1825 et ses possessions vont à sa fille, Louise-Ida, née en 1808[9].

Nouveau château[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

La façade sud, donnant sur l'étang.

Louise-Ida Le Roy de la Potherie épouse en 1826 François-Denis-Henri-Albert de La Rochefoucauld-Bayers, membre d'une branche cadette de la maison de La Rochefoucauld. Cette branche, issue d'une des plus grandes familles de la noblesse française, a notamment donné un comte-évêque de Beauvais, un évêque de Saintes, un pair de France et un député aux États généraux de 1789. Le mari de Louise-Ida s'installe à Challain dont il devient maire. Il occupe aussi un mandat de conseiller général de Maine-et-Loire[9].

Comme beaucoup de nobles de l'Ouest français, les Le Roy de la Potherie et les La Rochefoucauld n'ont pas été dépossédés de leurs propriétés à la Révolution. Après cette période troublée, ils reconstituent rapidement la fortune familiale et réorganisent leurs terres comme l'ont fait plus tôt les aristocrates anglais. Le domaine est retracé pour former un ensemble compact autour du château et devenir ainsi plus rentable. Les propriétaires ont alors suffisamment de revenus pour pouvoir édifier une nouvelle résidence, conforme aux goûts du moment[10].

Le couple entreprend des travaux sur le vieux château à partir des années 1820-1830, lorsque les deux tours d'angle restantes sont détruites. La construction d'un nouveau château, plus grand et plus prestigieux, est décidée en 1846[2]. Louis Visconti, architecte parisien connu pour avoir dessiné le tombeau de Napoléon, est d'abord pressenti par le couple, mais il choisit finalement René Hodé, architecte angevin. Ce dernier reprend le plan dessiné par Visconti[4]. Les travaux commencent au printemps 1847 et sont pratiquement terminés en 1854. Le logis est alors achevé, y compris ses intérieurs[2]. La construction a été rapide et a employé plus de 700 personnes[11]. François-Denis-Henri-Albert de La Rochefoucauld-Bayers meurt l'année même d'achèvement des travaux[2].

Le style néogothique choisi pour le nouveau château est alors en vogue chez les aristocrates. Ceux-ci refusent l'architecture néo-classique alors prépondérante. Elle est trop associée aux idées esthétiques et culturelles des Lumières et de la Révolution. Le néogothique, né en Angleterre vers 1750, propose un retour aux idéaux de l'Ancien régime : féodalité, religion, continuité avec le passé. Le choix de ce style peut être considéré comme un acte réactionnaire car la France, qui a connu la Restauration des Bourbons en 1815, a eu une nouvelle révolution en 1832 qui a conduit à la Monarchie de Juillet, plus libérale. Des aristocrates comme les La Rochefoucauld se sentent alors écartés de leur rôle traditionnel de seigneurs et tentent de le récupérer à travers l'édification de châteaux imposants et passéistes. René Hodé, architecte du château de Challain, a aussi dessiné les plans de nombreuses autres bâtisses en Anjou, souvent commandées par l'aristocratie légitimiste hostile à la Monarchie de Juillet et au bonapartisme[10].

Devenue veuve, Louise-Ida poursuit les travaux en faisant édifier divers éléments annexes dans la propriété[2]. Les communs sont achevés en 1859-1860, le mur d'enceinte nord, l'orangerie et les serres en 1866, la tour de Montplaisir en 1875, et la porterie d'entrée en 1882. D'autres éléments décoratifs ou de loisirs sont installés par la suite, comme un embarcadère sur l'étang et des ruines artificielles[4]. Louise-Ida est morte en 1884, laissant la propriété à son fils, Henri de La Rochefoucauld-Bayers[2].

Propriétaires successifs[modifier | modifier le code]

Henri de La Rochefoucauld-Bayers meurt sans descendance en 1893. Après lui, le château a connu de nombreux propriétaires et de multiples ventes et rachats. Le légataire d'Henri, le vicomte de Rochebouët, vend le château au marquis de Courtès. Ce dernier est lieutenant d'artillerie, puis général. Il meurt en 1931 et ses propriétés reviennent à sa veuve et à ses deux filles adoptives. Le château échoit à sa femme, puis à la fille aînée. Celle-ci décède en 1944 et son fils unique refuse la succession[12].

