Château de Carbonat

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Château de Carbonat
Image illustrative de l’article Château de Carbonat
Château de Carbonnat - Façade sud
Période ou style Classique
Type Logis seigneurial
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XXe siècle
Propriétaire initial Géraud de Pouzols
Destination initiale Habitat seigneurial
Destination actuelle Maison de plaisance
Coordonnées 44° 54′ 32″ nord, 2° 29′ 16″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Haute-Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Commune Arpajon-sur-Cère
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Carbonat

Le château de Carbonat est un château situé à Arpajon-sur-Cère dans le Cantal, dont les premières mentions remontent au XIIIe siècle. Tombé progressivement à l'état de ruines, il a été considérablement restauré au début du XXe siècle. Il servait autrefois à protéger l'entrée Nord-est du bassin d'Aurillac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans le Cantal, les lieux-dits Carbonnat ou Carbonat tireraient leur nom d'un carbonatum, indiquant des endroits où l'on faisait du charbon de bois[1].

Le nom est attesté sous plusieurs formes[2] :

  • 1232 : Carbonat (archives municipales d'Aurillac)
  • 1465 : Carbonacum; Carbonaccum (obituaire de Notre-Dame d'Aurillac)
  • 1522 : Carbonatum (minute Vigery, notaire à Aurillac)
  • 1550 : Carbonhac (id. Guy de Veyssiera, notaire)
  • 1610 : Carbonnac (aveu de J. de Pestels)
  • 1624 : Caurbounat
  • 1625 : Carbounat (état civil)
  • 1671 : Carbonnat (nommé au prince de Monaco)

Description[modifier | modifier le code]

L'édifice a été reconstruit sur les ruines de l'ancien château au XXe siècle.

Le château, délabré, a subi des modifications aux alentours de 1905, sous l'influence de la Belle époque.

Château avant restauration

Histoire[modifier | modifier le code]

Carbonnat était une terre dépendant de la seigneurie de Conros. Astorg d'Orlhac l'engagea en 1232 auprès de Géraud d'Auzolles, bourgeois d'Aurillac.

Les terres environnantes furent vendues en 1308 à un riche bourgeois d'Aurillac, Géraud de Pouzols. C'est un de ses descendants, un autre Géraud de Pouzols, qui acheta des rentes de Delphine de La Tour, dame de Conros, et qui fit construire le premier château[3].

D'autres avançent que le château était habité par Géraud de Pouzols dès 1295[4] .

Son fils Louis épousa Jeanne de Mont-Jou et fut père d'Antoine; celui fut ennobli, et testa en 1464.

En 1569, le sire de Carbonnat fut commissionné par le gouverneur d'Auvergne, Monsieur de Saint-Hérem, pour arrêter les entreprises des huguenots sur les villes de places fortes du pays, et les conserver à l'obéissance du roi, notamment en défendant le château de Carlat[4].

En 1577, il y eut, près de Carbonnat, un combat entre les catholiques et les huguenots, dans lequel fut tué Louis de Brezons. Celui-ci se solda par la retraite des huguenots[5].

La famille de Pouzols portait comme arme "D'azur, au lion rampant d'or, au chef cousu de gueules, chargé d'une fleur de lys d'or accosté de deux coquiles d'argent."

Claude de Pouzols, seigneur de Carbonat avait des dettes ; dès le , il cédait à Antoine de Passefons, conseiller au présidial d'Aurillac, tous ses droits féodaux sur le village de Gazars et La Sabatonnie (archive privée) ; la terre de Carbonat fut vendue sur décret en 1657, et adjugé à Charles de Montvallat, qui subroja en 1666 Henri de Saint-Martial, baron de Conros. Ce dernier le revendit en 1673 à Guy de Passefons, conseiller à la Cour des aides de Montauban.

La famille de Passefons, devenue Passefons de Carbonat, a possédé le château pendant plus de 200 ans, jusqu'à la fin du XIXe siècle.

  • Guy de Passefons (1637-1701), fils de Pierre Passefons, hôtelier à Aurillac, et de Jeanne Sauvelle, fut conseiller au présidial d'Aurillac, puis à la Cour des aides de Montauban, puis subdélégué de l'Intendant d'Auvergne, achète Carbonnat en 1673; son fils aîné Joseph Passefons (1670-1726), conseiller au Présidial d'Aurillac, est condamné le à 2 000 livres d'amende pour usurpation de noblesse; un de ses petits-fils :
  • Pierre Passefons de Carbonnat (1720-1781), a été premier consul d'Aurillac. Une de ses filles, Marie-Françoise de Passefons de Carbonat a épousé en 1773 à Aurillac Jean-Baptiste Bô, docteur en médecine, futur conventionnel; un de ses fils :
  • François Passefons de Carbonnat (1741-1814) est signataire de l'adresse à Louis XVIII, Roi de France et de Navarre, imprimé à Aurillac.

Carbonnat était, avant 1789, régi par le droit écrit. Siège d'une justice moyenne et basse, il ressort au bailliage d'Aurillac[2].

En 1930, Il est décrit comme "embelli, crépi et défiguré"[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frézard, Aristide. Rédacteur Frézard, Stanislas. Directeur de publication Association des officiers des eaux et forêts (France). Auteur du texte, Revue des eaux et forêts : économie forestière, reboisement... / dir. : S. Frézard ; réd. en chef : A. Frézard, (Paris), (OCLC 1178401100, lire en ligne).
  2. a et b Ame, Émile, Dictionnaire topographique du département du Cantal : comprenant les noms de lieu anciens et ... modernes (classic reprint)., FORGOTTEN Books, (ISBN 0-243-55138-X et 978-0-243-55138-5, OCLC 986890217, lire en ligne)
  3. Louis de Ribier, Recherches sur la Noblesse d'Auvergne.
  4. a b et c Ribier, Louis de, 1876-1936. et Impr. GIE Lorisse numérique), Vieilles églises et vieux châteaux de la Haute-Auvergne : histoires et légendes, Le Livre d'histoire, dl 2017 (ISBN 978-2-7586-0982-7 et 2-7586-0982-7, OCLC 1022917367, lire en ligne)
  5. Imberdis, André 1810-1876 Verfasser, Histoire des guerres religieuses en Auvergne (OCLC 1141246733, lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]