Château de Careil

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Château de Careil
Image illustrative de l'article Château de Careil
Façade du logis seigneurial
Période ou style Renaissance
Type Manoir fortifié
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIe siècle
Destination initiale Manoir fortifié et garnison
Propriétaire actuel Personne privée
Destination actuelle Habitation et musée
Protection  Inscrit MH (1925)
Site web http://www.careil.com/
Coordonnées 47° 17′ 56″ N 2° 23′ 57″ O / 47.298917, -2.39903347° 17′ 56″ Nord 2° 23′ 57″ Ouest / 47.298917, -2.399033
Pays Drapeau de la France France
Région historique Bretagne
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Commune Guérande

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Château de Careil

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(Voir situation sur carte : France)
Château de Careil

Le château de Careil est un manoir fortifié situé dans la commune de Guérande, dans le département français de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Construit à Careil à partir de la fin du XIVe siècle, et agrandi aux XVe et XVIe siècles, ce manoir avait à l'origine une fonction défensive, comme en témoigne la courtine crénelée qui subsiste encore aujourd'hui. Des quatre ailes d'origine, il n'en reste plus que deux de nos jours, le logis seigneurial au nord et l'ancienne garnison à l'ouest.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château de Careil est à l'origine construit autour d'une cour carrée et entouré d'une douve. On y accédait alors par un pont-levis défendu par deux tours et un mur fortifié au sud. Ces éléments ont aujourd'hui disparu.

Au nord, le logis seigneurial est parvenu jusqu'à nous. Il est bâti dans un style renaissance. Les fenêtres à meneau d'origine sont modifiées à la suite de l'impôt sur les portes et fenêtres institué en 1798. Le donjon d'origine, qui se situait à l'arrière du logis seigneurial, s'effondre au milieu du XIXe siècle par manque d'entretien. Une partie de l'escalier qui y conduisait est encore visible dans le vestibule du logis seigneurial.

À l'ouest, l'aile militaire, toujours visible de nos jours, accueillait à l'origine une garnison de quarante soldats. Au rez-de-chaussée se situaient les écuries et une salle commune. A l'étage se trouvait le dortoir des soldats. Ceux-ci dormaient sur des paillasses. Deux ouvertures fermées par des volets blancs situées sous les fenêtres aux extrémités permettaient d'évacuer directement la paille usée dans la cour du château et de hisser la paille fraîche, l'escalier en colimaçon d'accès au dortoir rendant ces opérations difficiles. Au XIXe siècle, alors que le château a perdu sa fonction défensive, des ouvertures sont percées dans les murs du rez-de-chaussée, notamment des fenêtres et une porte-fenêtre.

L'aile située à l'est disparaît dans un incendie accidentel au XVIIIe siècle. Elle comportait une cuisine d'où l'incendie est parti, un four banal, une chapelle et un pigeonnier. Les éléments endommagés par l'incendie ne sont pas restaurés et les pierres sont remployées. Il ne reste aucune trace de ces différents éléments de nos jours. Après l'incendie, une cuisine plus petite et une chapelle sont aménagées dans l'aile de l'ancienne garnison.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château passe de mains en mains tout au long de son histoire et devient la propriété de trois familles protestantes. Sous la Réforme, les anciennes écuries de la garnison servent de lieu de culte et le château devient un point d'appui aux protestants implantés en presqu'île de Guérande (il y avait alors un temple à Guérande, un à la Roche-Bernard, et un au Croisic). Pour cette raison, il est attaqué et pillé le 11 mai 1589 par la ligue catholique. En 1699, quelque temps après la révocation de l'édit de Nantes, le manoir est saisi et vendu aux enchères à une famille catholique.

Après être devenu un restaurant au début du XXe siècle, le site, qui est actuellement habité à l'année et abrite un lieu de visite qui propose plusieurs visites originales.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00108618 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]