Château de Cambous

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Château de Cambous
Image illustrative de l’article Château de Cambous
Période ou style Classique languedocien
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Antoine de Cambous
Destination initiale Demeure seigneuriale
Propriétaire actuel Propriété privée
Destination actuelle Organisation d'évènements
Hébergement touristique
Protection  Inscrit MH (1983, façades et toitures)
Logo monument historique Classé MH (1983, porte d'entrée et intérieurs)
Coordonnées 43° 45′ 15″ nord, 3° 43′ 32″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Languedoc
Région française Occitanie
Département Département de l'Hérault
Commune Viols-en-Laval

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Cambous

Géolocalisation sur la carte : Hérault

(Voir situation sur carte : Hérault)
Château de Cambous

Le château de Cambous est un édifice de style classique des XVIe et XVIIe siècles, protégé au titre des monuments historiques.

Il se situe à Viols-en-Laval dans le département de l'Hérault.

Historique[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion, Antoine de Cambous est un partisan catholique des plus engagés. En 1584, lors des engagements autour du château de Montferrand, il reprend la forteresse aux protestants. Ce fait d'armes lui vaut les félicitations du roi qui lui accorde le fief de Montferrand et le récompense de sa faveur[1].

La générosité royale permet à Antoine de reconstruire, non loin, son château familial de Cambous et de commencer à en faire le centre d'un domaine qui, trois siècles plus tard, comptera près de 24 km2 d'étendue.

Le fils aîné d'Antoine de Cambous n'ayant pas d'héritier, le domaine passe à sa sœur Marguerite, mariée à Jean de Ratte, fils du viguier de Gignac.

La famille de Ratte combat elle-même le parti huguenot. Sous sa tutelle, le château de Cambous devient un haut-lieu du militantisme catholique[2].

C’est après le mariage avec de Larret de Rigot de Cambous, que Jean Joseph de Jullien de Vinezac (oncle de Joseph-Xavier de Jullien de Vinezac) acquiert le château. Celui-ci sera cédé au Comte Louis François de Vögue après son mariage avec la dernière descendante de la branche Jullien de Vinezac : Gabrielle de Jullien, au début XIXe siècle.

En 1889, l'immense domaine est acheté 600 000 francs par Marie Elisabeth Alexandrine Berthier, princesse de Wagram (1849-1932), épouse d’Étienne Guy, marquis de Turenne d’Aynac. La marquise accumulant les dettes[3], elle se voit contrainte, après jugement du Tribunal civil de Montpellier le , à une vente aux enchères[4].

Par acte du , le député Pierre Leroy-Beaulieu[5], d'une famille normande installée en Languedoc (les Leroy-Beaulieu possèdent, entre autres, le château de Cazilhac au Bousquet-d'Orb), se rend acquéreur de Cambous pour la somme de 480 000 francs[4].

À cette occasion, la description détaillée des terrains (colligée par l'historien Christian Pioch[4]) permet d'apprécier l'étendue du domaine, un des plus importants du Languedoc :

Emplacement du terrain Superficie
Argelliers 392 ha 48 a
Cazevieille 62 ha 90 aca
Les Matelles 72 ha 26 a
Mas-de-Londres 50 ha 53 a 56 ca
Murles 62 ha 08 a 90 ca
Viols-en-Laval 1 390 ha 10 a 44 ca
Viols-le-Fort 141 ha 48 a
Total 2 397 ha 45 a 79 ca

Protection[modifier | modifier le code]

La porte d'entrée sur façade ouest, la double porte intérieure, l'escalier, y compris la porte d'accès de la grande salle du premier étage, la grande salle avec sa cheminée et son plafond peint, la cheminée de la chambre voisine font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [6].

Les façades et toitures font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Arnal, Le château de Montferrand, in Saint Mathieu de Tréviers - Cinquante mille ans d’histoire, Comité de développement du Pic Saint Loup, 1986 lire en ligne (page consultée le 10 février 2011)
  2. Gérard Cholvy, Histoire de Montpellier, Privat, Toulouse, 2001 (ISBN 978-2708983250)
  3. Le montant des dettes de la marquise de Turenne finit par s'élever à un million de francs-or : 300 000 francs-or dus à la compagnie Séquanaise-Capitalisation en 1910 et 700 000 francs-or dus à une vingtaine d'autres créanciers en 1912.
  4. a b et c Christian Pioch, Le château de Cambous et son domaine agricole en 1914, extrait d'une histoire du château de Combous (à paraître) lire en ligne (page consultée le 10 février 2011)
  5. « château de Cambous », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (page consultée le 6 septembre 2012)
  6. a et b Notice no PA00103762, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]