Le château de Challain est acheté en 1948 par la ville de Choisy-le-Roi en Île-de-France. La municipalité y installe ses colonies de vacances et deux cents enfants y partent chaque été. Les colonies s'arrêtent cependant en 1970 et le château est revendu en 1978. Le nouvel acquéreur, un industriel de Saint-Leu-la-Forêt, le revend à son tour en 1989[12].

La Société européenne de gestion immobilière (SEGI) reprend le château, agrandit le domaine et projette d'en faire un hôtel et un golf. Le projet est cependant abandonné, et la propriété connaît plusieurs autres acquéreurs avant d'être achetée par la famille Nicholson[12]. Elle est issue du New Jersey aux États-Unis, où elle possède une entreprise de construction. Après neuf mois de travaux, les premières chambres d'hôtes sont ouvertes. Depuis lors, le château sert de chambres d'hôtes haut-de-gamme[11].

Le château a été inscrit au titre des monuments historiques en deux fois. D'abord, par l'arrêté du 30 juillet 1980, ont été classés les façades et toitures, ainsi que plusieurs pièces, dont le hall, la chapelle, le grand salon et la bibliothèque. Ensuite, un nouvel arrêté du 15 mars 2004 a inscrit la totalité du sous-sol et du rez-de-chaussée ainsi que le parc et ses éléments : les façades et toitures des communs, de la porterie, de la tour de Montplaisir et de la ferme de la Basse-Cour, et la glacière, les ruines artificielles, les logements de jardiniers, le clos du potager, la douve en eau et le mur de clôture[13].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château s'inscrit dans un plan rectangulaire dont les coins sont ponctués par des tours d'angle. Un « donjon » carré contenant l'escalier principal marque le centre de l'édifice. En comprenant les tours d'angle, le bâtiment fait 60 m de long pour 37 m de hauteur. Le sommet des poinçons atteint 45 m de haut. Le tout est construit en tuffeau de la région de Saumur, à l'exception des soubassements qui sont en granit de Bécon et des perrons en granit de Louvigné-du-Désert[2].

La silhouette du château est inspirée par Les Très Riches Heures du duc de Berry, notamment les représentations du château de Saumur et de celui de Mehun-sur-Yèvre. Ces deux images montrent le même plan rectangulaire à grosses tours d'angle. Les Très Riches Heures datent du XVe siècle, soit la toute fin du Moyen-Âge, et le château de Challain montre un style directement inspiré par cette époque de transition avec la Renaissance. L'inspiration gothique s'arrête néanmoins au décor : la structure symétrique des façades est tout à fait classique, tout comme la distribution des pièces. Les décors sont plaqués à une architecture moderne et sans eux, le château de Challain n'aurait pas l'aspect gothique qui le caractérise[14].

Le décor du château est très représentatif du style troubadour, souhaitant recréer une vision idéalisée du Moyen-Âge et ainsi offrir une vision utopique de la féodalité[14]. Ce style puise ses sources dans la littérature et il est très approximatif dans sa démarche historique, il ne respecte pas les façons de construire du Moyen-Âge. Pendant la seconde partie du XIXe siècle, après l'achèvement du château de Challain, les architectes néogothiques ont adopté des méthodes plus scientifiques et ont réalisé des édifices avec non seulement un décor, mais aussi une structure gothique[15]. Dès 1850, l'emploi du style troubadour en France se fait très rare[16].

Bien que le XIXe siècle ait été marqué par l'éclectisme, des traits architecturaux unissent les châteaux français de cette époque. Challain ne fait pas exception, et on y retrouve notamment un rez-de-chaussée surélevé, posé sur un sous-sol dédié au service et bâti avec une pierre différente. L'accès au rez-de-chaussée se fait par des perrons imposants, élément largement mis en valeur sur les châteaux de l'époque car il fait écho aux perrons médiévaux sur lesquels les seigneurs rendaient justice. Challain possède aussi les toits pentus en ardoise tout à fait typiques de l'époque. Cette disposition, ne facilitant pas l'entretien, donne aux édifices un caractère spirituel en évoquant les flèches des églises[17].

Intérieurs[modifier | modifier le code]

Le château comprend un sous-sol, deux étages carrés, un étage en surcroît et deux niveaux de combles, soit six niveaux au total. Les tours ne comprennent que quatre niveaux, dont un de comble. La décoration du rez-de-chaussée, de style troubadour comme l'extérieur, a été particulièrement soignée. Les chambres des étages ont en revanche été aménagées selon un goût sobre et bourgeois. Le sous-sol, dévolu au service, étale une certaine richesse architecturale avec des voûtes différentes selon les pièces[4].

