Château de Bainville-aux-Miroirs

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Château de Bainville-aux-Miroirs
Image illustrative de l'article Château de Bainville-aux-Miroirs
Donjon du château de Bainville-aux-Miroirs (octobre 2009)
Période ou style Moyen Âge
Type Château
Architecte Inconnu
Début construction XIIIe
Fin construction entre 1425 et 1450 (remaniement)
Propriétaire initial Comté de Vaudémont
Destination initiale Château fort
Propriétaire actuel Inconnu
Destination actuelle Ruines
Protection Logo des sites naturels français Site classé (1936, parcelle et ruines du château)
Coordonnées 48° 26′ 17″ nord, 6° 16′ 39″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Blason Lorraine.svg Duché de Lorraine
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Bainville-aux-Miroirs

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

(Voir situation sur carte : Meurthe-et-Moselle)
Château de Bainville-aux-Miroirs

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Bainville-aux-Miroirs

Le château de Bainville-aux-Miroirs est un château fort médiéval situé à Bainville-aux-Miroirs, dans l'actuel département de Meurthe-et-Moselle.

Origines[modifier | modifier le code]

Le parement du donjon en moyen appareil (en bas, réfection récente)

Le château médiéval de Bainville-aux-Miroirs a été construit avant 1263 par le comte Henri Ier de Vaudémont. La date de 1261, qui correspond à des conflits entre d'une part le comte de Vaudémont et d'autre part le duc de Lorraine et l'évêque de Metz, constitue une éventualité.

Des analyses au carbone 14 réalisées en 2007[2] sur le liant de la structure du donjon (même si le terme « donjon » n'était pas utilisé dans cette région) révèlent que sa construction est beaucoup plus récente ; elle se situe dans le deuxième quart du XVe siècle, soit peu de temps avant sa destruction.

Il est actuellement impossible de déterminer si seul le donjon ou si tout le château a été remanié à cette occasion.

Une alliance des Vaudémont inacceptable pour le duché de Lorraine entraîne une expédition punitive dans tout le comté. La forteresse de Vaudémont elle-même est assiégée et prise tout comme Vézelize. C'est à cette occasion que les troupes lorraines ruinent l'ouvrage en 1468.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château, construit à proximité d'une église romane et d'un prieuré qui lui sont antérieurs, est à l'écart du village actuel de Bainville-aux-Miroirs. La seigneurie et le prieuré étaient mitoyens. Les archives départementales conservent les traces de conflits entre les deux entités. Les litiges étaient réglés par les instances supérieures, le comte de Vaudémont et l'évêque.

Il occupe la partie septentrionale d'un éperon rocheux dominant la Moselle à laquelle il fait face, cette situation favorise à la fois la défense et l'observation des environs.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le donjon flanquait l'extrémité sud-ouest du château, il dessine un plan ovoïde de 26 sur 21,5 mètres. L'épaisseur de ses maçonneries comprise entre 5 et 8 mètres est considérable. Sa hauteur, aujourd'hui réduite à 26 mètres, avoisinait les 30 mètres. Il constitue donc à lui seul un ensemble imposant.

Le château ne se résumait pas à ce seul donjon, même si le manque de vestiges tangibles et l'absence de sondages archéologiques (situation à la fin de 2009) ne permettent pas de reconstituer totalement le tracé de l'enceinte. Les restes d'une courtine à l'est du site et l'absence de tout vestige au nord suggèrent la présence d'une basse-cour. En tout état de cause, la partie sommitale de l'éperon devait être singulièrement encombrée et intriquée par ce triple voisinage (forteresse, église et prieuré) pas toujours paisible. Il est manifeste que les vestiges actuellement visibles émergent de la masse des débris de l'ensemble qui débordent et masquent l'implantation au sol.

État actuel[modifier | modifier le code]

Le dispositif de défense de l'entrée du donjon : un assommoir et une herse

Le château est actuellement à l'état de ruine.

La base du donjon qui présentait un enlèvement de matière important a été confortée par des travaux récents.

Subsistent essentiellement un mur de soutènement qui portait une courtine et les restes d'un imposant donjon, en particulier, une aiguille de pierre de 26 mètres de hauteur. On peut y voir, à quelques mètres de son faîte, la naissance d'une croisée d'ogives appartenant à une salle du troisième étage. Il y a sous cette aiguille une petite salle dont l'accès est aujourd'hui comblé.

Une remarquable et vaste salle voûtée, en enfilade du vestibule, est visible ainsi qu'une partie du dispositif de défense de l'entrée du donjon : la porte d'entrée est suivie d'une herse protégée par un assommoir dont la cheminée est toujours haute de plusieurs mètres.

La herse et l'assommoir donnent directement sur un très petit vestibule parfaitement hexagonal. Au sol du vestibule, juste avant l'accès à la salle voutée, à droite, quand on tourne le dos à l'entrée principale, il subsiste les premières marches d'un escalier en colimaçon qui desservait trois portes surélevées à des niveaux différents. Ce vestibule hexagonal forme aujourd'hui une sorte de puits de plusieurs mètres de haut. Dans ses parois on peut distinguer des emplacements d'éléments en bois ( Poutres, ... ).

Les abords de la tour en ruine étant dangereux et le risque de chute de pierres existant, le site est interdit au public (périmètre de sécurité).

Le site est protégé en tant que Logo des sites naturels français Site classé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Gérard Giuliato, Châteaux et villes fortes du comté de Vaudémont en Lorraine médiévale, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2008, p. 25, (ISBN 978-2-86480-954-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]