Château de Brousse

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Château de Brousse
Image illustrative de l’article Château de Brousse
Période ou style Médiéval
Type Château-fort de relief
Propriétaire actuel Commune de Brousse-le-Château
Protection Logo monument historique Classé MH (1943)[1]
Coordonnées 43° 59′ 48″ nord, 2° 37′ 30″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Rouergue
Région Occitanie
Département Aveyron
Commune Brousse-le-Château

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Château de Brousse

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Château de Brousse

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Château de Brousse

Le château de Brousse, est un ancien château fort du Xe siècle, remanié au XVIe siècle et restauré au XIXe siècle, qui se dresse sur la commune de Brousse-le-Château dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 2 mars 1943[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Brousse est situé dans le département français de l'Aveyron sur la commune de Brousse-le-Château, bâti sur un éperon au confluent du Tarn et de l’Alrance.

Histoire[modifier | modifier le code]

Scène d'intérieur
Le Tarn vu depuis la terrasse du château.

Édifié pour garder le passage du Tarn, le château est cité pour la première fois en 935. Plusieurs familles s’y succèdent.

Rouergue (comtes de Rouergue)
Millau (comtes de Rodez)
  • Richard ( - 1135), qui reçoit du précédent une partie du Rouergue.
  • Hugues Ier (vers 1090 – 1159), fils du précédent, marié vers 1130 à Ermengarde de Creyssels.
  • Hugues II (vers 1135 – 1208), fils des précédents, marié vers 1154 à Agnès d’Auvergne.
Arpajon

Cette famille possèdera la seigneurie de Brousse pendant cinq siècles.

  • Bernard II (vers 1170 - vers 1230), cousin du précédent, marié en 1205 à Raymonde de Barasc, dame de Montbrun. Il hérite de Brousse en 1204.
  • Bernard III (vers 1205 - 1265), fils des précédents, marié à Mirabilie de Cénaret.
  • Hugues Ier (vers 1235 - vers 1298), fils des précédents, marié à Bérengère de Sévérac.
  • Bérenger Ier (vers 1270 - après 1321), fils des précédents, marié en 1307 à Raimbaude de Châteauneuf-Randon du Tournel.
  • Hugues II (vers 1310 - après 1346), fils des précédents, marié vers 1325 à Hélène de Lautrec-Montfa.
  • Jean Ier, fils des précédents, marié successivement à Jeanne de Morlhon-Sanvensa puis Hélène de Châteauneuf. Il enlève celle qui deviendra sa seconde épouse alors qu’elle n’a que six ans. Une expédition, menée en 1348 par Géraud de la Barre à la demande du roi, permet de la libérer. Le château est assiégé et en partie brûlé. Jean épousera néanmoins Hélène quelques années plus tard.
  • Béranger II, (vers 1330 - après 1370), frère du précédent, marié en 1361 à Delphine de Roquefeuil-Nant.
  • Hugues III (vers 1360 - 1437), fils des précédents, marié en 1385 à Jeanne, dame de Sévérac.
En 1404, le connétable Bernard VII d'Armagnac, obsédé par l’extinction de la branche cadette de sa famille, fait enfermer dans la Tour du Prisonnier, son neveu Jean, vicomte d’Armagnac, à qui on brûle les yeux avec un bassin ardent et qui mourra oublié dans cette prison.
  • Jean II (vers 1386 - après 1460), fils des précédents, marié en 1453 à Blanche de Chauvigny.
  • Guy ( - après 1507), fils des précédents, marié vers 1468 à Marie d'Aubusson.
  • Jean (vers 1470 - ), fils des précédents, marié en 1493 à Anne de Bourbon, dame de Mirebeau.
  • René ( - vers 1542), fils des précédent, marié en 1528 à Géraude du Prat.
  • Antoine ( - 1562), fils des précédents, marié en 1541 à Marguerite de Lévis-Quélus, dame de Villeneuve-la-Crémade.
  • Laurent ( - 1580), fils des précédents.
  • Charles, oncle du précédent, marié en 1573 à Françoise de Montal.
  • Samuel ( - après 1621), fils puîné des précédents, marié en 1597 à Éléonore de Combret de Broquiès.

Charles Jacob, fils des précédents, marié en 1634 à Rose Françoise d'Arpajon, sa cousine germaine ; sans descendance mâle.

  • Louis (1589 - 1679), oncle du précédent, marié en secondes noces en 1659 à Catherine Henriette d'Harcourt.
  • Catherine Françoise (1661 - 1716), fille des précédents.
Grandsaignes
  • En 1700, Gilles de Grandsaignes ( - 1724), secrétaire du roi, achète le château à la précédente.
  • Étienne, frère du précédent, secrétaire du roi.
  • Louis-Gilles, fils du précédent, secrétaire du roi.
Peyrot de Valhausy (ou Vailhausy)
  • Avant la Révolution, Jean-François Peyrot de Valhausy (vers 1742 - 1794) conseiller à la cour du parlement de Toulouse, marié en 1784 à Marie Gabrielle de Barbeyrac de Saint-Maurice, acquiert le bien. Le 6 juillet 1794, il est condamné à la guillotine par le tribunal révolutionnaire de Paris.
  • Caroline de Peyrot, leur fille ainée, hérite du château.
Delauro
  • Époux de Caroline de Peyrot, Joseph Delauro (1778-1846), député de Rodez de 1815 à 1816 et de 1820 à 1831, vend le château en 1839 à la commune de Brousse-le-Château.
Époque contemporaine
  • À partir de 1963, une association, la Vallée de l’Amitié, effectue des restaurations.
  • De nos jours, le château est géré par le foyer rural de la commune, qui y réalise des expositions temporaires.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Rouergue : de gueules à un léopard lionné d'or
  • Arpajon : de gueule à la harpe d'or
  • Grandsaignes : d'azur, au bras d'argent posé eu fasce arraché de gueules

Description[modifier | modifier le code]

  • Les remparts occupent la plate-forme allongée qui couronne l’éperon rocheux dominant le village. Du côté du village, la muraille, flanquée de tours (on en comptait six), est percée d’une porte qui s’ouvre sur un passage voûté pratiqué dans le roc. Une petite montée mène à la cour intérieure. Les courtines datent du XVe siècle.
  • Quelques tours méritent d’être citées :
    • la Tour du Prisonnier ;
    • la Tour de la Princesse ;
    • la Tour Picarde, dont il ne reste que les fondations et qui fut la plus haute du Rouergue (45 mètres) ;
    • la tour à gorge ouverte, qui défend la pointe nord ouest.
  • Le logis seigneurial, de forme carrée, est situé à la pointe sud est de l’éperon. Du côté du Tarn, il est couronné de mâchicoulis. Des éléments de confort sont apportés à la Renaissance. Au XVIIe siècle, on construit l’escalier d’honneur ; de larges ouvertures sont pratiquées au XVIIIe siècle.
  • Dans le jardin aménagé, se côtoient simples et rosiers anciens.

Le château est inscrit au titre des monuments historiques le 13 mai 1937. Cet arrêté de protection sera annulé pour permettre une nouvelle protection. Il est ouvert à la visite.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, Rodez, 1853.
  • Baron de Gaujal, Études historiques sur le Rouergue, Paris, 1859.
  • Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron : Bibliographies aveyronnaises, Rodez, 1866.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]