Le rez-de-chaussée comprend les pièces d'apparat. Il s'organise autour d'un axe central nord-sud, comprenant deux vestibules s'ouvrant sur l'extérieur ainsi que le grand escalier à vis, construit avec une armature métallique. La partie est du château regroupe les pièces de réception : grand et petit salon, salle à manger et billard. Un escalier de service desservant tous les étages est situé dans la tour nord-est. La tour sud-est comprend la bibliothèque qui a un plafond en fausse voûte d'ogive. La partie ouest du château comprend des pièces à usage plus intime : bureau, petite salle à manger, chambre d'honneur et son antichambre, penderie, salle de bain et sacristie. La chapelle se trouve dans la tour nord-ouest. Son plafond est similaire à celui de la bibliothèque. La tour sud-ouest abrite une chambre[4].

Les chambres des propriétaires et des invités étaient au premier étage et les niveaux supérieurs servaient de logements pour les domestiques[4].

Le sous-sol comprend notamment la chaufferie, le château étant chauffé par un calorifère de cave. Cette pièce est couverte d'un berceau en anse de panier, comme la salle centrale des domestiques. Le couloir desservant les pièces du sous-sol est voûté en berceau brisé. La cuisine, la souillarde et la salle à manger du personnel sont couvertes de voûtes à arêtes complexes et le bûcher a une voûte en arc de cloître sur plan octogonal. Les pièces situées dans les tours sont coiffées de coupoles[4].

Parc et jardins[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du château et de la tour de Montplaisir.

Le parc est dessiné à l'anglaise et il a été aménagé peu après la construction du château. Il en est un complément indispensable. Le parc comme on l'entend au XIXe siècle doit mettre l'édifice en valeur, masquer le village voisin et les communs. Il présente une nature idéalisée, dont la seule utilité est l'ornement[16]. Le domaine fait environ 30 hectares au total et comprend aussi des champs ainsi que de la forêt[11].

Les La Rochefoucauld-Bayers avaient demandé des plans au comte Choulot, mais les jardins furent finalement exécutés par un autre paysagiste, Châtelain. Ils comprennent plusieurs éléments d'ornement, comme un étang alimenté par l'Argos, un pont, des ruines artificielles et autres fabriques de jardin. Le parc comprend aussi un château d'eau, dissimulé dans la tour de Montplaisir, réalisée dans le même style néogothique que le château. Son nom fait référence à la devise des La Rochefoucauld, « C'est mon plaisir ». Le rez-de-chaussée de cette tour a pu servir de salon de jardin. Un embarcadère sur l'étang et un pavillon attenant ont été détruits en 1979[4].

Le jardin potager, qui servait initialement à fournir le château en légumes, a été repris par une association en 2005. Grâce aux plans d'origine qui ont été conservés, le jardin a pu être restauré dans son aspect du XIXe siècle. Il suit un plan en croix d'Anjou, symbole de la région, et regroupe de nombreuses espèces anciennes et modernes[18].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Château de Challain-la-Potherie, petit Chambord », My Loire Valley
  2. a, b, c, d, e, f et g René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 453
  3. a et b René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 416
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Château de Challain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 432
  6. René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 437
  7. René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 442
  8. René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 447
  9. a et b René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse,‎ (lire en ligne), p. 452
  10. a et b Le château en France, Berger-Levrault,‎ 1995 (ISBN 270130668X), p. 371
  11. a, b et c John Bordsen, « Foreign Correspondence: Want to stay in a chateau? She owns one in France », Charlotte Observer,‎
  12. a, b et c « Le château de Challain », Communauté de communes du canton de Candé
  13. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b François Loyer, Le siècle de l’industrie. 1789-1914, Skira,‎ 1983 (ISBN 2605000249), p. 56
  15. François Loyer, Le siècle de l’industrie. 1789-1914, Skira,‎ 1983 (ISBN 2605000249), p. 57
  16. a et b Le château en France, Berger-Levrault,‎ 1995 (ISBN 270130668X), p. 377
  17. Le château en France, Berger-Levrault,‎ 1995 (ISBN 270130668X), p. 376
  18. « Le potager du château (1 ha) », Comité des parcs et jardins de France