Château de Bailleul

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Château de Bailleul
Image illustrative de l’article Château de Bailleul
Période ou style Renaissance italienne
Type château
Début construction 1543
Propriétaire initial Bertrand de Bailleul
Destination initiale demeure de plaisance
Propriétaire actuel RBD
Destination actuelle Demeure familiale
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2005, Domaine)
Logo monument historique Classé MH (2010, Château)
Coordonnées 49° 40′ 27″ nord, 0° 27′ 00″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province Normandie
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Angerville-Bailleul
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Bailleul
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Château de Bailleul

Le château de Bailleul est un château renaissance situé à Angerville-Bailleul, en Seine-Maritime (Normandie). Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]. Le domaine, avec l'ensemble de la clôture et du bâti, les sols et plantations, ainsi que la grande perspective, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bertrand de Bailleul (voir Famille de Bailleul (Pays de Caux)) hérite de la terre d'Angerville en 1543, et y accole son nom, Bailleul, d'où le nom d'Angerville-Bailleul. Il y fait construire un château de style Renaissance italienne, insolite en Pays de Caux.

La reine Marie Stuart aurait fait escale à Bailleul en 1561, lors de son retour d'Écosse.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château, sa chapelle et son jardin aromatique
Dessus-de-porte sculpté aux armes des Bailleul

Entièrement construit en pierre, sur un large socle taluté, le corps de logis de plan carré est cantonné de quatre pavillons quandrangulaires, fortement saillants, dont les hauts toits sont surmontés de quatre statues symbolisant les quatre vertus cardinales. Les façades latérales sont percées de rares et petites ouvertures, et comportent chacune une loggia permettant l'accès d'un pavillon à l'autre. La sobriété des façades latérales contrastent avec la richesse architecturale des deux autres façades, ornées de sculptures représentant les armoiries des marquis de Bailleul.

L'intérieur du château, non ouvert à la visite, contient des détails architecturaux insolites en France, et typique de la Renaissance italienne, avec des plafonds en ogives et d'un escalier à double-révolution.

Le parc[modifier | modifier le code]

Le parc du château n’est pas ouvert à la visite. Il demeure privé. La perspective du château se déploie sur plus d'un kilomètre.

Il y a dans le parc des grand buissons d'hortensias qui cachent des longues plaques de béton. Durant l'occupation, la Marquise de Bailleul (née Isabella Buccio della Conca) avait été relogée dans la maison des gardiens par les nazis qui s'étaient installés au château. Un jour elle a vu des ouvriers creuser de longs fossés dans le parc. C'était des Italiens avec lesquels elle a pu parler dans sa langue natale. Ils lui ont dit que les Allemands allaient envoyer de sortes de fusées vers l'Angleterre. Affolée à l'idée que les Alliés pourraient bombarder le parc et le château, elle s'est renseignée sur ces fusées, notamment sur la possibilité de les empêcher de décoller. On lui a dit qu'elles avaient un système magnétique et que de la ferraille pourrait perturber, voire empêcher un décollage. Elle a alors payé une fortune les ouvriers pour qu'ils enfouissent de la ferraille dans le béton fraîchement coulé. De cette façon aucun V 1 ou V 2 n'a pu décoller du parc du château de Bailleul. La Résistance l'a su et le château n'a jamais été inquiété. Après la guerre son époux a voulu faire retirer ces énormes rampes de lancement mais on lui a dit qu'il faudrait les faire exploser et que ça endommagerait le bâtiment. La marquise a donc décidé de faire planter des haies d'hortensias le long de ces rampes de béton pour les cacher. (Anecdote qui m'a été racontée par la marquise de Bailleul lors d'un séjour au château en 1973)

Les communs[modifier | modifier le code]

Les bâtiments du parc, comme la remise aux attelages et la grange dîmière, comportent d'exceptionnelles sculptures et dentelles de bois.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Château de d'Angerville-Bailleul. XVIe siècle, dans Claude Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France du XVe au XVIIIe siècle, A. Morel libraire éditeur, Paris, 1867, tome 3, p. 43-55 et planches

Articles connexes[modifier | modifier le code]