Château de Bagnac

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Château de Bagnac
Image illustrative de l’article Château de Bagnac
Début construction XIXe siècle
Propriétaire actuel Salvaing de Boissieu
Protection  Inscrit MH (1975)
Coordonnées 46° 09′ 07″ nord, 0° 58′ 13″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Limousin
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Commune Saint-Bonnet-de-Bellac

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

(Voir situation sur carte : Haute-Vienne)
Château de Bagnac

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Bagnac

Le château de Bagnac est un château situé sur la commune de Saint-Bonnet-de-Bellac dans la Haute-Vienne. Ce monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le château actuel a été bâti par le marquis (Antony 1826-1892) et la marquise de Saint-Martin de Bagnac (fervents royalistes légitimistes) sur l'emplacement de l'ancien château du XVe siècle détruit pendant les guerres de religion (dans ce château naquit Pierre de Bagnac en 1330, grand cardinal qui fut célébré à Rome). La seule partie du château qui date du XIVe siècle est la grosse tour d'angle, coiffée d'une toiture à très forte pente lors de la reconstruction du château.

Notons que ce château fut reconstruit entièrement, au départ, le marquis et la marquise n'avaient que l'intention de le restaurer. Cependant après 1875 ce qui semblait être une restauration se transforma en une reconstruction après. Le chantier dura plus de 25 ans et les Bagnac engloutirent des sommes folles dans ce projet.

Les travaux du château ont débuté en 1858; interrompus pendant la guerre de 1870, ils ont repris en 1875. Tous les plans, dessins de boiseries, ferronneries, sculptures sur pierre ont été réalisés par le marquis et la marquise en personne sur des plans inspirés de Viollet-le-duc mais non dessinés personnellement par l'architecte. Le château est de style néo-gothique.

Cet édifice fut construit pour réaffirmer une identité, la présence d'un passé glorieux mis à mal par le passage de la Révolution. Les époux sachant qu'ils n'auraient pas d'enfants, avaient décidé de léguer ce château au « comte de Chambord », prétendant au trône de France. Celui-ci étant mort trop tôt, le château échut au baron Guy de Salvaing de Boissieu. En 1911 un commandant Laugaudin le mentionne comme résidence dans un almanach de l'époque. Il est en fait le locataire du baron de Boissieu, héritier du château après la mort de la marquise Elise de Préaulx de Bagnac en 1902.

À l'intérieur, on peut remarquer deux très belles cheminées édifiées à partir de miniatures en terre cuite réalisées par la marquise vers 1880 :

  • l'une dans le "grand salon", sculptée en pierre blanche représente saint Martin offrant la moitié de son manteau à un malheureux.

Au-dessus de ce salon, le marquis et la marquise avaient prévu une chambre destinée au « comte de Chambord ». Un balcon donnait depuis sa chambre dans la chapelle afin qu'il puisse assister à la messe. Mais le « comte de Chambord » ne vint jamais à Bagnac.

  • la deuxième, située dans la salle dite de billard représente le combat de Lussac-les-châteaux, 1369, où le chevalier de Saint-Martin, ancêtre des Bagnac tua de sa main le célèbre général anglais Jean Chandos. Ce sujet en pierre blanche, relevé par des colonnes, traverses, encadrement de granit admirablement sculpté donne à cette cheminée un aspect grandiose et monumental.

Dans le château on peut aussi voir la chapelle (construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle) qui était surmontée d'une flèche. Cette chapelle est dédiée au Sacré-Cœur, à Notre-Dame des sept Douleurs et bien sûr à saint Martin de Tours dont on peut par chance encore observer le patronage sur un vitrail resté par miracle intact. Au-dessus de cette chapelle se trouvait une salle des archives voutée comme la chapelle.

façade ouest

En plus de la chapelle on peut observer la plus haute tour du château dite "la guette". On raconte que depuis son sommet, on peut voir Bellac (Hypothèse non vérifiée à ce jour, les escaliers permettant de la gravir ayant été détruits par souci de prudence). Cette tour dit-on fut construite si haute pour que le jour de la restauration d'un roi sur le trône de France, le drapeau blanc puisse être hissé le plus haut possible dans le ciel.

Enfin, on peut observer un magnifique escalier (situé derrière la plus grosse tour qui est aussi le donjon primitif de l'ancien château) dont la voûte s'effrite peu à peu sous l'effet du temps.

Enfin, nous noterons que le paysagiste du jardin du château de Bagnac était le célèbre comte de Choulot qui réalisa aussi dans la région les jardins de M. Leplay au château du Vigen. Le jardin de Bagnac a disparu lui aussi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Le château de Bagnac sur chateau-fort-manoir-chateau.eu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]